Par
Marine Deffrennes
- Publié le 12 janvier 2011
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Et si votre entreprise vous aidait à arrêter de fumer ?
Et si votre entreprise vous aidait à arrêter de fumer ?
Fumeuses, fumeurs, en ce mois de bonnes résolutions, vos proches vous ont forcément mis cet opus sous le nez avec son titre horripilant : « La méthode simple pour en finir avec la cigarette » (Pocket Evolution). L’aimable confession du fumeur repenti Allen Carr, décédé en 2006 d’un cancer du poumon –pour lui il était manifestement trop tard-, s’est vendue à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde. Un fumeur sur deux parviendrait à s’arrêter après la lecture du livre magique… « Un sur deux, c’est seulement la moitié », pense le fumeur, enclin à voir le verre à moitié vide quand il s’agit de dire adieu à sa blonde. Mais Allen Carr avait plus d’un tour dans son paquet. Sa fortune posthume, il la doit aussi aux programmes proposés aux entreprises, qui affichent des taux de réussite effrontément élevés : 12 mois après une séance unique de 4 heures, un peu plus de 60% des participants seraient toujours non fumeurs. « Les programmes de coaching en milieu professionnel représentent 70% de notre activité », explique Erick Serre, président de la société Allen Carr France, « les entreprises ont un souci avec les salariés fumeurs, mais personne ne peut les obliger à s’arrêter, il faut leur en donner les moyens».
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La pause clope en question
Car dans les entreprises, les cinq minutes de pause cigarette commencent à en irriter plus d’un. Selon Erick Serre, c’est en moyenne 1h30 de travail par jour qui part en fumée pour chaque employé dépendant au tabac, « et à cette moindre productivité, il faut ajouter le coût pour l’entreprise quand on fait la somme des arrêts maladie plus fréquents, et, à plus long-terme, les pathologies graves voire les décès. » Et du côté de l’ambiance, le groupe agglutiné en bas de l’immeuble ne fait pas toujours l’unanimité : « certaines entreprises estiment que les fumeurs dégradent leur image et se montrent de plus en plus rigides », explique Joseph Osman, directeur de l’Office Français de prévention du Tabagisme (OFT). Ainsi l’interdiction de fumer « dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail », en vigueur depuis le 1er février 2007, s’est muée, pour certaines sociétés, en un bannissement total de la cigarette, jardins, parkings et terrasses compris. Alors pour éviter la guerre entre les pros et les anti-Marlboro, des responsables des ressources humaines débloquent des budgets pour aider leurs salariés à décrocher.
450 entreprises suivies
Air liquide, BNP Paribas, France Télécom, IBM, Havas, Unilever… En tout, 450 entreprises ont proposé le programme Allen Carr à leurs salariés. Ces séances fondées sur les mécanismes psychologiques du tabagisme représentent un investissement trop lourd pour la plupart des PME : pour chaque session de 12 personnes la généreuse société débourse 1200 Euros, et laisse une participation symbolique de 30 euros aux frais du stagiaire fumeur. « C’est en entreprise que nous obtenons les meilleurs résultats, observe Erick Serre, président d’Allen Carr France, grâce à une émulation positive dans le groupe, certains viennent simplement pour voir ou écouter et arrêtent à la fin de la séance. »
A L’OFT, on prône aussi l’implication de l’entreprise mais la méthode est différente, reposant sur un soutien médicalisé pour soigner la dépendance physique : « l’avantage de ces protocoles c’est que le salarié ne se déplace pas. Des consultations à l’extérieur et pendant les heures de travail en dissuaderaient plus d’un », relève Joseph Osman. Pour lui, l’engagement des entreprises dans la lutte contre le tabac représente un geste citoyen et rentable : « Notre mission est de convaincre les dirigeants qu’un seul fumeur de moins, c’est un plus pour l’avenir de toute l’entreprise. » A bon entendeur.
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Selon Erick Serre, c’est en moyenne 1h30 de travail par jour qui part en fumée pour chaque employé dépendant au tabac, « et à cette moindre productivité, il faut ajouter le coût pour l’entreprise quand on fait la somme des arrêts maladie plus fréquents, et, à plus long-terme, les pathologies graves voire les décès. » L'argument de vente qui voudrait qu'un fumeur soit moins productif qu'un non-fumeur n'est valorisant ni pour le premier ni pour le seconde. Ce n'est pas ainsi qu'il peut séduire les fumeurs "hors-la-loi". A défaut, cela peut semer la zizanie. Et les machines, ça fume?
Selon Erick Serre, c’est en moyenne 1h30 de travail par jour qui part en fumée pour chaque employé dépendant au tabac, « et à cette moindre productivité, il faut ajouter le coût pour l’entreprise quand on fait la somme des arrêts maladie plus fréquents, et, à plus long-terme, les pathologies graves voire les décès. » L'argument de vente qui voudrait qu'un fumeur soit moins productif qu'un non-fumeur n'est valorisant ni pour le premier ni pour le seconde. Ce n'est pas ainsi qu'il peut séduire les fumeurs "hors-la-loi". A défaut, cela peut semer la zizanie. Et les machines, ça fume?
L'argument d'Erick Serre visait les entreprises, pas les fumeurs.
Certes, inutile de le souligner. Le propos reste: "Les fumeurs sont moins productifs." C'est tout dire de la mercatique.
Dans le CHR ou je travail, on peut être suivi gratuitement par des tabacologues, de plus en plus de monde font appel à eux par ailleurs
Ce serait bien aussi que les entreprises aides les gens.
chez nous on nous a interdit de fumer ou alors fait des petite reflexion du coup beaucoup de personne se sont mis a a voir arreter la cigarete c est pas plus mal
je suis fumeuse , et je ne fume pas dans mon travail ,,,
je ne sais pas si beaucoup d'entreprise voudrait aller dans le sens de cette démarche
je suis dans une entreprise sans tabac et j'en suis vraiment fière , on organise bcp de compagne pour aider les gens à arreter .
Je fumais au travail mais à l'extérieur et ne suis pas persuadée que cela soit la priorité des entreprises!