Par
Marie-Laure Makouke
- Publié le 22 mars 2011
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Le printemps est là… les allergies aussi !
400 millions d'allergiques dans le monde
Pour plusieurs millions de Français, le retour des beaux jours est synonyme de cauchemar ! Et pour cause, c’est la saison des allergies respiratoires. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ces dernières figurent au quatrième rang des maladies chroniques dans le monde, avec 400 millions de personnes atteintes. Quant au Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), il estime que plus de 20 % de la population française en souffriraient. Un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs décennies. « Depuis 20 ans, l’asthme et les allergies se sont développés de manière impressionnante », constate en effet le médecin allergologue Florence Trébuchon, auteur de « Vaincre l’asthme et les allergies » (Albin Michel).
D'où viennent les allergies ?
Réponse inadaptée du système immunitaire à des composants pourtant inoffensifs de l'environnement, les allergies surviennent à différentes périodes de l’année. « Les allergies dites printanières, sont, elles, consécutives à la pollinisation des graminées, des végétaux présents sur l’ensemble du territoire, détaille le Dr Trébuchon. Les personnes allergiques sont donc incommodées dès les premiers jours du printemps, et ce, jusqu’en mai, juin et juillet. » Communément appelées rhume des foins, ces allergies se manifestent généralement par des rhinites, conjonctivites, salves d’éternuements, nez qui coule, yeux larmoyants, démangeaisons, perte totale ou partielle de l’odorat ou asthme, entre autres.
Ces « épidémies » n’épargnent personne. Nourrissons, enfants, adolescents, adultes et seniors : tous sont désormais logés à la même enseigne. « Pourtant, il y a quelques années, elles concernaient principalement le grand enfant, entre 10 et 25 ans. » Aujourd’hui, les allergiques sont âgés de 5 à 70 ans. Par ailleurs, si pour certains patients les symptômes tendent à régresser au fil des ans, d’autres, moins chanceux, voient au contraire leurs allergies s’aggraver.
La pollution sur le banc des accusés
Parallèlement à l’évolution du public allergique, la fréquence de ces troubles a doublé, au cours des vingt dernières années. Longtemps, c’est l’hérédité qui a été pointée du doigt. Néanmoins, et bien qu'il existe une prédisposition familiale, l'allergie n’est pas une maladie génétique. « Certes, avoir des parents allergiques augmente le risque pour l'enfant de l'être lui aussi, mais cette transmission n’est pas systématique. »
En revanche, plusieurs études ont récemment démontré le rôle de l’environnement dans ce phénomène. « Le risque de développer une allergie augmente avec l’exposition à des polluants, comme les hydrocarbures, précise l’allergologue. Ce qui explique la supériorité du nombre d’allergiques vivant en milieu urbain par rapport à ceux résidant à la campagne. » Un constat que l’Organisation mondiale de la santé avait déjà dressé en 2003. « La pollution de l’air urbain est de plus en plus incriminée comme l’une des causes potentielles de la prévalence du rhume des foins, ou l’un des facteurs déclenchant », indiquait à l’époque l’organisation.
Un traitement efficace
Mais si les personnes souffrant d'allergies saisonnières sont de plus en plus nombreuses, ces dernières sont également de mieux en mieux soignées. En effet, il existe désormais des médicaments efficaces, dont les antihistaminiques font partie. « Toutefois, pour une amélioration visible et durable, il est indispensable que le patient soit très régulier dans la prise de ce traitement », tient à préciser le Dr Trébuchon. Et pour cause, comme la majorité des malades, l’allergique a tendance à interrompre son traitement à la moindre régression de ses symptômes, même s’il lui a été prescrit pour toute la durée de pollinisation. « Or, à chaque interruption, le phénomène inflammatoire reprend de plus belle, pouvant provoquer, à terme, une inefficacité du traitement. »
Par ailleurs, bien que les antihistaminiques permettent de soulager certains symptômes, seule la désensibilisation ou immunothérapie allergénique, peut venir à bout du rhume des foins, en attaquant l’allergie à sa source. Concrètement, il s’agit d’administrer régulièrement au patient l’allergène non-toléré afin que l’organisme s’y habitue peu à peu et développe une tolérance. Peu à peu, les symptômes diminuent jusqu’à disparaître complètement.
Longtemps restée la voie d’administration de référence, les injections sous-cutanées pratiquées chez l’allergologue ont fait place à une désensibilisation par voie sublinguale. « L’immunothérapie repose alors sur la prise quotidienne, chez soi, de quelques gouttes d’allergènes, sous la langue », explique la spécialiste.
Malheureusement, la désensibilisation doit être réalisée trois à quatre mois avant l’exposition aux allergènes. C’est donc trop tard… en tout cas pour cette année.
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et bien voilà, je suis en plein dedans! depuis quelques jours ça me reprend
Le plus pénible est que parfois une pluie arrange tout et il ne pleut pas.
Il y a de plus en plus de gens qui souffrent d'allergies du au pollen et lorsqu'il y a beaucoup de vent cela ne les arrangent pas du tout
Dès que le froid va parrtiret que la nature vase réveiller ce sera le moment des allergies, mais il est certain que j'en fait moins depuis que je ne fume plus c'est déjà ça de gagné.