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La rédaction
- Publié le 1 octobre 2010
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Voyage au cœur de la naissance avec Myriam Szejer
Le baby-blues n'est pas le fruit du hasard
© La Naissance : histoire, cultures et pra
TF : Pourquoi avoir écrit ce livre ? A qui s’adresse-t-il ?
Myriam Szejer : Cette aventure est le résultat d’un constat. Il existait beaucoup de livres sur la naissance, mais il s’agissait de manuels très techniques ou de guides. Aucun ouvrage pluridisciplinaire se rapportant à cet évènement n’avait encore été publié. Pourtant, il existait une encyclopédie de la mort. Sur ce modèle, nous avons donc décidé de créer une encyclopédie de la naissance.
Mais bien qu’ayant été rédigé par des professionnels de la santé, La Naissance : histoire, cultures et pratiques d’aujourd’hui est destiné au grand public cultivé, c’est-à-dire toutes les personnes qui s’intéressent aux problématiques et aux enjeux de notre société.
TF : Le livre consacre un chapitre aux rites et rituels étrangers liés à la naissance. Pourquoi ?
M. S. : C’est toujours intéressant d’observer les coutumes dans les autres pays ; d’autant qu’en France, les rituels liés à cet heureux évènement ont complètement disparu. Ils ont été abandonnés au profit de la médecine et de la sécurité des personnes. Pourtant, il me semble nécessaire de restaurer le caractère humain de la naissance. Et pour cause, celle-ci peut parfois sembler bâclée, pas sur le plan individuel mais d’un point de vue social.
Les mères se retrouvent souvent seules face à cet évènement et n’arrivent plus à gérer leurs émotions. Au-delà de cet aspect, elles sont aussi confrontées à des problématiques très pratiques : « Pourquoi le nourrisson se réveille-t-il plusieurs fois par nuit ? », « Comment l’allaiter ou lui faire prendre le bain ? », etc. Ce n’est pas un hasard si l’on dénombre toujours plus de baby-blues chez les jeunes mamans mais aussi chez les papas.
Les bébés non-programmés redoutés
© La Naissance : histoire, cultures et pra
TF : En France, comment pourrait-on faire ressurgir les rituels de la naissance ?
M. S. : Il faut inventer de nouvelles traditions et non en importer, comme on tente de le faire. Je pense notamment au port du bébé en écharpe ou à l’allaitement prolongé. Ce sont des coutumes africaines qui ne me semblent pas adaptées au mode de vie occidental. Nous pourrions créer des groupes d’entraide à l’allaitement par exemple. Ou, pourquoi pas, des associations laïques dans lesquelles on célèbrerait la venue des nouveau-nés ? Bien-sûr, ce ne sont là que des pistes de réflexion…
TF : Dans votre introduction sur les grossesses involontaires, vous écrivez : « la reproduction passe, peut-être plus pour très longtemps, par la voie sexuelle ». Un peu inquiétant comme constat, non ?
TF : Parallèlement, on a le sentiment que la norme est désormais aux « bébés programmés »…
La Naissance : histoire, cultures et pratiques d’aujourd’hui de René Frydman et Myriam Szejer, Albin Michel.
Propos recueillis par Marie-Laure Makouke
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- Il y a 2 min





bel article
ce doit être un très beau livre que je feuilleterais volontiers
ça doit être un livre très interressant et instructif.