Par
Marine Deffrennes
- Publié le 24 janvier 2012
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Harcèlement à l'école : « il ne faut pas banaliser ces violences du quotidien »
Le ministère de l’Education nationale a lancé mardi matin une campagne d’envergure, la première sur le sujet, pour combattre le harcèlement à l’école. Fruit de la réflexion entamée en mai 2011 lors des Assises nationales sur le harcèlement scolaire, cette campagne s’organise autour de trois films diffusés sur le web, un teaser de 20 secondes diffusé sur toutes les chaînes du groupe France Télévisions, un numéro d’appel et un site Internet dédié.
Un enfant sur dix
Le sujet, mis sur le tapis par Luc Chatel il y a un an, a donné lieu à plusieurs enquêtes de victimation, qui ont notamment révélé qu’un enfant sur dix était victime de harcèlement à l’école primaire, et que 6% des collégiens subissaient un harcèlement qualifiable de « sévère ». Derrière le mot « harcèlement », Eric Debarbieux, président de l’Observatoire international contre la violence à l’école, désigne les micro-violences répétées sur les mêmes « boucs-émissaires ». Qu’elles soient verbales, psychologies ou physiques, toutes peuvent avoir de graves conséquences, de la perte de l’estime de soi, à l’échec scolaire, voire à des comportements suicidaires. « Le problème du harcèlement touche à l’aspect humain et au climat de sécurité que nous voulons instaurer dans les établissements. Ce n’est pas parce qu’il a toujours existé qu’il faut le banaliser. C’est une souffrance dont on ne parlait pas, mais qui doit devenir l’affaire de tous », a déclaré M. Debarbieux lors de la conférence de presse. Appuyée par des psychologues et notamment par le pédopsychiatre Marcel Rufo, la campagne veut s’attaquer au phénomène « à la racine », en impliquant les élèves, les profs et les parents.
Trop gros, trop petit…
Kareem Itani, 17 ans, est l’acteur principal de la campagne vidéo « Agir contre le harcèlement à l’école ». Il se sent particulièrement concerné par le sujet, « Pour l’avoir vécu, je sais le mal que ça fait, dit-il, cela peut être physique, mais surtout moral, ce sont des mots qui circulent sur vous, si tu est trop petit, obèse… Il y a quatre ans, il y avait plein de rumeurs sur moi, mais je n’aime pas en parler. Au début c’était moral puis c’est devenu physique, un mec passait à côté de moi et me mettait une petite claque… » Dans les trois films diffusés sur le web, il joue le rôle de celui qui est le témoin des violences et de leurs répercussions sur ses camarades de classe : l’un est devenu le souffre-douleur des grands, l’autre, en surpoids, est la risée de tout le monde depuis qu’une photo de lui a circulé sur Facebook, une fille devient le sujet de toutes les rumeurs parce qu’elle est nouvelle et qu’elle a un petit copain… « Je pense que pour les jeunes ce genre de campagne peut être très utile », nous explique Kareem, « mais ça ne suffit pas, il faut que des discussions soient organisées dans les classes, que la parole s’ajoute aux images ». C’est prévu. Un dispositif de labellisation des établissements « zéro harcèlement » devrait encourager tout le personnel enseignant à expérimenter des programmes contre le harcèlement, et les heures de « vie de classe » pourraient être consacrées à des débats sur le sujet.
Toutes les infos, décryptages et outils
Voir les films de la campagne :
Les claques
Les rumeurs
Les injures
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- Il y a 2 min





Ces vidéos me rappelle quand j'étais au primaire et au collège. J'étais victime d'harcèlement morale. J'ai vue la matinal sur Canal+. Et vous disiez qu'il faudrait que les professeurs réagisse et sanctionne ce gore de comportement des élèves en ver un. Il ce trouve que quand un professeur voulais me soutenir sa empirais la relation avec les autre. Donc je crois pas que c'est la solution. Mais par contre pour que les jeunes qui se font harceler je propose qu'ils prennent contacte avec des personnes à qui c'est déjà arriver comme par exemple moi. Pour ma par en grandissant et en ayant pris du recule avec le scolaire j'ai compris beaucoup de chose sur ce gore de comportement. Si il y as un truck positif dans l'histoire c'est que les gens comme nous se retrouvent en règle générale plus fort dans la société actuel. Ex: ont s'es encaisser les remarque d'un patron. Aude Schmitt.
C'est affreux, à cet age-là il y a déjà des tortionnaires et des victimes sans defenses. Et qu'est ce qu'ils vont devenir dans le futur?
Le harcèlement n'est pas forcément vu de cette façon par ceux qui le font subir, surtout à cet âge là, ce n'est pas à cause de ce genre de comportement qu'il vont finir psychopathes ou quoi que ce soit, ils ne réalisent pas forcément la véritable douleur qu'ils font subir aux autres, mais il arrive parfois que cela détruise quand même le moral des victimes... voir beaucoup plus...
Cette campagne ne sert à rien si derrière les parents n'apprennent pas un minimum de politesse et de respect envers les autres.
le harcellement peut avoir des effets dramatiques et traumatiser un enfant a vie meme a l age adulte il peut rester des traces
Les règles de l'éducation doivent être impérativement transmises aux enfants, auquel cas cette campagne n'aura aucun impact.
je pense que l education doit commencer par etre enseignée dans les famille , lorsque l on voit le menque de respect des enfants envers leurs parent , on peu se dire que certains se sont laisser deborder , le role de l ecole , devrait etre une role d enseignement culturel , et social , , l education nationale ne va pas mettre un policier deriere chaque enfant , le harcelement est un fleau , ma fille a fait uen phobie scolaire a cause de ca , j ai ete obligee de la retirer du systeme en lui faisant faire des courspar correspondance ,, non sans difficultées avec les meandres des lois , mais quand votre enfant a peur ,, on fait tout pour aus cela cesse ,,, sans pour autant que cela engendre la violence ,,,,
Ma fille a été humiliée par son prof de math, et cela a provoqué de la méchanceté de la part de ses camarades.. donc déjà si les ADULTES respectaient les mineurs, cela serait un grand pas pour limiter le harcelement. Ma fille refuse que j'aille faire quoi que ce soit, car elle a peur des représailles de son prof ! en 3ème elle ne peut pas se permettre d'avoir de mauvaises notations pour passer une 2nde dans le lycée de son choix.
Le respect de l'autre, s'intègre dès la naissance lorsque l'on évolue dans un milieu respectueux. Et je ne parle pas du monde des Télétubbies ! L'enfant observe tout petit la manière dont ses parents se parlent, lui parlent et s'adressent aux autres. A méditer.
Je trouve que maintenant les enfants sont d eplus en plus violents mais autant en paroles qu'en gestes et que ec soit envers leurs camarades du m^mee âge qu'envers des grandes personnes. Il y a vraiment des choses à voir de ec côté là de l'éducationcar les parents ont un peu trop laissé faire je pense que ça commence LA.
le harcèlement a toujours plus ou moins existé, mais là cela devient catastrophique au point que certains élèves se donnent la mort, et ce n'est pas un n° de tel qui les aidera
J'espere honnetement que cette compagne puisse etre utile!
Moi aussi j'espère que cette campagne de vidéo pourra être efficace, mais j'ai des doutes!!
complètement d'accord avec "country33". Les enfants sont perpétuellement sur la défensive pour tenter de se préserver tant des camarades (racket en tous genres) que des enseignants (harcèlement ou non respect). Mais que faire quand on sait qu'ils passent les 4/5ème de leur existence à l'école? Le téléphone est aussi une source de conflit dont il y aurait beaucoup à dire.
Ma fille est considérée comme une très bonne élève de 4ème, sérieuse, travailleuse, faisant même preuve d'une certaine maturité (aux dires de ses profs). Cependant, lors de la première réunion parents/professeurs, un mot répété par plusieurs professeurs a "secoué mon bocal". Ce mot : Timidité. Et en fait on me décrit ma fille comme une bonne voire excellente elève mais timide, réservée, ne s'imposant pas assez au sein de la classe. Et là, je me dis qu'il a un pb, ma fille étant le contraire de l'enfant timide et réservée. Je sais que depuis la 6ème, elle se plaint parfois que des élèves l'embêtent ou se moquent d'elle. Mais comme elle avait l'air de gérer, je ne me suis pas inquiétée. Mais, dès la rentrée de cette année, un élève de sa classe a proféré à son encontre des insultes à caractère sexuel. j'ai pris rendez vous avec la CPE du collège et l'affaire paraissait classée. Toutefois, cet élève, toujours accompagné de ses sbires, a continué à harceler ma fille à coups de moqueries, bousculades, la poussant finalement à l'isolement au sein de sa classe (les uns se moquant, les autres n'ayant rien vu et rien entendu...). Je viens donc d'alerter la CPE et comme je tombe en pleine campagne contre le harcèlement scolaire, j'espère que mon action sera positive. Et j'invite tous les parents a ne pas baisser les bras face à ce genre de situation...
Cette campagne arrive à brûle-point, et j'en suis fort heureuse. Fini de faire l'autruche, "rien vu, rien entendu" même pour les accidents scolaires pendant les cours d'éducation physique. Qu'ils soient sous pression, ok, mais sortir de leur bulle ne serait pas mal non plus.Quelques exemples: une enfant de primaire, poussée dans une porte vitrée, c'est elle qui est punie; une élève de collège bousculée par ses camarades, les deux incisives du haut complètement cassées, lèvre ouverte ondit au père "juste un petit incident",avec une élève du même collège, refus d'établir un constat "n'a pas vu" mais que fait l'enseignant autre que regarder ses élèves?
Je n'espère rien du corps enseignant,surtout lorsqu'un professeur de musique prend ses élèves à la caméra pendant les cours, la direction de ce collège est informée, mais minimise, alors qu'il y a déjà eu un fait précédent jugé au tribunal dans ce même collège des AM. La violence se présente sous des formes différentes.
non, il ne faut jamais au grand jamais banaliser ces comportements, sous peine de voir d'autres faits divers se reproduire . . . . ..
les enfants sont très cuels entre eux et ne se privent pas pour s 'en prendre a un enfants trop gros ou trop petit... au collège de mon fils même certains profs sont moqueurs et ne s 'en privent pas!