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Par   -  Publié le 3 décembre 2010
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Au secours, mon enfant ne veut pas dormir !

Le sommeil est un élément majeur de la qualité de vie d’un enfant. Ses perturbations fréquentes et persistantes ne doivent donc, en aucun cas, être négligées. Et pour cause, les répercussions d’un sommeil agité sont importantes aussi bien pour l’enfant que pour les parents.

Au secours, mon enfant ne veut pas dormir !

Au secours, mon enfant ne veut pas dormir !

Les troubles du sommeil affectent près de 30 % des enfants et des adolescents. Se manifestant principalement par des troubles de l’éveil (terreurs nocturnes, somnambulisme) ou de maintien du sommeil (insomnies), ils se répercutent également sur le bon déroulement de leurs journées. Fatigue, irritabilité, troubles de l’humeur, de la mémoire ou de la concentration, accidents à répétition, sont les principales conséquences diurnes des troubles du sommeil. De plus, ces derniers ont également un impact sur le plan scolaire. Selon une étude américaine, les élèves souffrant de troubles du sommeil seraient davantage exposés à l’attribution de mauvaises notes dans des disciplines telles que les mathématiques, la lecture ou l’écriture, qui exigent une concentration accrue. Rien d’étonnant à cela puisque, chez l'enfant, le sommeil favorise des fonctions mentales et psychiques, comme la mémorisation et l'apprentissage. Autant de raisons pour lesquelles les troubles du sommeil dans la petite enfance ne doivent pas être négligés.

Un enfant, un sommeil

Un enfant, un sommeil

Chez l’enfant, il existe autant de sommeils que de stades de développement. Ainsi, à la naissance, le nourrisson dort plus de 12 heures par jour, par cycle de 3 heures environ. Entre la troisième semaine et le troisième mois, le bébé commence à faire ses nuits. Son sommeil devient alors essentiellement nocturne, même si les siestes persistent. Ces dernières vont disparaître entre 4 et 6 ans, tandis que la durée du sommeil diminue à 10 heures. Ce n’est qu’à l’adolescence que le sommeil se stabilise à 8 ou 9 heures par nuit en moyenne. Parallèlement à cette évolution, « le besoin en sommeil varie également d’un enfant à l’autre, dans une tranche d’âge équivalente », indique le docteur Marie-Josèphe Challamel, pédiatre. Les parents de plusieurs enfants peuvent le confirmer : l’un de leurs enfants peut être un couche-tôt, tandis que l’autre est un couche-tard. Ainsi, si un enfant est très en forme le soir, sociable et de bonne humeur, inutile de lui imposer d’aller se coucher trop tôt. Il est préférable de lui proposer une activité dans sa chambre. Au contraire, « l’opposition au coucher est fréquente entre 2 et 4 ans. L’enfant refuse d’aller au lit, crie, pleure et veut rester avec ses parents. Une situation qui peut d’ailleurs dégénérer en phobie du coucher », explique la pédiatre. En outre, au cours de la petite enfance, les parents sont souvent confrontés à des difficultés transitoires du sommeil, consistant en des réveils nocturnes répétés et des difficultés d’endormissement. Elles surviennent chez 25 à 30 % des nourrissons entre 6 et 12 mois, augmentent de fréquence entre 1 et 3 ans (38 %) puis régressent rapidement ensuite (2 %). Parmi les plus fréquentes : les terreurs nocturnes, le somnambulisme et l’insomnie.

Des troubles variés

Des troubles variés

Les terreurs nocturnes constituent les plus impressionnants troubles du sommeil. « Impossible de passer à côté. Les manifestations de l’enfant alarment toute la maison et rien ne semble l’aider. Il hurle, s’agite dans son lit, parcourt la maison, prend des risques s’il est déjà grand, détaille le docteur Challamel. Au bout d’une vingtaine de minutes, il se rendort spontanément. Un épisode n'est pas pathologique. C'est la répétition qui doit inquiéter. » Le somnambulisme concerne, quant à lui, principalement les garçons. Il dure une dizaine de minutes et survient généralement en début de nuit. L’enfant quitte son lit et déambule, le visage inexpressif, puis va généralement se recoucher. Parfois, il réalise des tâches anodines mais il peut également accomplir des gestes dangereux pour lui-même ou pour son entourage. D'ailleurs, « la répétition et certaines activités dangereuses peuvent amener à une prescription chez l'enfant de plus de 6 ans ». Alors qu’elle touche déjà trois Français sur quatre,  25 à 50 % des enfants de moins de 5 ans souffrent également d’insomnie. Ils sont 16 à 27 % chez les enfants en âge scolaire. Ce trouble, dit de maintien du sommeil, se définit par des difficultés d’endormissement de plus de 30 minutes, des éveils nocturnes et un temps de sommeil très diminué.

Aux origines de son insomnie

Aux origines de son insomnie

Dans 70 à 80 % des cas, les troubles du sommeil de l’enfant sont liés à son environnement familial. Les contraintes horaires et le stress des parents ainsi que les conditions de l’endormissement (lumière, musique, etc.) sont autant d’éléments auxquels le sommeil des plus jeunes est très sensible. Pour Patricia Franco, pédiatre, « les mauvaises habitudes lors de l’endormissement comme le fait de boire un biberon tout en cherchant le sommeil ou la présence bruyante de tiers sont les causes principales de ces troubles ». Chez les enfants plus âgés, le fait de regarder la télévision tard le soir, de jouer aux jeux vidéo ou de surfer sur Internet agirait également sur la qualité du sommeil. Les pédiatres recommandent donc de respecter quelques règles de base qui favorisent le sommeil, et de limiter au maximum les changements d’habitudes. Et pour cause, pour un enfant, le moment de dormir implique une séparation avec ses parents et l’entrée angoissante dans un monde inconnu. Un endroit confortable et sécurisant, des objets familiers, une petite histoire et un câlin sont des éléments indispensables pour le préparer au sommeil. Ces rituels, calmes et rassurants, évoluent avec l’âge. Plus l’enfant sera grand, moins la présence d’un parent sera nécessaire. Par ailleurs, un rythme de vie régulier, de jour comme de nuit, est particulièrement important dans la prise en charge des troubles du sommeil de l’enfant. Toutefois, si les troubles persistent malgré une bonne hygiène de sommeil, la cause peut être organique. En effet, « différentes pathologies peuvent être responsables de ces difficultés à trouver le sommeil, prévient le docteur Patricia Franco. Elles peuvent être pneumologiques (asthme), digestives (reflux gastro-œsophagien), dermatologiques (eczéma), ou autres ». Elles peuvent également témoigner d’une importante anxiété de l’enfant ou évoquer un problème psychologique. « Il faudra alors chercher les causes de cet état dans les rapports entre l’enfant et son entourage. Quoi qu’il en soit, lorsque le sommeil de votre enfant est agité pendant plus d’une semaine, n’attendez pas d’être, vous et lui, épuisés et à bout de nerfs pour consulter un spécialiste. »

Marie-Laure Makouke

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13 commentaires

dromette - 05/12/10 21:13
nous une heure ou deux avant le coucher c'est tisane et histoires avec une goutte d'essence de lavande sur l'oreiller pour favorise le sommeil
Do_madhyra - 05/12/10 21:35
Respecter le rythme de son enfant n'est pas toujours facile. Il me semble même, parfois, que c'est un luxe :o(
100drine2 - 06/12/10 13:06
Je suis loin de tous cela maintenant mais quand mes fils etaient encore bebes, j'avais aussi ce probleme. Pour ma part, c'etait tisane et essence de lavande aussi.
ally1500 - 05/02/11 12:15
Avant le coucher, je lui lit une histoire, ça l'aide à se détendre puis je lui fais un gros calin. On lui a aussi acheté une veilleuse pabobo qu'elle garde dans son lit, ça l'a vraiment aidé
mariesoleil - 09/05/11 13:54
bonjour moi mon fils de 9ans ne veux pas dormir dans sont lit il dit qu il arrive pas a dormir des qu on lui dit vient sur le canapé il vient et en 2minute il dort on le laisse il dort bien quand on vas se couché 1h apres il nous rejoint on ne sais plus quoi faire et chez les autres il dort tout seul
dakota76 - 11/06/11 08:16
Ce n'est pas évident de suivre leur rythme et quand ils ne veulent vraiment pas dormir, toutes les solutions ne fonctionnent pas quand même.
votreop - 03/07/11 19:31
C'est toujours un problème...
Pipinousse - 14/09/11 11:14
Les enfants cherchent toujours un moyen pour ne pas dormir que se soit pour aller au toilette ou boire pas toujours facile a gérer
rosemary - 14/09/11 19:41
oh bien une petite ou un peu plus grosse histoire et un gros bisous et zou... ça dort!!
franmic64 - 04/01/12 22:29
J'ai connu cela comme de nombreux parents avec des enfants en bas âge mais tout est rentré dans l'ordre depuis
mya941 - 04/01/12 22:35
Avec mon bébé de 10 mois en ce moment, ce sont des petites difficultés d'endormissement, mais comme il est expliqué dans le texte, c'est normal. Je prends mon mal en patience avec papa.
country33 - 07/01/12 10:25
Beaucoup d'enfants ont des soucis pour dormir, il fautr savoir les rassurer et éviter de les exiter avant d'aller au lit comme je l'ai vu souvent.Au conbtraire l'apaiser est bien plus bénéfique.
country33 - 05/03/12 07:13
Je pense que de le rassurer et le cajoler juste avant d'aller le coucher est une solutiobn pour une nuit bien sereine.

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