Noël sans sexisme : merci Vertbaudet !

Noël sans sexisme : merci Vertbaudet !
Une mère de famille a fait plier la marque pour enfants Vertbaudet  en rassemblant près de 3000 signatures sur une pétition électronique. La cliente en appelait à un « Noël sans sexisme » en réaction à un dépliant caricatural qui proposait un sac à main rose pour les filles et une boîte à outils pour les garçons. Une petite révolution est en marche dans le marketing pour les juniors.


C’est un méchant bad buzz dont Vertbaudet se souviendra, tout ça à cause d’un dépliant publicitaire pour Noël. La marque de vêtements pour enfants, qui édite également des jouets, s’est fait reprendre par une cliente indignée face aux clichés sexistes véhiculés par les jouets proposés aux filles et aux garçons : un sac à main rose contenant miroir de poche, téléphone portable et porte-monnaie pour les unes, une boîte à outils grise et jaune pour les autres. Exigeant des excuses de Vertbaudet, la mère de famille a créé une pétition sur change.org pour un « Noël sans sexisme », et recueilli près de 3000 signatures en une semaine ! Après un déferlement de plaintes sur sa page Facebook, la marque a finalement fait amende honorable : « Nous regrettons sincèrement que le contenu de cette communication ait pu heurter ou susciter le doute sur nos intentions. Notre marque, spécialiste de l’enfant depuis plus de 50 ans, veille chaque jour au respect des enfants et des familles, tant à travers ses produits que ses communications. Toutefois, nous avons bien pris en compte les réactions suscitées par cette campagne : nos équipes ont été à nouveau sensibilisées sur le sujet, et nous veillerons encore plus à ce qu’aucune de nos communications ne puisse être considérée comme sexiste ».

Le Prix de la vitrine la plus sexiste est attribué à...

La pétition en ligne est un moyen, la mobilisation locale en est un autre pour épingler les mauvais élèves de la parité. Les associations féministes de la ville de Nantes ont organisé une parodie de remise du « Prix de l’over-rose », « récompensant » la vitrine la plus sexiste : le Bonhomme en bois, rue de Verdun, l’a emporté. Trop de fers à repasser et de dînettes exposés au rayon filles sans doute.

Il est rassurant qu’en 2012 les réflexes sexistes inconscients choquent et ne passent plus. Rassurant que le rappel à l’ordre devienne systématique, qu’il vienne de parents, d’associations féministes voire des enfants eux-mêmes – on se souvient du coup de gueule de la petite Riley dans un magasin de jouets l’année dernière. Une chose est certaine, en 2013, les grands distributeurs prépareront Noël avec le spectre de l’affaire Vertbaudet, un cas d’école au service de la lutte contre les stéréotypes sexistes. Merci Vertbaudet !

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