Droit des pères : un combat légitime pour l’égalité hommes-femmes !

Droit des pères : un combat légitime pour l’égalité hommes-femmes !
Droit des pères : un combat légitime pour l’égalité hommes-femmes !
Depuis quelques mois, des mails fleurissent dans nos e-boîtes de la part de pères dénonçant l'inégalité avec laquelle sont traités leur dossier de divorce par la justice. Certains se sont vus contraints à des gestes médiatiques pour « être écoutés ; être entendus » disent-ils… « enfin » !
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Ces pères restés quelques heures ou quelques jours au sommet d’une grue, ces pères pratiquant la grève de la faim dénoncent le fait qu’en cas de séparation la garde des enfants est principalement donnée aux mères, pour environ 77% des cas de séparation.

Je réagis ici en tant que mère, en tant que députée européenne mais aussi comme présidente de Femmes au Centre.

Loin de moi l’idée de commenter l’histoire de ces pères, je vois surtout à travers ces gestes la volonté de mettre en lumière une situation injuste. Au titre de l’égalité hommes-femmes que nous appelons toutes de nos vœux, nous devons soutenir les actions de ces pères de famille.
Je ne parlerai pas de la polémique sur le masculinisme comme on l’entend ici ou là mais simplement du droit des enfants de continuer à voir leurs deux parents alors que ces derniers ont choisi de se séparer.

Une fois de plus, cette différenciation entre les pères et les mères est la conséquence du schéma judéo-chrétien fondant notre quotidien.
Dans celui-ci, il faudrait que la mère reste à la maison pour s’occuper des enfants pendant que le père assure les revenus. Même si ce schéma tend à changer, doucement, certains réflexes perdurent au détriment du progrès sociétal.

Une anecdote personnelle, si vous m’y autorisez qui stigmatise ce réflexe : lorsque j’ai dû me lancer dans la campagne des européennes, j’ai souhaité obtenir l’accord de toute ma famille. Alors que mes 4 fils, mon mari, mon père et mon beau-père étaient très heureux de soutenir ma démarche, ma mère et ma belle-mère ont clairement exprimé leur désapprobation. Sur la base des critères relatés plus haut, elles considéraient inopportun que j’accepte ce mandat. Je devais rester à la maison pendant que mon mari continuerait à faire vivre notre foyer. Inverser ces organisations familiales si rodées ne leur semblait pas imaginable.

De la même façon, lorsque Louis, mon dernier fils de 11 ans, a commencé à se comporter de façon insolente à l’école, mes amies… mes vraies amies (celles qui m’aiment, me suivent, sont fières de mon parcours) ont eu pour première réaction « dis donc ce ne serait pas ton éloignement qui conduirait ton fils à une certaine rébellion ». Se pose-t-on ce type de question lorsque l’éloignement est masculin ?
Dans notre foyer, donc, les rôles sont « inversés », mon mari est papa au foyer et prend en charge l’éducation de nos enfants. Je puis vous assurer que tout l’équilibre est Ô combien respecté… Alors certes, il ne s’y prend pas comme moi pour l’organisation de notre intérieur et cela peut parfois me « heurter » mais après tout… suis-je le modèle à suivre…

Ah ! Culture judéo-chrétienne… quand tu nous tiens !

Tout cela pour vous confirmer combien un père français en 2013 est en mesure de prendre en charge une famille, un foyer, un intérieur et qu’en ce sens, nous n’avons aucune leçon à leur donner… comme nous, ils savent aller dans le sens de l’intérêt de la cellule familiale, de l’enfant !
Alors soyons un peu réalistes pour confirmer combien nos pères-divorcés-séparés de leurs petits sont victimes d’une certaine forme de pensées et qu’il est temps d’en changer !
Aujourd’hui, nous devons nous battre pour atteindre l’égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de la société. Je suis donc favorable à un partage des droits équilibré entre les pères et les mères en cas de séparation et cela toujours dans le respect de l’intérêt de l’enfant.

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