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Par   -  Publié le 24 février 2010
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Je veux une fille à tout prix !

Elles ont mangé du chocolat ou des bonbons des semaines durant, persuadées que ce légendaire régime sucré les aiderait à avoir une fille. Pas de chance, c’est un petit mec. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) est leur dernier espoir pour voir la vie en rose. Pourtant, en France, il est interdit, en tout cas pour choisir le sexe de son enfant.

Choisir le sexe de son bébé

Choisir le sexe de son bébé © Getty Images

Charleen et son compagnon voulaient une fille à tout prix. Ce couple américain souhaitait prendre le destin de leur futur enfant en main, ils se sont donc dirigés vers Andrew Y. Silverman, spécialiste en obstétrique et gynécologie à New York. « Notre fille est née en juillet 2006 grâce à un diagnostic préimplantatoire via une fécondation in vitro. Nous étions bénis et ne pouvions être plus heureux. Ma famille était enfin complète. » Fière d’être la maman d’une fillette, elle recommande cette technique « à toutes les personnes qui souhaitent avoir un ‘Family Balancing’, autrement dit un équilibre des sexes dans la famille et qui ont peur de laisser faire le hasard pour cela.»

Les patients qui recourent à cette méthode de sélection du sexe d’un enfant sont généralement des trentenaires déjà parents.  Sont-ils désespérés ? « Non. » Impatients ? « Non. » Hésitants ? « Une fois qu’ils ont pris la décision de venir me consulter, ils n’hésitent plus », affirme Andrew Y. Silverman.

Comment ça marche ?

Comment ça marche ? © Getty Images

Andrew Y. Silverman s’est intéressé à la sélection du genre de l’embryon en 1987. Ce médecin américain a fondé le tout premier centre de fécondation in vitro du Nord-Est des Etats-Unis. Il y a 17 ans, il décide donc de proposer à ses patients de choisir le sexe de leur bébé grâce à la méthode « Ericsson » – nom du premier scientifique à avoir découvert la manipulation et la séparation des spermatozoïdes, en 1975 – combinée au diagnostic préimplantatoire.

La patience est l’atout majeur des couples. Première étape, les tests. Le couple doit subir des essais approfondis en laboratoire pour être certain que les deux futurs parents sont bien fertiles, non-porteurs de maladies sexuellement transmissibles et que la maman réagira correctement aux hormones de stimulation ovarienne.

Deuxième étape, le traitement hormonal. Les hormones injectées dans les fesses ou les bras de la mère vont permettre aux ovocytes – cellules reproductrices féminines qui deviennent des ovules – d’arriver à maturation pour permettre le prélèvement, qui est la troisième étape. 

Les ovules sont extraits lors de la période d’ovulation. L’échantillon du sperme du papa est manipulé selon la méthode Ericsson afin d'optimiser le taux de réussite pour obtenir des spermatozoïdes du sexe désiré. Il faut alors choisir ceux qui doivent être conservés : « C’est simple, pour avoir un garçon, il suffit de choisir un chromosome Y, pour une fille, un chromosome X.  70% des interventions sont réussies », affirme Andrew Y. Silverman.

Combien ça coûte ?

Combien ça coûte ? © Getty Images

« La consultation par téléphone ou en personne est de 500 dollars (Ndlr : un peu plus de 360 euros). Pour choisir le sexe du futur bébé via un diagnostic préimplantatoire, il faut compter 34 000 dollars (près de 25 000 euros). Cette somme inclut le suivi du cycle d’ovulation, le prélèvement des ovules, la biopsie embryonnaire et le transfert du ou des embryons,» précise le docteur. Ajoutez à cela les frais de médication qui sont de 4 500 dollars (environ 3 280 euros).

La France fixe des limites au diagnostic préimplantatoire

La France fixe des limites au diagnostic préimplantatoire © Getty Images

Choisir le sexe de son bébé avec un DPI, en France ? Impossible. Seuls trois centres français ont obtenu l’agrément ministériel pour pratiquer le diagnostic préimplantatoire, l’Hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier, le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Strasbourg et l’Hôpital Béclère associé à l’Hôpital Necker-enfants malades à Clamart.

Mais attention, contrairement aux Etats-Unis, à l’Angleterre, à Chypre ou à la Belgique, la loi sur le DPI en France interdit de déterminer le sexe d’un enfant. Le diagnostic préimplantatoire ne peut avoir lieu que dans le cas  «d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic » selon la législation française.

La France ne veut pas créer « un outil de discrimination des genres ». Jacques Milliez, professeur de gynécologie et obstétrique ainsi que Secrétaire Général d’Equilibres et Populations, explique dans un rapport publié en 2006, intitulé « Choisir le sexe de son enfant ? »  que « le libre choix du sexe de l’enfant contribue … à enraciner des stéréotypes de genres dans la société et à engendrer une discrimination. »

Les dérives du diagnostic préimplantatoire

Les dérives du diagnostic préimplantatoire © Getty Images

Le DPI est donc autorisé, mais seulement afin d’éviter la transmission des maladies génétiques. Mais alors, pourquoi s’arrêter aux maladies héréditaires ? Le DPI pourrait aussi éviter certaines pathologies génétiques ou chromosomiques non-héréditaires, comme la trisomie 21 par exemple.

Attention aux dérives. Comme le souligne Jacques Testart,  biologiste et directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la loi de 1994 (révisée en 2004) sur la bioéthique ne fixe pas de limites : « Au début, le DPI pouvait être utilisé lorsque l’un des parents était atteint de maladie génétique comme certaines myopathies. Mais le risque c’est que chaque année, une nouvelle maladie s’ajoute à la liste. Si la loi n’est pas régie par des normes, on risque de créer l’illusion de la santé parfaite. »

Les dangers sont nombreux. « Petit à petit, la démocratisation du DPI va modifier l’espèce humaine. Même si les résultats ne seront visibles que dans plusieurs années, l’homme est en train de fabriquer des humains calbrés en éliminant les embryons malades. »
 
De plus la société ne tolèrera plus les personnes atteintes de pathologies génétiques : « Aujourd’hui, c’est la trisomie 21 qui pourrait être ajoutée sur la liste, mais si on ne limite pas le DPI aux maladies génétiques héréditaires dites « graves », dans quelques siècles, on pourra utiliser le DPI pour des problèmes bénins comme la myopie. Une tendance qui aura des conséquences dramatiques sur les personnes nées de ces embryons qui auront passé les mailles du filet de la génétique. Ils seront montrés du doigt à cause de leur maladie », précise Jacques Testart.

Quelques recettes de ‘grands-mères’ pour choisir le sexe de son bébé

Quelques recettes de ‘grands-mères’ pour choisir le sexe de son bébé © Getty Images

Choisir le sexe de son enfant coûte cher. Des milliers d’euros auxquels il faut ajouter, pour les Françaises qui doivent s’exiler à l’étranger pour subir l’intervention, les frais de transport et de logement.

Alors pour celles qui ne pourraient pas se permettre ces dépenses, voici quelques méthodes pour avoir une petite fille ou un petit garçon.

La méthode de François Papa, gynécologue à la maternité de Port-Royal, à Paris, consiste à suivre un régime alimentaire bien particulier. Pour avoir une fille, il conseille de favoriser la consommation de calcium et de potassium comme le lait, les yaourts, le fromage, les fruits secs, le chocolat, les poissons frais ainsi que les jaunes d’œufs. Attention, ce régime doit être fait deux mois avant la conception et arrêté juste après. Faites-vous suivre par un médecin, ce régime peut entraîner des carences.

Pour un garçon, favoriser la consommation de produits riches en sodium et en potassium. En d’autres termes, mangez salé. Ce régime est déconseillé aux personnes souffrant d’hypertension.

Patrick Schoun, lui,  se réfère à un calendrier des jours X ou Y. Selon ce biologiste français, les ovules seraient chargés positivement pendant 70 jours de l’année, ce qui leur permet d’être fécondés par les spermatozoïdes X  (pour les filles) et chargés négativement 70 jours et donc fécondables par des spermatozoïdes Y  (pour les garçons).

Une méthode historique permet de déterminer le sexe du bébé selon un calendrier lunaire. La pleine lune favoriserait la naissance d’une fille et la lune en croissant celle d’un garçon.

Dernier conseil plus amusant, contrôlez vos orgasmes mesdames ! Pour avoir une fille, il faut éviter la jouissance sexuelle !

Stéphanie Marin

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Voir aussi :  medecine    bebe    parents   
Seriez-vous prête à avoir recours au diagnostic préimplantatoire pour choisir le sexe de votre enfant ?
           
 

19 commentaires

lolo13 - 24/02/10 16:03
le diagnostic préimplantatoire est interessant pour detecter les maladies mais je pense qu'il faut laissé faire la nature pour decider du sexe de l'enfant.
Reve de fille - 02/03/10 22:08
Faux, la belgique refuse la selection du sexe.
margotine622 - 12/04/10 13:20
35 000 dollars ! Aoutch . J'pense que la france n'est pas prête d'accepter la pratique quant on sait que rien que les mères porteuses sont interdites.
joelasaucisse - 17/04/10 21:22
Je trouve que ça ouvre les portes à tous les abus que de faire de tels diagnostics et de ne pas garder l'enfant si son sexe ne nous plait pas!
salyana - 04/08/10 23:10
je voulais une fille amis j'ai eu un garcon et je l'iame autant
lorenzo070604 - 28/09/10 08:17
moi j'ai eu deux garcons et quand j'ai sue que j'étais enceinte pour la troisieme fois ben je n'y croyais pas que j'attendais une fille !! j'ai vraiment attendue l'accouchement pour ranger les vetements garcons a la cave !! je suis comblée maintenant
country33 - 23/11/10 15:22
C'est vrai que j'ai eu un garçon en premier et deux filles , mais on a pas choisi .
omaha - 29/12/10 11:08
tant que l'enfant est en bonne santé... on a le droit d'etre décu qand meme mais cela doit rester au stade de la deception
mya941 - 04/01/11 15:06
Mais vraiment n'importe quoi, laissons la nature faire les choses. Fille ou garçon, n'est-ce pas un bébé ???
ally1500 - 09/02/11 00:27
je trouve ça vraiment nul!!
missmolko - 01/05/11 17:13
c'est du grand n'importe quoi de choisir le sexe!! L'important c'est qu'il soit en bonne santé
coco371967 - 16/05/11 10:21
ce n'est pas du grand n'importe quoi! j'ai 44 ans , 4 garçons que j'adore et un désir toujours inassouvi de fille qui hante mes nuits.on ne peut pas comprendre ça tant qu'on ne le vit pas..mon ainé a 18 ans et mon dernier 11 ans et si j'étais sûre d'avoir une fille je le ferais sans hésiter malgré mon âge..
votreop - 21/05/11 20:49
Laissons la nature agir! evidemment, on préfère que l'enfant soit de tel sexe... Mais l'important est d'en avoir un, pas d'avoir une fille ou un garçon!
sandrine - 30/05/11 19:08
Je suis moi même maman de 4garçons tout comme coco371967, je n'ais que 31ans certes ce qui veut dire que je pourrais encore et encore faire d'autres enfants mais bon, si je devais continuer rien que pour avoir une fille je ne serais pas combien d'enfants j'aurais. Comme elle dit on ne peut pas comprendre lorsque que l'on ne la pas vécu.
cacat02 - 29/06/11 12:31
moi ce que je trouve c' est que c' est facile de dire que c' est n' importe quoi tant qu' on ne le vie pas . j' ai 4 enfants a la maison 4 garçons donc avec mon mari on va retenter quitte a employer n' importe quelle méthode même si on adore nos fils. je viens de passer mon écho a 5 mois et c 'est un petit mec donc on est content que bébé aille bien mais on va tenter bébé 5 d'ici quelques temps quitte a payer même si ça peut en choquer certains je m' en fou c' est facile de juger quand c' est pas nous qui le vivons.après je ne sais pas quelle méthode on va essayer mais si il faut aller a l' étranger on ira selon la somme.
doomi972 - 05/12/11 15:48
Moi je suis maman de 4 petits loulous, au début je voulais une petite fille et chaque fois j ai eu un garçon et au bout du 4éme je me suis dit peut importe ce que j aurais je laisse faire la nature et j ai eu une petite fille qui a 4 mois maintenant et c'est que du bon. Il faut laisser faire la nature
ladymam - 06/12/11 14:21
quand on veux vraiment un bébé peu importe le sexe !!! j 'ai eu trois garçons et a la quetrième grossesse une petite pricesse esr née !
country33 - Il y a 3 sem
Je pense que maintenant ils vont trop loin parfois avec leur désir de tel ou tel sexe, j'ai vu que dans des pays des femmes avortent quand le sexe ne leur plait pas.
edwigehoenicke - Il y a 2 sem
moi je pense que beaucoup de femmes en souffre vraiment... moi y compris! j'ai trois garcons que j'aime de tout mon coeur mais dés mon premier enfant j'avas une preference pour une petite fille je me suis dit: c pas grave!! le deuxieme sera peut etre la bonne!! mais non encor un garcon alors g essayer bb 3 en esperant de tout mon coeur que sa en soit une et nonnnn!!! 3eme garcon je l'es vraiment tres mal vecu et g esperée jusqua l'accouchement que mon gyneco se soit tromper...en vain (mais atention!!! j'aime mes fils!!!! et je tien a le dire!!) mais le simple fait de voir des petites filles ou voir des femmes enceinte qui en attende et pour moi un dechirement. j'en pleur souvent et je me dit pouquoi en france il ne pratique pas la selection!!!!!je trouve sa injuste de laisser des femmes dans de tel souffrance!! car je sais que je ne suis pas la seule a etre desespérée. ps je ne comprend pas non plus certains commentaires des gens qui dise: c n'import quoi!!!! ou ont n'aura tout vu!!! mais mesdames!!!! pourquoi venir sur se cite alors si votre desir n'est pas le meme que le notre!!??????

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