Par
Marine Deffrennes
- Publié le 8 mars 2010
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Elles n’ont pas été allaitées, ont fait leurs premiers pas dans les jupes d’une nounou ou à la crèche, et n’ont pas l’air traumatisées. La génération née dans les années 70 et 80 raconte pourquoi grandir en laissant vivre sa mère, c’est bien aussi.
L’allaitement : une question de choix
Génération « soixante-huitardes »
Paola : Ma mère ne m’a pas allaitée. Elle souhaitait garder sa liberté et ne voulait pas devoir se lever systématiquement la nuit. Et comme je la comprends ! Je suis aujourd’hui en parfaite santé et tombe très rarement malade...
Cassandre : Pour moi c’est la même chose. Je n’ai jamais été malade enfant, les varicelles, rougeoles, je n’ai rien eu. Preuve que le lait non maternel ne rend pas plus vulnérable. J’ai toujours entendu ma mère dire « je ne pouvais pas allaiter, je n’avais pas de lait ». Faux prétexte, réalité ? Je ne sais pas. Je respecte son choix. C’était la génération des « soixante-huitards », « je m’émancipe ». D’ailleurs elle m’a avoué n’avoir pratiquement jamais porté son alliance ni fait toutes les autres choses « traditionnelles ».
Alexia : Je ne peux vraiment pas en vouloir à ma mère de ne pas m’avoir allaitée, elle n’en avait pas envie et probablement pas la force, elle qui a été malade comme une bête à chaque grossesse…
De la curiosité au dégoût
Sarah : Je pense que j’allaiterai mon premier enfant, pour savoir ce que c’est, et je déciderai ensuite si c’est quelque chose que je souhaite poursuivre ou pas. Je pense que c’est une décision très personnelle, qui ne se discute pas.
Alexia : Quand la puéricultrice m’a demandé avec un drôle d’air pourquoi je n’allaitais pas, quand la tante du papa m’a demandé comment j’allais construire un lien avec mon enfant si je n’allaitais pas, quand la grand-mère du papa de ma fille m’a dit que j’allais avoir un cancer du sein si je n’allaitais pas, j’ai tenu tête à tout ce petit monde, sur les conseils de ma mère.
Je n’ai aucun remord à ne pas avoir allaité, au contraire cela m’a permis de confier sereinement ma fille à des nounous tout en gardant une relation très fusionnelle avec elle. Et surtout le papa a pu connaître ce grand bonheur qu’est la prise du biberon de son bébé, les yeux dans les yeux.
Maud : Moi je suis très curieuse de cette « fonctionnalité de mon corps », j’ai très envie de voir l’effet que ça fait, et on verra ensuite si ça me plaît. Mais je pense que si j’avais une plus grosse poitrine je serais plus pudique et ne voudrais pas allaiter en public.
Marcel Rufo réagit à ces témoignages : voir son interview.
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singierlulu - le 9 mai 2010 à 16h54 - Recommandé par 0 lecteur
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