Par   -  Publié le 29 septembre 2011
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Suicide des enfants : un tabou mais pas une fatalité

Suicide des enfants : un tabou mais pas une fatalité

© Brand X Picture
Le psychiatre Boris Cyrulnik rend ce jeudi à la secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, le premier rapport officiel sur le suicide des enfants de moins de 12 ans. Un phénomène qui serait largement sous-estimé.


Comment comprendre l’impensable ? Le suicide chez les 5-12 ans, reste un sujet tabou. Le psychiatre Boris Cyrulnik vient de rendre un rapport dans lequel il se penche sur les causes qui peuvent pousser les enfants à ces actes désespérés et avance des pistes qui pourraient permettre d’éviter ces drames. C’est la secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, qui a confié en février au psychiatre une mission sur le suicide des enfants, suite à de nombreux faits divers bouleversants.

Les statistiques officielles dénombrent ainsi entre 30 et 40 suicides par an chez les 5-12 ans. Cependant, selon Boris Cyrulnik, les chiffres réels seraient sous-estimés. Le psychiatre explique en effet qu’il faut prendre en compte d’autres morts qui semblent accidentelles mais qui ne le seraient pas. « L’entourage attribue (certains) geste(s) à un moment d’inattention ou à une mauvaise évaluation du danger alors que l’enfant savait très bien ce qu’il faisait », explique-t-il dans le Parisien. Cela représenterait au moins 70 décès par an. Les raisons de ces passages à l’acte sont multiples, qu’elles soient motivées par des facteurs sociaux, psychologiques ou même biologiques. Le rapport met l’accent sur l’importance du lien affectif qui doit entourer l’enfant, ce dès la grossesse de la mère. Mais l’encadrement dans la petite enfance est également essentiel : le psychiatre pointe du doigt l’isolement social et affectif dont peuvent souffrir certains enfants. Ceci, ajouté à une grande émotivité et à des problèmes familiaux ou à l’école, peut entraîner un acte dramatique. D’autant plus que chez les enfants, le passage à l’acte est impulsif et un petit détonateur peut engendrer une réaction extrême.

Reste que pour Borus Cyrulnik, le suicide n’est pas une fatalité. Il préconise ainsi des changements profonds dans les étapes de l’enfance, ce dès la naissance, à l’école et au sein de la famille, afin d’assurer un suivi et un encadrement des enfants. Selon le psychiatre, un suivi des mères durant leur grossesse et au moment de la naissance est indispensable, afin d’offrir aux bébés « au moins 10 mois de stabilité affective, en facilitant la prise de congés parentaux et en développant les métiers de la petite enfance ». Il recommande par ailleurs de suivre l’exemple des pays d’Europe du Nord où le rythme scolaire moins soutenu engendre moins de pression pour les enfants. Diminuer le stress subi par les enfants et assurer un encadrement affectif stable, ou du moins élargi, seraient ainsi les leviers d’action les plus efficaces selon le rapport.
Le suicide est la deuxième cause de décès chez les moins de 15 ans.

Crédit photo : Brand X Pictures

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19 commentaires

angelabeille - 29/09/11 11:32
la 2eme cause de décès chez les enfants de moins de 15 ans... cela me fait encore plus peur, heureusement que je ne garde que des enfants de moins de 3 ans, je serais trop flippée ! mon dieu... 2eme cause !!
orianeborja - 29/09/11 15:21
Boris Cyrulnik, en bon idiot utile, continue de trouver des prétextes pour augmenter la perfusion mondialiste en matière éducative (Encadrement renforcé de la petite enfance contre le salaire parental, pseudo sciences éducatives contrôlées par le rapport PISA, etc.). Il prône les méthodes de l'Ocde pour empêcher le suicide alors que l'Observateur de l'Ocde apporte les chiffres d'une augmentation remarquable des suicides en Finlande et Corée, respectivement deuxième et premier du classement éducatif de l'Ocde. Bref, il faut se méfier de ces rapports commandés par le système et fait pas les idéologues du système qui ne comprennent pas eux-mêmes qu'ils se font berner. Le détachement, c'est le suicide, le mondialisme est suicidaire. http://www.wikio.fr/article/ocde-degage-plaidoyer-enfant-265341346
paulhan2night - 26/10/11 22:57
C'est difficile à prévenir car à cet age on imagine mal que des personnes puissent penser à se supprimer
country33 - 31/10/11 10:24
Je en sais pas pourquoi des enfants en arrive là, c'est certainement un granfd mal être .
Ajan - 01/11/11 11:10
Si seulement certains parents étaient plus responsable aussi... Moins absents pour leur boulot. Certains rentrent trop tard pour que l'enfant puisse les voir, et le manque d'affection, le sentiment d'être délaissé prend le dessus...
magdu08 - 14/11/11 21:31
de où vient le mal être des enfants surtout si jeunes
paulhan2night - 20/11/11 23:06
Cyrulnik est un très bon auteur , c'est lui qui a expliqué ce qu'était la résilience
ladymam - 30/11/11 13:08
peut etre que ces enfants ne sont pas assez entourer par les parents ? manque de communication et d 'affection ??
linelu7 - 07/01/12 23:09
c'est un sujet que l'on aborde très rarement. par quoi sont motivés ces suicides chez le enfants? que peut on y faire ?....
paulhan2night - 08/01/12 00:58
C'est difficile à détecter, on ne s'y attend pas de personnes aussi jeunes
naty44190 - 08/01/12 01:03
déja le fait d'être mal entourer ou trop entourer pour un ado, ne changeras pas grand chose , tout se passe dans sa tête et des fois c'est vraiment pour une bêtise mais a leur ages qui prends d'énorme proportion !!!
mya941 - 08/01/12 01:12
Je ne comprends pas du tout cela. Un enfant qui se suicide mais c'est un geste fort. C'est un enfant qui est vraiment en grande souffrance et les adultes, les parents n'ont rien vu.
linelu7 - 08/01/12 12:56
les parents ne détectent la souffrance de l'enfant qu'une fois qu'il est trop tard, car il est difficile de voir qu'il ne va pas bien.
paulhan2night - 08/01/12 21:14
c'est vrai qu'on s'en rend compte trop tard
linelu7 - 08/01/12 22:07
adapter le rythme scolaire pour diminuer le nombre de suicides chez les enfants? je ne suis pas convaincue par cette solution.
franmic64 - 01/02/12 08:24
On a du mal à imaginer le désespoir profond de ces enfants, ils sont si jeunes!
ninouninoutte - 05/02/12 10:54
moi c est une chose qui me fait vraiment peur et j essais d etre tres attentive a ça avec mes enfants avec leurs reactions j ai deja ete confronté a ce probleme avec des amis tres proche
selenia1682 - 28/05/12 13:34
Je pense que les enfants nous font toujours voir des signes de leur souffrance mais qu'il est souvent difficile de les décrypter comme tel ... j'ai toujours eu peur que cela arrive avec mon fils de 10 ans, il a vécu trop de chose et je le fait suivre par une psychologue mais ça ne m'empêche pas d'avoir la peur au ventre dès que je le laisse seul dans une pièce, j'angoisse, je sais qu'il n'est pas toujours bien dans sa peau mais je ne peux rien faire de plus que de m'occuper de lui comme je peux et le faire suivre.
rosemary - 05/08/12 21:58
j'ai vu une enquete dernierement reportant ce sujet, et je ne pensais pas qu'il pouvait y avoir des suicides d'enfants si jeunes etc... bouh... le danger est partout..

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