Par
Fanny Griessmer
- Publié le 21 octobre 2010
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Le retour en cuisine des légumes oubliés
Des jardins de nos aïeuls à nos assiettes
© Getty Images / Hemera
Lassées du trio traditionnel carotte, poireau, pomme de terre ? Les légumes oubliés offrent des formes, des couleurs et des goûts insolites sur lesquels il serait dommage de ne pas miser si l’on souhaite innover et surprendre des convives exigeants et avertis.
Souvent victimes de la production de masse, ces fruits et légumes ont été écartés de nos marchés et des rayons de supermarché à cause de leur faible rendement, d'un goût qui ne correspond plus à celui des consommateurs actuels ou d’une esthétique peu attrayante… Et ce en dépit de leurs incroyables teneurs en vitamines, fibres et minéraux. Nos parents ont mangé dans leur enfance du salsifis ou des crosnes ; nos grands-parents gardent un très mauvais souvenir du rutabaga et du topinambour qu’ils ont associés aux restrictions alimentaires de la Seconde guerre mondiale. Ces produits de nos anciens jardins présentent pourtant des saveurs inédites, parfumées et délicates, et sont excellents pour la santé.
Tombés en désuétude ? Pas totalement ! Consommés dans certaines régions de France, des chefs audacieux les sortent de l’oubli pour titiller les palais, renouveler les genres, surprendre et innover. Leurs multiples possibilités culinaires en font des produits idéaux pour revisiter les recettes de grand-mères, chères aux gourmets nostalgiques mais pas has-been. En cuisine comme ailleurs, faire du neuf avec du vieux c’est tendance. Les foodistas vous le diront.
A la découverte des légumes oubliés
© Getty Images / Hemera
Nouvelles stars de la « nouvelle cuisine », ces légumes aux saveurs d’antan cachent bien leur jeu. Petite promenade découverte dans nos jardins anciens.
- Les crosnes : ce sont des petits légumes racines blancs au goût proche de l'artichaut, qui se dégustent entiers, frits, sautés, en ragoût ou en gratin. Riches en glucides, le crosne est riche en sels minéraux (potassium, phosphore, calcium). Attention, il ne faut jamais peler les crosnes. Pour les nettoyer, il faut les mettre dans un torchon avec du gros sel et les frictionner ; puis les rincer à l’eau claire.
- Le topinambour : consommé faute de mieux pendant la Seconde Guerre Mondiale, le topinambour fut enterré à la Libération. Encore appelé « artichaut de Jérusalem » ou « truffe du Canada », il ressemble au tournesol. Ses tubercules, ovales et très irrégulières, sont comestibles et possèdent un goût très proche de celui de l’artichaut. A déguster épluché et cuit à la vapeur, en salade ou chaud, en gratin ou poêlé, il accompagne idéalement les viandes blanches.
- Le panais : cette racine ressemble à une carotte blanche, fruitée et douce. Le panais libère un goût subtil d’artichaut en bouche et se déguste râpé, en crudités, en purée ou en pot au feu.
- Le pâtisson : surnommé « bonnet de prêtre » en raison de sa forme aplatie, il se rattache à la famille des cucurbitacées. Pauvre en calories, le pâtisson est un allié méconnu des régimes minceur. Il s'apprécie en potage, en purée, frit ou en gratin ; plus surprenant en salade avec une vinaigrette légère.
- Le tétragone, la ficoïde et l'arroche : derrière ces noms scientifiques se cachent des variétés d'épinard, qui se dégustent crues en salades ou cuites avec un soupçon de crème fraîche. Nutritionnellement proches de l'épinard, ces variantes sont particulièrement riches en vitamine B9.
- Le rutabaga : C’est une crucifère, comme le colza, le radis noir et la moutarde.Cette racine comestible, ressemble à un navet, d’où son autre nom de « chou-navet ». Cette espèce est particulièrement diurétique, laxative et constitue un bon désinfectant pour l’intestin. A consommer cru ou cuit.
- Le raifort : La racine de cette plante vivace à petites fleurs blanches, est utilisée en condiment à la saveur piquante et poivrée (comme substitut à la moutarde). Riche en vitamine C, en Allemagne où elle est beaucoup consommée, le raifort est surnommé la pénicilline des jardins en raison de ses vertus antiseptiques, dépuratives et stimulantes.
- Le cardon : Cher aux lyonnais, le cardon est une plante potagère peu calorique et très riche en fibres. On consomme ses côtes, dont le goût est très proche de celui de l’artichaut, sautés, en omelette ou en gratin, souvent avec une sauce blanche. Dans la région lyonnaise, on le cuisine également au jus de viande ou à la moelle.
- Les pissenlits : Toujours présents dans les champs et les jardins, rares sont encore ceux qui les ramassent. Et pourtant… Ces feuilles possèdent des vertus diurétiques et apportent calcium, béta carotène et vitamine C. Généralement servis cru avec une vinaigrette chaude accompagnés de petits lardons, les gourmets soucieux de leur ligne les préféreront cuits à la vapeur et servis avec quelques pommes de terre ou en soupe.
- Les orties sauvages : Comme les pissenlits, il en pousse un peu partout … Mais attention, mieux vaut se munir de gant pour la ramasser ! Une fois trempée dans de l'eau bouillante elle perd ses poils urticants et se prépare en potages, soufflés et purée.

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je vois de plus en plus de ces légumes sur les étalages mais je ne sais pas trop comment les cuisiner alors je ne les achète pas.
je ne connais pas encore ces legumes mais j'en ais deja vu aussi !!
Ce que je déplore c'est de les trouver que dans des marchés bio ...Bien sur très cher .
Je ne les connais pas tous mais je suis sure qu'ils sont très bons!
J'en ai gouté certains mais c'est devenus trop "bobo" alors les prix ont grimpé , impossible avec mes moyens d'en manger.
Oui pour les légumes oubliés ,j`ai découvert certains et c`est avec grand plaisir de connaitre des nouveaux gouts
Par copntre il y en a des bons mais d'autres c'est une horreur...
En tant que nutritioniste, je peux vous assurez que les légumes rares ou carrément oubliées sont parfois les meilleures!!
J'ai goûté chez mes beaux-parents les panais, et c'est un légume qui sort de l'ordinaire et qui n'est vraiment pas mauvais en bouche.
ce type de légume doit être difficile à faire avaler à des enfants car justement on est dans l'inconnu. je leur ai ramené un patisson que j'avais cuisiné en soupe, ils n'ont pas voulu en manger
j'aimerais connaitre ses legumes quand j'irais faire mon marché j'essayerais d'en trouver car je voudrais gouter et faire gouter a mes enfants !
On va bientot pouvoir ramasser la doucette (mache sauvage ) et les pissenlits . Pour faire de bons plats d'hiver .
mes voisins ont une variété ancienne de pommes de terre, la chair est violette, j'ai eu l'occasion de gouter ces légumes en purée et ce fut un régal pour les yeux autant que pour mes papilles
je me surpasse dans les tomates en mettant de svariétés nouvelles et très anciennes , mais j'échange aussi volontier mes graines.
malheureusement il est difficile de se procurer des plants ou des graines de ces légumes d'antan
De tous ses légumes je n'en connaissais pas un seul, je vais pouvoir varier mes plats maintenant.
j'en ai vu sur les marchés pourquoisont ils si cher
Sur le marché on en trouve de plus en plus et c'est drolement bien de gouter à tout J'aime beaucoup.
j'ai fait goûter à mes petits enfants des crones en gratin, il y a eu des grimaces dans l'air !! c'est bon tout de même
Tous ces légumes sont assez nouveaux pour moi. En les goutant je les trouve assez bon. mais je n'en raffole pas, heureusement car ils ne sont pas donnés.
N'allez pas parler à nos anciens de rutabagas ou topinambours, cela leur rappelle la dernière guerre! Je ne connais pas le cardon et aimerais y goûter.
Si déjà on pensait aux légumes courants ... mais c'est bien de faire revenir les légumes anciens sur le devant de la scène , ça évitera de voir des espèces disparaître ...
c est vraiement pas mal , ca donne envie , j aime cuisiner, ce n est que du bonheur de faire plaisir en se faisant plaisir , les repas sont des moments de convivialité , de rencontre !
C'est étrange d'ailleurs , pourquoi ces légumes se sont ils en quelque sorte écartes de chemins de nos cuisines ?