Nos enfants, tous obèses dans 10 ans ?
Oui, Les enfants français grossissent aussi
A 12 ans, Kevin pèse 103 kilos pour 1m70. Sa mère écrit qu’elle est « désespérée », ne sait plus comment faire et se sent « coupable de voir son enfant se détruire ». Des lettres comme celle-ci, le pédiatre Patrick Tounian en reçoit tous les jours. Les enfants obèses font désormais partie du paysage français, et pour certains l’épidémie est encore en marche. C’est la conviction du docteur Pierre Azam, fondateur de l’obobs –l’Observatoire de l’obésité- : « Nous manquons de chiffres de référence, mais la plupart des enquêtes estiment à 18% le pourcentage d’enfants en surpoids ou obèses. Soit presqu’un enfant sur cinq. » Lui réfute les annonces d’une éventuelle stabilisation de l’épidémie : « le nombre d’enfants obèses augmente toujours, et il est fort possible que dans dix ans nous passions la barre des 30%, pour rejoindre les petits américains… »
La France bonne élève ?
C’est en effet la contagion observée Outre-Atlantique qui a fait naître la psychose : les enfants français, convertis à la junk food de l’Oncle Sam allaient-ils engranger les kilos eux aussi ? Mais c’est la Grande-Bretagne qui est en passe de dépasser son maître puisque d’après les estimations, 38.6% des enfants anglais seront en surpoids en 2014. Bonne élève face à l’Espagne ou à l’Italie, où le nombre d’enfants touchés avoisine déjà les 30%, la France serait parvenue à faire baisser, depuis la mise en œuvre du PNNS en 2001- Plan national nutrition santé-, la fréquence d’obésité de 3,5% à 2,9%, et celle de surpoids de 15,1 à 14,5% chez les 3-17 ans. Malgré tout, l'hexagone a doublé son taux d’obésité en 12 ans, et, plus grave, la maladie touche davantage les enfants. Plus vulnérables, et plus réceptifs à la publicité et aux diverses stimulations du marketing agro-alimentaire, les plus jeunes sont devenus les « victimes d’un environnement devenu résolument obésogène », explique Patrick Tounian, pédiatre et nutritionniste à l'hôpital Armand-Trousseau à Paris.
« Un dérèglement alimentaire général »
Pour expliquer l’épidémie mondiale, les scientifiques s’accordent sur la dénonciation d’une alimentation non pas plus calorique, mais plus riche en mauvaises graisses, fabrication industrielle oblige. « Même un jaune d’œuf est 15 à 20% plus gros aujourd’hui qu’il y a 30 ans » explique le fondateur de l’Observatoire de l’obésité. Mais d’autres facteurs plus pernicieux sont évoqués par les experts : l’alimentation des femmes enceintes plus riche en oméga 6 qu’en oméga 3 fait naître des bébés plus aptes à stocker les graisses, en outre les portions consommées sont souvent trop riches par rapport à l’énergie dépensée : « beaucoup de mes patients ont gardé des habitudes alimentaires paysannes, et mangent du fromage à la fin de chaque repas, alors qu’ils ont un mode de vie sédentaire », constate Pierre Azam. La voiture, les transports, et même la climatisation, ont diminué nos dépenses énergétiques et les habitudes alimentaires n’ont pas suivi. « Dans les années 60, presque 70% de la population vivait à la campagne, et les enfants faisaient parfois 4 km pour se rendre à l’école » remarque Patrick Tounian. La sédentarisation des loisirs – télévision, ordinateurs-, mais aussi le stress, le manque de sommeil, la pollution : autant de facteurs qui ont un impact sur le poids des français en général, et des enfants en particulier, qui suivent naturellement le chemin emprunté par leurs parents.
Le risque est dans le frigo
En toile de fond c’est en effet la cellule familiale qui est en cause. Les fast-foods et les distributeurs de soda ont bon dos, le vrai problème se situe dans le frigidaire de la maison. Les adolescents français ne seraient pas les accros de hamburgers qu’on croit, ils les consomment aux heures de repas et dans des proportions correctes, « le Mac Do c’est trop cher pour eux de toute façon », remarque Jean-Pierre Corbeau, sociologue de l’alimentation et auteur d’une enquête sur le comportement des jeunes dans la restauration rapide.
La perte du rituel du repas familial, conséquence de l’éclatement de la famille traditionnelle, serait pour beaucoup dans la prise de poids des enfants. « La culture culinaire a périclité en France, affirme Pierre Azam, certains enfants n’ont jamais pris de repas à table. Malheureusement les parents sont les premiers professeurs et s’ils ne transmettent pas au moins la notion des trois repas équilibrés et variés, les enfants ne disposent pas des bons repères. » Mais alors pourquoi, à régime égal, certains grossissent et d’autres restent minces comme des fils ?
Y a-t-il un gène de l’obésité ?
Et si l’obésité était une affaire d’héritage ? Certains enfants sont-ils programmés pour grossir et d’autres pour rester minces ? C’est la thèse du pédiatre Patrick Tounian, qui s’alarme de la pression médiatique exercée sur les familles : « Il y a une stigmatisation de l’obésité, qui ne touche en réalité qu’une certaine catégorie de personnes, celles qui ont en elles des prédispositions à stocker les graisses.» Dans son livre L’Alimentation de vos enfants, enquête sur le marketing et les idées reçues (éditions Denoël), Patrick Tounian veut remettre les pendules à l’heure : l’obésité est une « maladie constitutionnelle », et si elle a considérablement augmenté depuis ces quinze dernières années c’est parce que le mode de vie et les habitudes alimentaires ont joué le rôle d’interrupteurs capables d’allumer ces gènes enfouis. Loin de devoir frustrer tous les enfants en diabolisant certains aliments, le pédiatre préfèrerait que la recherche évolue pour mieux identifier les enfants prédisposés au surpoids : « Il faut surveiller l’IMC des enfants entre 0 et 6 ans, chez les futurs obèses il y a un rebond vers l’âge de trois ans. Ce sont ces enfants-là qu’il faut surveiller, et laisser tranquilles les 85% restants qui n’ont pas de problème. »
Si certains ne développeront jamais de pathologie quant à leurs poids, grâce à une alimentation saine et une activité physique, d’autres se laisseront emmener sur la pente de l’obésité. Une pente difficile à remonter…
Un débat indigeste ?
« Manger, bouger », « Pour être en forme, pratiquez une activité physique régulière », « mangez au moins 5 fruits et légumes par jour ». Les injonctions pleuvent sur les enfants à l’heure des dessins-animés ou dans les ateliers nutrition à l’école mis en place par le PNNS – le Plan national nutrition santé lancé en 2001 par le Ministère de la Santé. Des messages édifiants pour les enfants qui ne sont pas touchés, « pour les autres c’est très culpabilisant, on donne l’impression qu’il est facile de rester mince, que c’est une question de volonté, or, il est vraiment très difficile pour un enfant de maigrir », explique Catherine Grangeard, psychanalyste auteur de Obésités, les maux du poids, le poids des mots (éditions Calmann-Lévy). La stigmatisation pourrait même conduire aux excès inverses, selon cette dernière. Pour le sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Corbeau, ces messages pleins de bonnes intentions ne touchent que « ceux qui mangent bien », des familles réceptives au grand retour à la nature, à la vague du tout Bio et du développement durable. Une confusion dangereuse entre le « bon pour la santé » et le « bon pour la ligne » que dénoncent de nombreux médecins. « Ce que l’on ne dit pas, c’est que le taux obésité infantile stagne pour une certaine partie de la population, mais dans les couches les moins favorisées, il continue de progresser », s’inquiète J.-P. Corbeau.
La fracture alimentaire
Jean-Michel Borys a envie d’être optimiste. Il dirige le programme Epode -Ensemble prévenons l’obésité des enfants-, qui semble faire ses preuves. Plus de 200 communes ont mis en place des actions de terrain pour promouvoir l’activité physique et améliorer l’offre alimentaire, elles afficheraient une baisse de 9% du nombre d’obèses chez les 5-12 ans. « Il y a une stabilisation de l’épidémie dans les populations ultra sensibilisées, mais le point noir, ce sont les populations défavorisées. Au niveau alimentaire la fracture sociale est plus que jamais une réalité. » Pour Catherine Grangeard, de nombreux facteurs psychiques s’ajoutent au mode de vie et à l’alimentation pour expliquer la prise de poids d’un enfant : « les enfants confondent le centre de la faim et le centre d’inquiétude, un divorce, la puberté, un choc, la solitude, sont autant d’expériences qui peuvent rendre un enfant gros. Beaucoup de familles pauvres compensent par la nourriture peu chère et séduisante qu’ils ont à disposition. » Pour la psychanalyste, le Plan obésité annoncé pour 2011 par le Gouvernement devrait s’attaquer de front aux malaise alimentaire des familles en situation de précarité : « Il faudrait commencer par faire baisser les prix des fruits et légumes, et implanter des bars à salade –aussi- à proximité des collèges pauvres… »
VOIR AUSSI l'interview de Patrick Sérog, médecin nutritionniste, sur l'obésité infantile.
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L'eau : un remède miracle contre l'obésité

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Grand débat que l'alimentation des enfants. C'est sûr il faudrait que les enfants mangent mieux, mais quand on voit le prix des aliments maintenant ça fait peur, quand un steack est 2 fois plus cher que des nuggets, des haricots 3 fois plus que les pommes de terre, les pizzas très bon marché et les palts cuisinés diétiques chers, on ne peut pas s'étonner que de nombreuses familles sans gros revenus se tourne vers les produits les moins chers et les moins bons pour la santé. Avant de nous donner des leçons, l'état devrait peut-être revoir à la baise les prix de l'alimentaire. Quand au sport, comment voulez-vous que des jeunes aient encore envie d'aller faire du vélo quand il y a autant de jeux vidéos et de consoles qui permettent de rester tranquille chez soi ?
Bonjour Je viens juste d'entendre que l'Afrique est atteinte par l'obésité , inutile de vous préciser que les mal nutrits ne sont pas devenus obèses , mais une grande partie de la population le devient dans les mieux lotis .
j'etais assez costaud a 10 ans mais ce n'etais pas forcement a cause de la nourriture c'etais du a des chocs psycologique !
moi je surveille mon fils car il a tendence a grossir et je ne voudrai pas qu'il devienne obese !!!
C'est un article très complet, qui correspond bien à ce que j'ai observé chez mes élèves: voiture-télé-jeux vidéo + grignotage à toute heure = développement de l'obésité. Trop d'enfants n'ont plus d'appétit à l'heure du repas car ils ont mangé toute la journée tout en pratiquant des activités sédentaires. Et beaucoup de familles, avec la généralisation de la cantine, non seulement ne savent plus préparer un repas équilibré mais encore ont carrément perdu l'habitude de se réunir autour d'un repas.
j'ai trois fils, trois personnes differentes donc le premier je dois le surveiller constamment un rien le fait grossir, donc on le pousse à faire un max de sport pour compenser le second peut manger tout ce qu'il veut, rien ne lui profite quand au dernier c'est le mélange des deux
Il est certain que des bonnes habitudes sont à réapprendre pour des enfants comme pour des grands .
les enfants sont scotchés devant la tv ou leur console, c'est ce qui leurs fait du mal si ils faisaient du sport , on n'en serait pas là
non pas tous obese, car il faut prendre en compte également le facteur génétique qui est très important
Les enfants sont de plus en plus en surpoids c'est pour cela qu'il faut vraiment faire attention à leur alimentation et cela très tôt.
Il faut apprendre aux enfants à manger raisonnablement (grignotage) et à se dépenser physiquement parlant.
oh non pas tous obéses dans 10 ans, il ne faut pas exagérer, cela dépend de l'appetit de l'enfant et ce dont on lui donne à manger.
Tout les enfants ne seront pas obèse plus tard et il y a différent facteur qui provoque l'obésité chez une personne pas seulement la nourriture mais aussi au niveau des gènes
je veux que mes enfants fasse du sport au moins une fois par semaine, si c'est deux fois notamment pour le grand c'est encore mieux
Il faut éduquer les parents pour que les enfants redeviennent avec les bons gestes à adopter et éviter tout ça.
oui et cela passe par le fait qu'il faut des assiettes moins chargé et surtout eviter le grignotage
C'est tout le contraire de l'anorexie mais ça existe aussi . Les parents devraient prendre davantage leurs enfants en mains .
Faut pas non plus exagérer...
il ya tellement d'enfants en surpoids, aux sorties des écoles on ne peux que le remarquer
Certains mangent ce qu'ils veulent- et le sparents laisse faire alors c'est normal.
certains mangent à toute heure devant leur ecran jeu ou télé ils ne font pas d'exercice
si on apprend pas a un enfant des qu 'il est petit comment se nourrir , ne pas le laisser dévorer gateaux et chocolat au gouter et rester des heures devant la télé ou l 'ordi , le mal est fait il faut leur apprendre tous jeune !
L'éducation dans tout ça on en fait quoi? Si les enfants vivent de punk food et autres, c'est sur qu'ils vont vite devenir obèses, aux parents de faire le nécessaire!
Depuis des années, il y a eu beaucoup de progrès de sensibilisation et de prévention qui ont été mis en place, notamment avec la semaine du gout
Il s'agit de mettre en place une alimentation variée et équilibrée et ce, dès le plus jeune âge de nos enfants. Il est certain qu'un enfant non encadré va vite dériver et grignoter en regardant la télé. On assiste à ce phénomène lorsque les parents travaillent et laisse l'enfant rentrer seul à la maison. De plus, la restauration rapide, ils adorent mais il faut rester vigilant et ne les autoriser à en consommer de temps en temps. Une activité extra-scolaire est hautement recommandée!
Ce qui est le plus bizarre c'est de voir que les parents se laissent mener en bateau par leurs chers petits et après ils ne peuvent plus revenir au début des histoires.
oh que oui! ils grossissent à vue d'oeil les chérubins! c'est sûrement car ils mangent un peu trop de petits lu . . . . .
Puis quand on lit le sujet , on serait tenter de penser que c'est de la faute des enfants ... Et les parents ??? Ça sert à quoi ???
Je ne serais pas étonnée que ça arrive car les enfants mangent souvent ce qu'ils veulent et font les courses à la place des parents sans que ceux là n'interviennent.
je crois que c'est une combinaison de plusieurs facteurs : manque d'activité, nourriture mangé trop vite, nourriture moins saine et il y a le facteur génétique
il n 'y a pas que la nouriture qui est en cause , il faut que les enfants bougent fassent du sport aussi .
C'est certain que c'est un tout mais c'est bien aussi aux parents d'intervenir même si ce n'est pas tout le temps facile .
c'est un tout je pense, deja l'alimentation et de nos jours la tv les consoles et l'ordinateur !! c'est au cas par cas biensur mais cela n'aide pas
c'est quand meme dur de se dire que les moeurs évoluent mis pas dans le bon sens... de nos jours, l'education alimentaire n'est plus seulement le role des parents, mais la tele, les medias, les pubs, et l'ecole en sont aussi responsables...
Il est urgent de surveiller les enfants pour leur permettre de mener une vie équilibrée et sans trop de dommages! Le sport aide beaucoup!
c'est sur qu'il vaut mieux les voir courir derrière un ballon plutôt qu'utiliser juste 2 doigts sur une console de jeux !
Il va falloir faire attention et ne pas attendre 10 ans pour se remuer et faire autrement que de surveiller les habitudes , éviter les grignotages et le trop vite fait pour une alimentation plus saine en évitant le plein de gras et de sucres.
tout à fait, je crois que rien ne vaut le fait maison, on peut faire des desserts allégés en sucres et graisses par rapport à ceux que l on achète en magasin
il faut limite bannir certains produits, qu'ils ne soient pas en tout cas à disposition des enfants