Par
Marine Deffrennes
- Publié le 10 décembre 2010
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« Mindfullness » : mettez-vous en état de pleine conscience
« Mindfullness » : mettez-vous en état de pleine conscience
Ce n’est ni un gourou ni un moine bouddhiste qui tente de faire entrer la méditation à l’hôpital depuis 1979. Jon Kabbat-Zin, professeur en médecine formé par le prestigieux Massachusetts Institute of Technology –MIT-, a convaincu plus de 250 hôpitaux et cliniques dans le monde des bienfaits de la « pleine conscience », « mindfullness » en anglais. En France et en Europe, l’idée fait tout doucement son chemin : dans les couloirs des centres hospitaliers, les établissements de soins palliatifs, les cabinets de psychologues et de sophrologues, quelques précurseurs se forment et initient leurs patients à cette méditation sans Bouddha…
« Mindfullness » pour qui ?
La « pleine conscience » peut aider tout le monde et dans toutes les circonstances, du malade atteint de cancer à l’employé stressé. Corinne Divorne, infirmière et psychopédagogue en soins palliatifs et maladies chroniques à Genève rappelle qu’en sophrologie ou en relaxation, « chaque exercice répond à une attente précise, tandis que cette forme de méditation est un état de conscience modifiée qui ne vise aucun but précis à part l’attention sur soi, toute personne perturbée ou anxieuse pour une raison ou une autre peut en tirer profit. »
Conçu à l’origine pour réduire le stress dû à la maladie, aux traitements lourds ou aux douleurs chroniques, le programme du Dr Kabbat-Zin a permis de faire naître d'autres programmes, tel le "Mindfullness based Cognitive Therapy", une thérapie qui a fait ses preuves chez les grands dépressifs : «Cette technique permet de prendre de la distance par rapport à nos pensées, de rompre avec nos « ruminations » : ces productions mentales récurrentes figurent parmi les principaux responsables des états d’anxiété ou de dépression », explique Corinne Divorne.
Comment se mettre en état de pleine conscience ?
La méthode « mindfullness » a beau s’adresser à tous, elle exige néanmoins un investissement total, à raison de deux heures hebdomadaires pendant deux mois, et d’une heure d’entrainement quotidien et individuel. Dans chaque session, autant de professionnels du milieu médical désireux de se former, que de personnes souffrant de maladies chroniques ou simplement stressées. Geneviève Hamelet, sophrologue, anime deux à trois cycles de « mindfullness » par an : « Ce programme permet de développer une qualité : la présence à soi. Notre esprit s’entraîne à fixer son attention sur la respiration, le corps, les sensations et les émotions, il retrouve le sens du présent. » Les exercices de méditation guidée, inspirés du hatha yoga et du bouddhisme, sont détachés de toute spiritualité. « Il s’agit de réunifier le corps et l’esprit, et de savoir repérer les pensées qui créent des tensions. Au fil des séances cette présence à soi s’affine, on connaît les mécanismes de notre esprit et on apprend à éviter le tourbillon des pensées parasites. » La discussion qui suit permet d’échanger avec le groupe, et de trouver pour chacun le moyen d’intégrer la méditation au quotidien. « On peut s’exercer en faisant la vaisselle ou en sortant les poubelles, l’essentiel consiste à quitter le mode « pilote automatique » pour se retrouver dans l’ici et maintenant », note la sophrologue.
Une société qui gagnerait à méditer
En France, on est encore loin de prescrire la méditation en cas de stress ou de douleur chronique. Pourtant les études sérieuses ne manquent pas pour prouver son efficacité : « la dimension d’acceptation est très intéressante, note Geneviève Hamelet, cette méthode nous apprend à accueillir ce qui est, les circonstances et les émotions qui en découlent », des aptitudes plus qu’utiles dans un contexte professionnel par exemple. Aux Etats-Unis, les thérapeutes, coachs et professionnels de la relaxation l’ont bien compris : la « pleine conscience » est enseignée dans les écoles, les prisons, et les entreprises. Certains programmes sont même remboursés par l’une des principales compagnies d’assurance-maladie du pays (Kaiser Permanente).
Dans notre société zapping, saturée de sollicitations et d‘informations, la capacité à se recentrer sur soi pourrait bien devenir un véritable sport. Dans l’Hexagone, des groupes isolés se forment aux quatre coins de la France, des praticiens renommés, comme le psychiatre Christophe André à l’hôpital Sainte-Anne, créent des émules, et le champ d’application tend à s’élargir. Des cycles de « mindfullness » pour les troubles alimentaires ou les addictions devraient bientôt voir le jour, en attendant que les managers s’y intéressent pour leurs salariés stressés. Le 21ème siècle sera méditatif ou ne sera pas…
Association pour le développement de la mindfullness
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La méditation au quotidien
Méditer pour chasser ses angoisses
Le stress : comment le combattre ?

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Cela rejoint tout à fait ma lecture de l'Ayurveda et de la philosophie indienne. Kal ho naa ho (Hindi ?? ?? ?? ??)... Demain ne viendra peut-être jamais.....
Zut les caractères dévanagari pour l'hindi n'ont pas pu être pris en compte :o(
Pour moi, cela rejoint le bouddhisme, la médecine chinoise, la pensée asiatiqueetc... C'est indispensable et j'aimerais qu'en France ou plutôt en Europe ,on s'ouvre davantage à cette culture de la méditation, de la relaxation.
une methode qui a l'air bien mais qui rejoint le bouddhisme
Le principe set vraiment intelligent et intéressant , il est vrai que notre quotidien est envahi d'informations et de projets , et nous pensons sans doute beaucoup trop de choses à la fois , savoir avancer tranquillement au jour le jour et avec efficacité serait sans aucun doute plus relaxant , donc il faut de débarrasser des pensées parasites ... Bien vu ...
bonjour petites précisions : en fait il ne s'agit pas de se "débarrasser des pensées parasites ", mais de laisser filer ces pensées parasites sans s'y accrocher et donc d'avoir peu à peu une distance avec elles. Même si la méditation de pleine conscience a une filiation avec le bouddhisme, aucune connotation relative au bouddhisme ou à toute autre religion n'existe dans les programmes de méditation de pleine conscience Il s'agit d'une méditation totalement laïque que les personnes croyantes ou non peuvent pratiquer Etre plus présent avec soi-même et les autres...un vrai challenge au quotidien!
ça ne me paraît pas facile de ne pas se projeter. on pense tous à l'avenir, d'une façon ou d'une autre . . .. . . . .. . ... . .. .
C'est intéressant , un bon principe de vie car de toute façon , les pensées parasites ne font pas avancer dans la vie , elles auraient plutôt tendance justement à épuiser le potentiel et l'énergie ...