Par
Fanny Griessmer
- Publié le 14 février 2011
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Célibataire ? Et si c’était de votre faute ?
Victoire, 28 ans
« Houlà, je suis célibataire par intermittence depuis 4 ou 5 ans. Depuis que le garçon avec lequel je m’étais installée a rompu (il cherchait « La » bonne personne : la mère de ses enfants etc.), je n’ai vécu que des relations pas sérieuses. Quand ma relation s’est terminée, j’ai commencé à travailler, j’avais d’autres préoccupations. Je suis célibataire plus par choix que par dépit. Je ne suis ni aigrie ni déprimée. Aujourd’hui, je vis en colocation, j’ai beaucoup d’amis et je ne suis jamais chez moi. La solitude ne me touche absolument pas puisque je ne me sens pas seule. J’ai des habitudes de célibataires que je ne suis pas prête à abandonner ! Je ne cherche pas quelqu’un à tout prix ; je ne suis pas dans une démarche « agressive ». C’est pour moi surtout une question de rencontres et de feeling. Alors si je tombe sur quelqu’un… pourquoi pas ! »
Sophie Cadalen, psychanalyste : « Victoire nous raconte un célibat qu’elle assume apparemment complètement. Elle n’est pas effrayée par la rencontre éventuelle, et elle n’est pas non plus dans l’attente. Je pense que l’essentiel pour rencontrer quelqu’un un jour, c’est d’occuper pleinement sa vie de célibataire, d’en être heureuse. Après sa rupture, elle s’est réconciliée avec elle-même. Cette réconciliation est nécessaire car elle nous permet de nous abandonner à l’autre encore plus allègrement. Elle s’est prise en charge, ça doit la rendre extrêmement séduisante et désirable aux yeux des autres, disponible à une rencontre ».
Adeline, 21 ans
« Je ne vois vraiment pas comment je pourrais trouver le temps de caser un mec dans mon agenda ! Entre la fac, mon job étudiant et le travail pour les cours, c’est tout simplement impossible ! De toute façon, je ne suis pas encore tombée sur le bon, celui pour lequel je serais prête à faire un petit effort pour libérer une case dans mon emploi du temps ! (elle rit) En fait, je suis assez timide donc je n’ose pas aborder les hommes qui me plaisent physiquement. Au final, je me retrouve généralement en fin de soirée avec un dragueur bien lourd qui « me tient la jambe » et dont j’ai le plus grand mal à me défaire. Je rentre chez moi déçue voire même dégoûtée de la gente masculine… »
S.C : On la sent assez angoissée. Elle parle de temps mais le temps est assez élastique en réalité. On en fait ce qu’on veut. On peut avoir un emploi du temps surchargé, si vraiment il y a de l’amour, le temps va s’étirer. Donc ce n’est jamais une bonne excuse si ce n’est qu’elle n’a pas envie d’en consacrer à quelqu’un pour l’instant. Si elle attend la bonne rencontre pour changer d’opinion vis-à-vis de la gent masculine, cela ne va pas marcher. Elle semble avoir une crainte de l’homme, qui, tant qu’elle sera là, l’empêchera d’avancer. Elle doit la questionner.
Mélanie, 26 ans
« Mon homme idéal ? Il doit être plus âgé, brun et porter une barbe. J’ai également remarqué que j’étais plus attirée par les hommes qui travaillent dans le milieu artistique : réalisateur, comédien, peintre… Je crois que je ne me suis pas encore bien remise de ma dernière rupture. Il m’a quittée et je ne l’ai pas très bien vécu au début. Depuis j’ai l’impression de n’être vraiment qu’attirée par les mecs qui mettent de la distance entre nous. J’ai le don de me mettre dans des relations ambigües qui m’amènent à me retourner la tête en permanence. C’est comme si c’était plus excitant. Le problème c’est que je leur tends des perches dans le vide, et qu’en général, je finis assez déçue. »
SC : C’est pratique ! Elle n’a pas bien vécu sa dernière rupture. Le meilleur moyen de se protéger d’une autre déception aussi cuisante, c’est encore de ne rencontrer personne, et le meilleur moyen de ne rencontrer personne c’est de ne fondre que pour des hommes avec lesquels il risque de ne rien se passer. Evidemment, ça ne peut pas marcher, il est tellement précis son homme idéal ! Elle risque de ne jamais le rencontrer.
Clotilde, 34 ans
« Autour de moi, mes sœurs, mes cousines, mes amies sont installées, mariées ou ont des enfants. Alors forcément, j’ai l’impression d’être le vilain petit canard de la famille, du moins c’est le message que l’on me fait passer. On me dit souvent que je ne devrais pas autant privilégier ma carrière (ndlr : Clotilde est avocate). Ça m’agace qu’on essaye de me donner des excuses, car ce n’est pas ça du tout. Je ne me sens juste pas prête à m’engager sérieusement avec quelqu’un. Je préfère ne pas avoir d’attaches et vivre en dilettante des petites histoires sans prétention… Alors oui, j’ai 34 ans, et « cela devrait m’être passé » –dixit mes parents- mais je me sens en phase avec moi-même. Le problème, c’est le jugement de mes parents. Quelque part, ça me gène ! »
SC : Elle est assez révélatrice d’une génération d’hommes et de femmes. Si on n’est pas au clair avec nous-mêmes, les autres nous renvoient en pleine face ce doute, cette culpabilité. Le fait que ça la touche révèle que quelque part au fond d’elle, elle ne profite pas pleinement de son célibat et n’est pas sûre d’elle. Alors le regard des autres porte comme autant de flèches qui assurément atteignent leur cible !
Maryline, 57 ans
« Je souffre de cette situation qui, hélas, m’échappe un peu. Je n’ai jamais été mariée mais j’ai vécu des relations plus ou moins longues qui se sont toutes mal terminées. Depuis quelques années déjà, je suis inscrite sur des sites de rencontre. Le problème, c’est qu’à 57 ans, j’attire des hommes ayant à peine la quarantaine. Si l’idée me séduit, dans les faits cela ne colle pas vraiment. Dernièrement, je suis restée un an avec un homme de mon âge. Nous avons fini par nous séparer, usés par des disputes récurrentes. Quand il m’a quittée, je me suis entendue dire que j’étais trop «fleur bleue » et que je n’avais plus l’âge de « jouer les midinettes ». Aujourd’hui, je suis un peu refroidie mais je veux continuer d’y croire ! ».
SC : « Quand on a le sentiment d’avoir une répétition d’échecs, et tant que l’on n’a pas questionné ce systématisme, on va au-devant de cette répétition. Ce n’est pas l’autre qui va nous sauver de cette répétition. Si elle a cette conviction, d’une part, ce n’est pas très engageant pour vivre une nouvelle relation, mais c’est aussi parce qu’elle ne les a pas vraiment analysées. C’est trop demander à un homme de la sevrer de cette fatalité. Ce n’est pas parce qu’une relation se termine que cela a été un échec. Jouer les midinettes et être fleur bleue, ça n’a pas d’âge. Ce qu’il voulait dire par là c’est qu’elle est peut-être dans l’attente, comme on peut l’être à l’adolescence et que l’on rêve l’amour. La maturité dans une relation, c’est aussi se prendre en charge. Tout ne doit pas venir de l’autre. Maryline ne s’est pas encore risquée à cette introspection pour être disponible pour une relation. Tant qu’on n’a pas appris à compter sur soi avant de compter sur l’autre, on n’est pas prêt à rencontrer cet autre. Tant que l’on attend de l’autre qu’il nous guérisse, donne un sens à notre vie, l’égaye, ça ne peut pas marcher, c’est trop demander. Une relation c’est faire des choses avec une personne, ce ne pas être sauvé grâce à l’autre ! Il faut apprendre à marcher, à fonctionner de manière autonome et indépendante. Et là ça devient intéressant de croiser une autre autonomie et d’en faire quelque chose ensemble. »
Les conseils de Florence Escaravage, love coach, fondatrice de Love Intelligence
« Tout le monde fait les mêmes erreurs. La première, c’est de ne pas réfléchir à ce qui nous convient sur la durée. On réfléchit à ses exigences sans aucun problème. On veut qu’il soit grand, brun, qu’il ait le sens de l’humour…. Mais quand il s’agit de s’interroger sur le long terme, c’est autre chose. Le second souci, c’est qu’on ne réfléchit pas assez à sa valeur ; à ce qui nous rend différente des autres, de notre mère, notre sœur, notre voisine, notre meilleure copine… Il faut se pencher sur la manière dont on se présente à l’autre, comment on met en avant ce qui nous rend unique et notre sensibilité. On déploie ainsi un capital séduction beaucoup plus fort parce qu’on lâche le contrôle et donne des prises à l’autre sur nous. Et c’est aussi valable à 57 ans qu’à 21 ! Enfin, on s’interroge rarement sur la façon dont on peut créer un lien dès le début de la relation, un lien tellement fort et intime que l’autre s’intéresse à la relation parce qu’elle est riche et vraie ! ».
Le site de la méthode Florence Escaravage
Le site de love intelligence
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Sophie Cadalen dit : "croiser une autre autonomie et d’en faire quelque chose ensemble." Quelle belle définition du couple !! Etre célibataire peut être un choix, de plus en plus de femme et d'homme l'assument et c'est très bien. Ce n'est pas une "faute" mais une volonté...
Beaucoup se plaisent en restant seule et célibataires , j'en connais .
Bonjour, je suis mariée et en couple depuis 12 ans, je le vis très bien, comme je vivais très bien mon célibat de 2 ans auparavant, toujours un projet, une sortie en tête... Il faut vivre les bons moments tels qu'ils se présentent que l'on soit célibataire ou non. Et puis tout arrive à temps, quand on est prête dans sa tête. Avis perso.
Etablir des critères pour trouver l'homme ou la femme de sa vie diminue les chances de tomber amoureuse. Se languir d'une relation passée qui a capotée ne permet pas de s'investir dans un nouveau couple. Alors, que faire ? Eh ben justement RIEN ! Se laisser aller est la meilleure solution. Instinctivement, il nous sera possible de trouver le bon partenaire, pour deux ans ou pour toujours. Mais c'est aussi une question de concessions, surtout quand la passion charnelle diminue...
je pense qu on idealise beaucoup trop et forcement quand la femmes voix quelque defaut elles quitte souvent pour cer genre de broutille et c est bien dommage car elle scompare trop souvent aussi a leurs ex qui les ont larguer donc ca aussi c est pas une sollution donc bon faut sortir faire de nouvelle ren,contre je pense.
je pense qu'il faut etre assez interprenante pour ne pas rester celibataire, article intéréssant à lire concernant le meme sujet http://www.cosmopolitan.fr/,comment-garder-son-homme,2082,1033542.asp
Trop d'exigences ouparfois àl'inverse ne pas savoir que l'on veut pose problème pour mener une vie de couple durable
je suis célibataire , et c est mon choix , avoir ses libertés , faire ce que l on veux quand on le veux , sans contrainte d horaires maritale ,, c est plutot sympa ,,, célibataire ne veux pas dire seule , ou esseulé ,,, je dirais plus que c est le couple a vie qui n est pas un choix ,, mais une habitude , beaucoup se disent heureux hors , beaucoup n ont plutot pas l envie de recommencer simplement ,, ,
Dans 20 ans, la question sera diverse: "Celibataire? Et si c'était grace à vous?"
Il y a certainement beaucoup de facteurs différents qui font que certaines personnes sont célibataires , tout d'abord , le fait que se marier n'est plus "obligatoire" comme autrefois et sans retour en arrière possible , alors , bien sur , il y a des célibataires tristes , mais il y avait des gens mariés par obligation qui n'étaient pas bien gais non plus ... Je dis que ça contrebalance les cas , mais qu'au final , il y a toujours autant de gens tristes .
les celibataires le sont aussi souvent par choix , en revanche , les couple ne choisissent plus , beaucoup de personne n osent pas faire le pas de revenir en arriere ,, ce n est pas une erreur ou une faute que de vouloir mener sa vie a sa facon sans la calquer sur un double qui n est pas le sien , juste quelqu un a cote de qui l on marche , a qui l on repasse les chemises , a qui l on fait a manger , que l on entend ronffler ,, qui grogne si la voiture est erafflee , qui ne trouve pas le tournevis qui est posé a sda place , et qui au moment de mettre la poubelle dehors , est plongé devant le match de l ennée ,,,,,