Par
Fanny Griessmer
- Publié le 6 juillet 2010
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Jumeaux : un lien extra ou ordinaire ?
Méline et Anna
© iStockphoto / getty images
Méline, 24 ans, parle d’elle à la première personne du pluriel: « nos amis », « notre mère», « nos petits amis » … Lorsqu’on lui demande « Et toi ? Comment vis-tu la relation avec ta sœur jumelle ? », le « nous », naturel, revient à la charge. Car Méline a besoin de sa sœur, « son double » comme elle aime à l’appeler. « Être deux est une force et une faiblesse car l’une sans l’autre, ça devient plus compliqué ».
Après une scolarité sans jamais se séparer l’une de l’autre, l’entrée dans l’enseignement supérieur et la nécessité de choisir une voie a contraint les deux jeunes filles monozygotes à couper le cordon. « Cela n’a pas été facile au début. Et ça ne l’est toujours pas. On s’appelle tous les jours et on s’envoie des sms comme pour ne se sentir jamais seule ». La solitude ? Méline la supporte très mal. Le week-end, lorsqu’elles se retrouvent, c’est comme une bouffée d’oxygène. Pourtant, elle remarque que sa sœur Anna commence à s’émanciper. Le « nous » ne serait-il pas en réalité un véritable « je » mais déguisé ? « Son « double », sans nous tenir un discours diamétralement opposé, nous confie ses envies de se construire sa propre identité. « Un lien très particulier nous unit ma sœur et moi. Mais aujourd’hui, nous sommes adultes, et nous ne pouvons pas continuer à vivre collées l’une à l’autre. Je rêve de partir en Afrique faire de l’humanitaire. C’est encore au stade de projet, mais je sais que ma sœur redoute le fait qu’il se concrétise. » L’âge adulte et des choix de vie différents s’imposent aux jumeaux comme à n’importe quels autres frères et sœurs. Si être un couple, « c’est regarder dans la même direction », pour ces jumelles, la rupture s’annonce, mais c’est sans doute pour mieux se retrouver.
Sylvie et Claire
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Leur ressemblance plus que frappante saisirait quiconque regarderait ces deux femmes mises côte à côte ; l’impression de voir double. Pourtant Sylvie est catégorique : « Nous sommes plus des amies très liées que des doubles. Jumelles oui car notre mère nous a mises au monde en même temps, cela ne fait pas pour autant de nous une seule et même personne ou deux personnes identiques ». L’une et l’autre ont construit leur identité propre au fil des années en « veillant à ne pas se faire de l’ombre », précise Claire. « Si nous faisions des choix identiques, nous risquions d’être « mises dans le même sac ». Nous avons toujours cherché à nous différencier, comme l’ont toujours fait nos parents. »
Jusqu’à l’âge de 16 ans, un lien de connivence existe entre Claire et Sylvie, un lien qui se rompt avec l’arrivée d’une tierce personne. La relation amoureuse de l’une des deux jumelles scelle leur« rupture ». « Aujourd’hui, je me dis que c’était un mal pour un bien. A l’époque, le petit ami de Claire, c’était l’ennemi, celui qui devenait presque plus important que moi à ses yeux ».Et puis, chacune a fait sa vie de son côté, sans pour autant se perdre de vue. « C’est lorsque nous avons eu des enfants (ndlr : elles ont eu chacune deux filles non jumelles) que nous nous sommes rapprochées de nouveau. ». Si Claire et Sylvie ont des vies indépendantes, à 200km l’une de l’autre, elles s’appellent quatre fois par semaine.
Marie-Thérèse et Dominique
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Frère et sœur et jumeaux. De faux jumeaux, fusionnels, « mais moins que les vrais », précise Marie-Thérèse. « Ma mère m’a toujours dit que j’étais dominante. Petite, il paraît que je coinçais mon frère dans un recoin de la cour de récréation parce que je voulais que personne ne le touche ; et à deux ans et demi, je le prenais par la main et disais « Quand on sera grands, on partira tous les deux ». A l’adolescence, ce lien s’est progressivement estompé. Marie-Thérèse et Dominique mènent une vie totalement différente ; elle se marie et a des enfants, lui, non. « Quand je suis partie de la maison à l’âge de 22 ans, nous avons sûrement eu moins de problème pour se séparer que les vrais jumeaux », admet Marie-Thérèse. « Cela n’a pas été une vraie « rupture », nous n’en avons pas souffert ; on s’appelle régulièrement, on a juste chacun notre vie ».
Il y a quelques temps, Marie-Thérèse accueille dans l’urgence son jumeau chez elle. Cela durera 20 mois. « Au début, tout se passait très bien mais vers la fin, on commençait à avoir du mal à se supporter. Nos manies respectives nous agaçaient ». Lorsqu’on lui demande si elle est encore la « dominante », Marie-Thérèse affirme que ce n’est plus le cas. Ce qui provoque un fou rire chez sa fille, présente lors de l’entretien. « Elle est très protectrice avec mon oncle. Et quand on lui donne la parole, elle répond toujours à sa place ». C’est bien connu, jumeaux ou pas, les femmes ont toujours le dernier mot !
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- Il y a 34 s





Les rapports entre les faux jumeaux n'est absolument pas le méme qu'entre des vrais ils se comportent comme deux fréres ordinaires ou deux soeurs ;aucune fusion;j'ai souvent questionné des adultes faux jumeaux qui ne semblent pas du tout souffrir de la séparation de leur frére ou soeur ça ne les rapprochent pas plus que ça.En tout cas les bagarres de mes jumeaux (faux) sont souvent trés violentes et le meneur est l'ainé comme souvent mais le 2é est loin de se laisser faire il a fini par se défendre mais sait qu'il est moins fort physiquement par contre verbalement beaucoup plus
Peut être que la force de la relation dépend aussi de la ressemblance physique, je ne sais pas trop
intéressant Ceciloute,merci pour ton témoignage instructif (pour ma part)...:)
J'ai déjà vu un reportage sur des tests sur des jumeaux, c'est stupéfiant.
moi je diraios un lien extraordinaire !!!!
C'est une force d'être 2 et pas tout seul tant qu'on a la chance d'être 2.
je pense qu'ils sont plus forts et solidaires à 2
oui je pense aussi qu ils sont plus fort, qu ils ce comprennent tres vite sans vraiment parler c est dingue dailleurs comme complicité!
ça& doit faire bizarre de voir son double mais question complicité ça doit être génial à vivre
C'est pénible parfois d'avoir des amis jumeaux , on se trompe souvent de personnes et ils en jouent souvent.
La complicité entre deux jumeaux doit être intense, enfin moi je ne peux pas vraiment parler de tout ça... Je suis fils unique!
J'ai une soeur jumelle et c'est un lien particulier qui nous lie même si cela n'a pas toujours ete simple car les gens compare toujours donc pas simple de se construire a travers une autre personne donc arrêtez par pitié de toujours comparer les jumeaux, entre celui qui est plus beau, celui qui est plus gros, plus intelligent...
Mes nièces sont jumelles et un lien très fort les unit. Il leur est arrivé de ressentir une douleur localisée lorsque l'autre souffrait...
les jumeaux ont des liens qui sont difficiles à comprendre pour nous. une relation qui fascine la science notamment . . . . . . .
Je connaissais des jumeaux qui ont épousé des jumelles et c'est vrai qu'ils vivaient dans le même villages mais difficile de les reconnaitre.