Autisme : la psychanalyse, pratique non-consensuelle

Autisme : la psychanalyse, pratique non-consensuelle
Autisme : la psychanalyse, pratique non-consensuelle
La Haute Autorité de Santé confirme et signe. Elle estime que l'efficacité de la psychanalyse dans la prise en charge de l'autisme n'est pas prouvée et la range dans la catégorie des pratiques « non-consensuelles ». Un point de vue détaillé dans un rapport paru ce jour.
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L'annonce avait eu l’effet d’une bombe à la mi-février. La Haute Autorité de Santé (HAS) désavouait l’efficacité de la psychanalyse dans la prise en charge de l’autisme. Dans un rapport paru aujourd’hui, la HAS confirme sa position et précise son point de vue.
Ainsi, sans condamner ouvertement les approches psychanalytiques, le document, intitulé « Interventions globales non-consensuelles », indique que « l'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur les psychothérapies institutionnelles » dans la prise en charge de l'autisme et des autres troubles envahissants du développement (TED). L’autorité n’interdit donc pas la psychanalyse, se contentant de la ranger dans la catégorie des pratiques « non-consensuelles ».
Réprouvant une nouvelle fois le packing, pratique consistant à enrouler dans un drap humide un enfant, puis à accompagner, à plusieurs, son réchauffement, la HAS et l’Anesm (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) mettent l'accent sur la pertinence des méthodes éducatives et comportementales. Le rapport conjoint des deux établissements recommande  la mise en place précoce, par des professionnels formés, d'un projet personnalisé d'interventions adapté et réévalué régulièrement. Des interventions qui seront fondées sur une approche éducative et comportementale, notamment.
La HAS et l’Ansem ont également tenu à rappeler le rôle central de la famille dans la prise en charge de l’autisme. « Pour assurer le succès de la mise en place du projet personnalisé d'interventions, il est important que la famille soit associée, puisse participer aux séances si elle le souhaite ou bénéficier d'un accompagnement spécifique et formateur », indique le rapport.

Crédit photo : iStockphoto

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