Par
Marine Deffrennes
- Publié le 23 décembre 2011
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Prothèses PIP : « un challenge médical et chirurgical inédit »
Terrafemina : Le gouvernement préconise le retrait préventif des prothèses PIP (de la marque « Poly Implant Prothèses ») ; néanmoins ces opérations devraient être remboursées pour toutes les femmes. Cette solution peut-elle suffire ?
Dominique Courtois* : C’est déjà une très bonne nouvelle de savoir que toutes les femmes pourront se faire retirer leurs implants si elles le désirent, il n’est en effet pas question de les y obliger. Nous réclamions cette mesure depuis un an, et cela s’est débloqué en 15 jours, notamment grâce à la mobilisation médiatique. Le point à préciser concerne la prise en charge : le comité de suivi a décidé mercredi dernier que le retrait et la réimplantation de nouvelles prothèses seraient remboursés pour toutes les femmes ayant été opérées suite à une chirurgie cancérologique et pour toutes celles dont la ou les prothèses seraient rompues.
TF : Reste donc le cas des femmes opérées dans le cadre d’une démarche de chirurgie esthétique (80% des porteuses d’implants PIP), qui ne devraient pas être remboursées pour la pose de nouvelles prothèses, est-ce normal selon vous ?
D. C. : En effet pour celles-ci l’acte de réimplantation de prothèses ne peut être pris en charge par la Sécurité sociale, puisqu’il s’agit de chirurgie esthétique. Néanmoins nous avons demandé, et je pense que nous avons été entendus, à ce que l’acte de réimplantation se déroule dans le même temps que l’explantation –on limite ainsi les coûts à une seule opération et une seule hospitalisation-, et à ce que cela se fasse sans dépassement d’honoraires de la part des chirurgiens. Nous avons aussi obtenu de la part de certains fabricants que les prothèses soient gratuites pour les femmes dont la prothèse PIP aurait éclaté, et que le prix pour deux implants n’excède pas 300 euros pour les autres. Nous verrons si toutes ces doléances ont été retenues, mais je pense qu’un consensus est en bonne voie.
TF : En France, ce sont 30 000 femmes qui seraient concernées par une éventuelle opération de retrait. Est-ce possible d’un point de vue logistique et dans quel délai ?
D. C. : C’est un challenge médical et chirurgical inédit, mais selon le professeur Laurent Lantieri, le grand spécialiste de chirurgie plastique qui fait partie du comité de suivi, ce serait faisable en 6 mois. Je tablerais plutôt sur un an, mais en effet je pense que c’est possible, si les hôpitaux prévoient des blocs dédiés pour cette démarche de grande envergure. Sur les 30 000 escomptées, certaines femmes se sont déjà fait retirer leurs implants depuis que la société PIP a été liquidée, tandis que d’autres refuseront de se faire opérer, et préfèreront se faire suivre régulièrement pour contrôler l’état de leurs prothèses.
TF : Des complications sont-elles possibles dans le cadre d’une opération d’explantation ?
D. C. : Cette opération ne présente pas plus de risques qu’une opération classique d’augmentation mammaire si les prothèses sont intactes. Ces risques sont existants –infection, œdème, hématome-, mais connus. En revanche lorsque l’une ou les deux prothèses sont éclatées, l’intervention peut durer entre 3 et 6 heures, et s’avère beaucoup plus délicate pour retirer le gel répandu au niveau de la glande mammaire et dans les tissus. Etant donné que la toxicité de ce gel est encore mal connue, il s’agit de ne pas prendre le risque d’en laisser in situ.
TF : En tant que victimes d’une escroquerie par la société PIP, les personnes ne pourront-elles pas bénéficier d’une indemnisation ?
D. C. : La société PIP a été liquidée, et son gérant, insolvable, est en fuite à l’étranger avec une belle somme sous le bras. L’assureur de la société, avance, à raison, qu’il est également victime de l’escroquerie. Pour une indemnisation, il faudrait recourir à la commission d’indemnisation des victimes d’infraction pénale (CIVI), ou bien à la commission régionale de conciliation et d’indemnisation (CRCI). Mais cela exigerait une expertise fastidieuse sur des milliers de femmes, et seuls les cas graves seraient indemnisés. C’est pourquoi nous avons plutôt réclamé une prise en charge maximale pour que toute femme puisse se faire retirer ces implants sans que la barrière financière pose problème. En revanche, dans un deuxième temps nous demanderons à ce que les victimes des implants PIP bénéficient du « préjudice d’angoisse » via le CIVI. Ce préjudice a été créé pour les personnes exposées à l’amiante. Cela représente une indemnité de 7000 euros, qui serait versée aux femmes qui auront subi une rupture de prothèse PIP et qui seraient encore exposées au gel toxique de silicone.
*Dominique Courtois, médecin spécialiste des erreurs médicales, président de l’AAVAC.
Crédit photo : AFP
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OUI C'EST BIEN DE FAIRE LE MAXIMUM POUR QUE CHAQUE FEMME PUISSES SE FAIRE REIMPLANTER DES PROTHASES MOINDRE COUT DANS LA MESURE OU ELLES ONT AUCUN RECOURS DERRIERE
Je dis que ces femmes qui ont fait des choses comme ça juste pour avoir une poitrine plus grosse n'ont pas à être remboursée pour en remettre, SEULE la chirurgie réparatrice après un cancer et une abblation mammaire doit être prise en considération et remboursée à 100%.
oui c'est surtout scandaleux de poser des prothèses peu fiables, que ce soit pour de l'esthétisme ou de la réparation!! je pense que c'est la société Poly Implant Prothèses qui devrait remboursée les opérations (enlever puis remettre) et non la sécu cad le contribuable finalement.
Je pense que tout simplement elles ont payer pour avoir quelque chose de beau bref et elle smeritent d'avoir ce qu'il devait y avoir c'est tout !
Ce qui me semble important de souligner dans cette affaire, c'est que nous ne sommes pas en train de faire le procès de la chirurgie esthétique. Nous sommes face à une fraude sur un produit de santé. Cela signifie que le fabricant n'a pas utilisé des produits homologués et certifiés dans la fabrication de ses implants. Ces prothèses ont été fabriquées sans distinction entre une pose pour des raisons médicales ou pour des raisons esthétiques. Sachez que ce qui nous arrive peut arriver à n'importe qui pour n'importe quel produit de santé. Cette affaire a mis en évidence une absence de contrôle sérieux et opérants dans le monde des laboratoires. Faites plutôt le procès de la sécurité sanitaire et des processus de certification des produits de santé plutôt que celui des victimes. Le MDFPIP oeuvre dans ce sens. Quant aux informations qui sont données dans cet article, elles sont pour certaines incomplètes ou mal documentées. La prise en charge de l'explantation est effective depuis septembre 2010 pour toutes les chirurgies et pour toutes les prothèses PIP quel que soit leur état. Les réimplantations ont toujours été faite dans le même temps opératoire. Il existe quelques cas où cette réimplantation n'a pas pu être possible à l'immédiat du fait d'une inflammation importante de la loge mammaire. Quant à M. Mas, il faudrait peut être vérifier l'exactitude des propos tenus à son propos...
entièrement d'accord avec toi MDFPIP, tu viens d'exprimer clairement le problème, bravo ;-)
Encore un laboratoire mis en cause, ce n'est plus exceptionnel de nos jours...
a l heure actuelle, pourvu que l on fasse de l argent , tout est bon!! dommage pour les victimes!!
MDFPIP , incomplète ou complète.. est que des implants mamaires non conforme ont été mises. Comment faire confiance de nouveau ? Le mal est fait et ce n'est surement pas à cause de journaliste qui ne disent pas à 100% l'exactitude des faits. Il y a fraude et mise en danger... c'est ce que l'on retient en priorité de l'information de toute façon.
la lsite des femmes qui ont porté plainte n'a cessé de s'allonger, et je pense que cela va continuer
je suis completement d accord avec toi country33,