Par
Marine Deffrennes
- Publié le 27 décembre 2011
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Prothèses mammaires PIP : la colère des femmes sud-américaines
Au Venezuela, la chirurgie esthétique est tellement banalisée que des jeunes filles de 15 ans se font poser des seins nouveaux pour leur anniversaire. C’est dire si le scandale des prothèses PIP (de la marque « Poly Implant Prothèses ») touche ce pays et ses voisins d’Amérique latine.
Les implants PIP, fabriqués en France par une société varoise liquidée en 2010, ont été massivement exportés pendant les années fastes de l’entreprise : en tout, 300 000 femmes dans le monde porteraient des prothèses de cette marque, fabriquées avec un gel de silicone non-conforme. En France et en Grande-Bretagne, de nombreuses plaintes ont d’ores et déjà été enregistrées.
Certains pays du continent sud-américain ont eu pour réflexe de faire interdire les prothèses PIP dès les premières révélations de l’affaire, en 2010, c’est le cas du Brésil, de l’Argentine et de la Colombie. Néanmoins, les craintes des femmes implantées avant cette date ne cessent de grandir suite aux informations qui émanent de France, où huit cas de cancers suspects ont été détectés. Si le lien de causalité entre les prothèses et ces maladies n’a pu être démontré, le risque demeure à cause du taux de rupture de ces implants, supérieur à la moyenne.
En Argentine, 13 500 prothèses auraient été importées. L’avocate Virginia Luna réclame le remboursement du remplacement des prothèses. Elle est chargée de défendre un groupe de femmes porteuses d’implants PIP, « un groupe de 50 femmes, qui grandit chaque jour (...), et dont certaines ont vu leurs implants se déchirer, provoquant de grande douleur et une vive inquiétude », dit-elle. « Une des femmes a même dû faire un nouvel emprunt pour être opérée une deuxième fois ». À Buenos Aires, la capitale des opérations de chirurgie esthétique à petits prix, certaines cliniques proposent le retrait gratuit des prothèses. Mais, comme en France, où la Sécurité sociale prend en charge l’explantation, l’implantation de nouvelles prothèses reste à la charge des femmes escroquées, là-bas il leur en coûtera entre 500 et 1000 dollars.
Aucun pays d’Amérique latine n’a opté pour le principe préventif mis en place par la France, c’est-à-dire la préconisation de retrait des implants PIP pour toutes les femmes.
Crédit photo : AFP
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je comprends leur révolte, en plus elles ne savent pas si cela va etre pris en charge, et le danger est bien là lui
Elles ont de quoi être en colère car elle risque des problèmes de santé voir leur vie a cause de ces prothèses qui se sont révélaient de très mauvaises qualités
en tout cas, si le responsable de cette société est rattrapé par les autorités il devra rendre des comptes à bien des pays et des femmes
Il faut comprendre qu'elles ne soient pas du tout contente!! les risques qu'il y a!!
Quelle idée aussi de faire de la chirurgie esthétique! C'est prendre des risques pour pas grand chose!
Jeant çà c'est une question personnelle, des fois çà aide car des gens ont des complexes
Pourquoi la sécurité sociale française (en déficit ?!!!) doit-elle prendre en charge les extractions ??? il faut rechercher les responsables (fabriqués en France par une société varoise liquidée en 2010) et les faire payer . Même une société "liquidée" a des responsables ! de plus les médecins qui ont implantés ces prothèses savaient aussi qu'elles étaient de mauvaise qualité (la vue et le toucher semble-t-il) ... pourquoi ne sont-ils pas poursuivis ? alors qu'ils vont se faire payer une seconde implantation !!! je suis scandalisée par ces pratiques.
C'est au PDG de la société de rembourser les interventions de toutes ces femmes et non à la Sécu!
je ne vois pas pourquoi la sécurité sociale payerait, je pense que c'est au fabricatn d'indemniser ces femmes