L'avenir du string compromis face aux shorties et aux tangas

L'avenir du string compromis face aux shorties et aux tangas
Les jours du string sont comptés. Une étude réalisée par Kantar Worldpanel à l'occasion du Salon international de la lingerie, révèle que seul un quart des femmes en a porté en 2011. La gent féminine ne jure plus que par les shorties, tangas, bloomers, et … les gaines !


Qui a dit que l'avenir ne tient qu’à un fil ? En tout cas, la majorité des femmes ne s'accroche plus à celui du string pour se sentir sexy et bien dans ses ballerines. Une étude réalisée par Kantar Worldpanel à l’occasion du Salon international de la lingerie, qui se tiendra à Paris du 21 au 23 janvier, révèle que ces dames délaissent de plus en plus le string au profit des shorties, tangas, bloomers, et gaines invisibles (Bridget Jones, reine du slip remodelant, en a décomplexé plus d’une). L’heure n’est plus à la lingerie inesthétique et inconfortable. « Le string dans les années 1990, c'était la pièce phare pour les Françaises, mais on a vu sa cote baisser », explique Cécile Guérin, directrice du salon. « Il est encore perçu comme un objet sexy, mais il n'est ni pratique, ni confort, ni mode », ajoute-t-elle.

Quelques chiffres donnent un aperçu de la petite révolution souterraine qui a remué nos placards parfumés : si 30% des femmes portaient des strings il y a trois ans, elles ne sont plus que 25% à l’avoir fait en 2011. Le salon a d’ailleurs réservé une place minime à ce produit jugé « ringard » par un quart des femmes interrogées. Même la presse féminine le boude pour ses séances photo. Les raisons de cette désaffection ? Un produit inesthétique, ou très sélectif, car inadapté à la morphologie de la plupart des femmes. Cécile Guérin note que la lingerie tendance comme le shorty, le tanga et le bloomer, et mêmes les gaines, avec pléthore de tissus, coloris, et éléments fantaisie, permet aux clientes « de se sentir complètement mode, sans le côté "je ne peux pas me regarder dans la glace" ». Il faut dire aussi que la sensation d’un fil qui « rentre dans les fesses et ne met "rien" en valeur », n’est pas des plus agréables. Souffrir pour être belle ? Un dicton qui n’a plus cours dans le pantalon !

L’art d’accorder sa lingerie à sa morphologie, c’est ce que promeut Amandine Calvas, responsable marketing pour Simone Pérèle, qui prodigue de précieux conseils. Pour les femmes dotées d’une silhouette « en triangle, aux épaules plus larges que les hanches, ou les longilignes », le shorty est le plus approprié. Il désavantage, en revanche, les femmes aux formes plus pulpeuses, qui doivent lui préférer le tanga, « à mi-chemin entre le slip et le string, qui dégage les fesses mais en forme de triangle ». Et l’avis des hommes dans tout ça ? Selon la même étude réalisée, 54% des hommes n’en démordent pas et jugent le string « objet sexy par excellence ». Mais cette préférence concerne surtout les moins de 35 ans. Pour Cécile Guérin, c'est une « question d'éducation, ils peuvent se rendre compte que d'autres pièces sont plus jolies». Le temps devrait donc faire son œuvre sur ces irréductibles.

Alors, mesdames, que faire de vos strings, si tant est que vous ayez succombé par le passé à cette mode minimaliste ? Toutes les idées de recyclage (projectiles, coiffes arty, objets déco ou installations contemporaines) sont les bienvenues !

Élodie Vergelati

Crédit photo : Hemera

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