Par
Fanny Griessmer
- Publié le 26 octobre 2010
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Un regard féminin dans la pornographie
La nique aux clichés et standards masculins
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« Ce qu’il y a d’aliénant pour nous dans la pornographie masculine, c’est qu’elle répond à leurs fantasmes, lesquels peuvent être non seulement loin des nôtres mais aussi peu flatteurs pour nous ». Sophie Bramly, sexologue et fondatrice du site secondsexe.com donne le ton. En effet, la pornographie choque encore beaucoup de gens, et pour cause. Vulgarité, scénarios inexistants, multiplicité des gros plans, femmes à la plastique peu réaliste soumises entièrement aux fantasmes masculins, orgasmes outrageusement simulés… La pornographie visible sur internet et à la télévision (à partir d’une certaine heure) regorgent des mêmes stéréotypes, tourne autour des mêmes lieux communs : obsession de la performance et pratiques « trash ». En somme une caricature, une sexualité factice qui impose des standards à des adolescents en quête d’éducation sexuelle. Et dans la « vraie vie » ? Selon un sondage IFOP commandé l’an dernier par le groupe Marc Dorcel, leader français dans la production pornographique, 69 % des hommes et femmes les jugent excitants mais une majorité ne les trouve pas moins « ridicules » (59 %) et « dégradants » (58 %.) Dernier enseignement important : les Français, quel que soit leur âge ou leur sexe, considèrent à 84 % que la sexualité présentée dans les films X, est éloignée des pratiques courantes. Entre érotisme qui ne dévoile rien et porno cru, il fallait un juste milieu, un concept dans lequel les femmes puissent vraiment se reconnaître mais reconnaître également leur plaisir.
Le X féminin : un nouveau genre
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A l’heure où l’on s’interroge encore sur les secrets du plaisir féminin, les pornos traditionnels ne semblent plus avoir vraiment la côte. Jusque là, le porno est réalisé par des hommes et pour des hommes... Il était prévisible de voir les femmes réclamer leur part du gâteau !
Comment parler au plus juste de la libido des femmes, et livrer le plaisir des femmes dans le secret des alcôves si ce n’est par les femmes elles-mêmes ? Moins bourrin, moins machiste, plus attentif à l’excitation et au ravissement féminin, la quête du plaisir de ces dames passe inévitablement par la mise à mal des clichés traditionnels. Les « Dirty diaries » de Mia Endberg sont sans doute la tentative la plus aboutie. Dans son précédent court métrage, « Comme together », la réalisatrice filmait les visages de femmes en pleine jouissance. Cette mise en scène ne correspondant pas aux critères de la pornographie traditionnelle, le public s’étonne et s’accorde à dire que ces femmes sont…moches ! Il n’en fallait pas plus pour Mia Engberg à légitimer le droit des femmes à valoriser leurs fantasmes et leur regard sur la pornographie. C’est ainsi que naissent les Dirty diaries : 12 courts-métrages pornographiques féministes filmés avec un téléphone portable et réalisés par des femmes, de quoi varier les plaisirs… En France, Sophie Bramly et des artistes femmes, loin du domaine de la pornographie, donnent le la en la matière. Les X-plicits, diffusés tous les premiers samedis du mois sur Canal +, invitent des femmes à faire des films qui répondraient autrement à la question du plaisir féminin. « Mon principe était de penser que si des femmes aussi connues que Tonnie Marshall, Laetitia Masson, Mélanie Laurent, Arielle Dombasle, Anna Mouglalis… faisaient des films adultes, cela permettrait aux femmes de comprendre qu’il y a d’autres propositions possibles autour de la pornographie, y compris des choses qui peuvent leur plaire et les aider », explique Sophie Bramly. « Il ne s’agit pas tant de réhabiliter la pornographie que d’avoir la nôtre, dans notre langage ! ».
La femme se réapproprie sa sexualité
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A bas les tabous ! Après la démocratisation des sex toys, celle du porno. Qui a dit que les pornos étaient « réservés » à une minorité masculine ? Selon un sondage IFOP pour le groupe Marc Dorcel, une majorité de Françaises admettent regarder plus facilement un film X avec leur partenaire que toutes seules. Le porno, une affaire de couple ? Peut-être, mais cette tendance ouvre surtout plus largement le débat sur une sexualité féminine qui tend à se décomplexer, à s’affranchir des jugements de mères la pudeur et des rôles attribués autrefois à tel ou tel sexe. Plus à l’aise avec leur sexualité, moins figées, plus libérées et sans complexe…même si ce portrait de la femme n’est LA règle –inutile de mettre la pression à celles qui ne se reconnaitraient pas – il traduit une tendance de plus en plus répandue au lâcher-prise. « Je ne crois pas qu’une femme puisse se considérer totalement affranchie et émancipée si elle ne prend pas sa sexualité en main […] Il me semble naturel et nécessaire que nous ayons des images qui répondent à nos attentes lorsqu’on en a envie », explique Sophie Bramly. Pas étonnant que sur internet, on s’adresse de plus en plus aux femmes curieuses et soucieuses de leur sexualité. Le site Secondsexe.com s’inscrit dans cette veine. Sophie Bramly, co-fondatrice du site revendique l’ouverture et l’échange d’idées, et tacle au passage les médias féminins, vecteurs du « it » modèle unique: « Les femmes qui viennent sur notre site sont celles qui n'ont pas envie de subir les diktats des médias féminins qui tentent d'imposer un certain nombre d'obligations et de recettes en matière de sexe ». Liberté, singularité, curiosité…la nouvelle devise du porno au féminin ?
POUR ALLER PLUS LOIN :
Débat Sexe et Art : Morale et Tabous

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Je ne crois pas qu’une femme puisse se considérer totalement affranchie et émancipée si elle ne prend pas sa sexualité en main " dit Sophie Bramly. Je suis absolument d'accord et pense que c'est essentiel pour tendre vers une liberté totale. Nous devons sortir de notre éducation chrétienne remplie de culpabilité, de préjugés, de honte,de complexes,de jugements et même de répression. La sexualité est naturelle,simple et multiple; la pornographie peut donc en faire partie et le fait que les femmes y accède d'une autre manière que le côté machiste ou bestial,me semble intéressant. Nous devons sortir de notre conditionnement et de la domination masculine qui, une fois de plus, nous opprime.
correction: les femmes y accèdENT désolée!
Je pense tout à fait comme vous Ysabella.Une femme épanouie devrait prendre par pleinement à sa sexualité. Mais pensez-vous qu'il y a des limites à ne pas franchir?
100drine2,Il y a forcément des limites comme en toute chose, mais je crois que c'est à chacune de les fixer en toute conscience et en toute liberté, surtout sans jugement extérieur si possible...
Je n'ai jamais compris pourquoi les HOMMES avaient besoin de la pornographie; Le respect du corps est primordial pour moi.
Vos message sont captivantes et font d'avantage rêver.
je suis entièrement d'accord avec les écrits si dessus et que dire de plus aimez faites l'amour mais protégez vous ....
C'est certain qu'avant les femmes étaient "moins"émancipées et ce n'était pas bien , il faut un juste milieu quand même : ni trop peu ni pas assez . Vivons avec notre temps .
il faut un juste milieu quand meme
Dans tout ceci la femme est représentée comme une femme objet. C'est le côté le plus génant.
la société change, on a toujours eu ce dogme en tête, l'homme donne et la femme reçoit mais la femme a envie de jouer dans la cour de ces messieurs, elles réalisent des films porno, va les draguer, se moque si son partenaire est bien plus jeune, fait du porno parce qu'elle aime ça et non pas parce qu'elle est pas bien dans sa tête, j'aime bien regarder des scènes porno, tout simplement par pur plaisir immédiat, rien de mal, mais beaucoup de femmes ne l'avoueront jamais
C'est complexe mais tant que cela ne fait de mal a personne moi jue dit chacun fait ce qu'il veux.
je suis très libre d 'esprit mais je n 'ai jamais accrocher avec ce genre de film , je trouve vraiment bestiale sans amour sans histoire , chacun son opinion !