À cause de la crise, les Italiens ne trompent plus leur femme

À cause de la crise, les Italiens ne trompent plus leur femme
À cause de la crise, les Italiens ne trompent plus leur femme
Le « latin lover » italien serait une espèce en voie de disparition. Traditionnellement habitués à tout payer pour séduire, les Don Juan sont aujourd'hui incapables, financièrement, de courtiser plusieurs femmes à la fois. D'ailleurs, une seule, c'est déjà difficile : un coup dur pour les Casanova des temps modernes. « La crise économique les a touchés là où ça fait le plus mal », au portefeuille, explique Emma Jane Kirby, journaliste à la BBC.
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Vivre une vie de Casanova n’est pas donné à tous, surtout pas en 2013. Chambres d’hôtel réservées entre midi et deux, bouquets de roses envoyés par coursier et monopole sur le règlement des factures de restaurant : il faut avoir les moyens de ses ambitions en Italie. À tel point que les journalistes et les séducteurs locaux s’interrogent sur le sujet. Avec la crise, est-il encore possible de multiplier les conquêtes et de tromper sa femme ?

Pas de bras, pas de chocolat

Emma Jane Kirby, journaliste à la BBC, pointe du doigt la baisse conséquente du nombre de divorces depuis 2008 : -35%. En Italie, le divorce est une procédure longue, mais surtout coûteuse, que bien des couples ne peuvent plus se permettre. À Milan, un homme interrogé se plaint de n’avoir qu’une compagne : « Mais je ne suis pas payé beaucoup, donc bon », se justifie-t-il. Devant un magasin de glaces, un autre explique à la journaliste ne « plus avoir d’argent pour rien, même pas pour les femmes ». « Le temps des Casanova est fini » regrette-t-il, maintenant, c’est « une femme à la fois, et c’est déjà trop cher ». Dur, dur, dans le pays des champions de l'infidélité.

Fini les bijoux et les manteaux de fourrure

Dans le magazine italien Panaroma, le journaliste Terry Marocco relate également cet effet de la crise sur les mâles milanais. « Qui peut s’offrir une double vie aujourd’hui ? », s'interroge-t-il. Réponse : peu de monde. Fini le temps de la maîtresse gardée dans un appartement payé par l’infidèle, et couverte de bijoux et de manteaux en fourrure. Aujourd’hui, pour séduire, il faudra se contenter d’une balade dans un parc et d’un café. Un coup dur pour ces messieurs, car l’Italie est un pays où les traditions galantes ont la peau dure. D’après Emma Jane Kirby, laisser une femme partager la note au restaurant brise le cœur des latin lovers à l’ancienne. Mariangela Chimienti, du site Cdate, se plaint elle que « les hommes italiens sont de moins en moins romantiques et gentleman ». La crise finira-t-elle par avoir la peau des derniers Casanova ?

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