Par
Marie-Laure Makouke
- Publié le 7 décembre 2011
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« Il n'y a pas de différence entre l'addiction au sexe et à l'alcool »
Terrafemina : Qu’entend-on par addiction sexuelle ?
Yves Ferroul : L’addiction sexuelle, comme toutes les dépendances, découle d’un manque devenu incontrôlable. Dans ce cas précis, la sexualité devient un besoin. Il ne s’agit plus d’une activité que le sujet maîtrise ; au contraire, il la subit. Et si les rapports sexuels ne sont pas accomplis, le sujet ressent une montée d’anxiété.
L’addiction peut se déclarer à différentes étapes de la vie et s’installer insidieusement. En effet, certaines personnes en souffrent dès l’adolescence, d’autres un peu plus tard. Le manque ou la frustration, résultats d’une sexualité insatisfaisante de personnes seules ou en couple, sont parmi les éléments déclencheurs de cette dépendance. La privation va ainsi devenir de plus en plus obsédante, et l’acte, considéré comme la solution, de plus en plus addictif.
TF. : A quel moment parle-t-on d’addiction ?
Y. F. : Il est important de préciser que l’addiction n’est pas liée à la fréquence des rapports. Certains sujets pourront en avoir cinq, six ou sept dans la journée sans pour autant être dépendant. La différence ? Ils gardent le contrôle de leur libido.
L’addict sexuel est, quant à lui, l’homme (ou la femme) pour lequel l’acte sexuel n’est pas un plaisir. Une fois l’acte terminé, malgré un orgasme, il n’est ni détendu ni apaisé.
TF. : Existe-t-il un profil type de l’addict ?
Y. F. : Je ne fais pas de différence entre l’addiction au sexe, à la drogue ou à l’alcool. Comme pour ces deux dernières, la dépendance sexuelle concerne principalement des personnalités anxieuses. L’acte devient alors un rituel pour calmer cette anxiété, dénué de toute notion de plaisir ou de libre-arbitre. Il s’agit purement et simplement d’un comportement répétitif au même titre que les troubles obsessionnels compulsifs (toc). Certains expriment leur angoisse en faisant le ménage, d’autres en ayant des rapports sexuels.
TF. : Comment soigne-t-on l’addiction sexuelle ?
Y. F. : Plusieurs thérapies existent : hypnose, comportementale, analytique. En ce qui me concerne, je la soigne comme les troubles obsessionnels et de l’anxiété. La prescription d’un traitement visant à calmer l’angoisse peut aider le patient à gérer celle-ci et, parallèlement, à régler le problème d’addiction. Les deux étant étroitement liés, plus l’anxiété diminue, plus le sujet est en mesure de reprendre le contrôle de ses besoins et de sa sexualité.
VOIR LA BANDE-ANNONCE DE « SHAME »
Crédit photo : MK2 Diffusion
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Souvent le problème c'est ça qu'il ce contrôle pas, et cela peut devenir dangereux.
Toutes les addictions arrivent à se soigner et il ne faut surtout pas croire que çà n'arrivent qu'aux autres comme certaines maladies, considéré de la sorte pendant longtemps.Merci pour cet article très instructif en tous les cas.
addictions + problèmes mais comme pour tout il y a une solution, se faire soigner
Et bien, personnellement je pense que les addictions, il faut y faire attention, et surtout il faut avoir la motivation pour trouver une solution !
En fait être addict c'est perdre le controle. DOnc peut importe a quoi on est addict... c'est danger quand on arrive plus a se controler et là il faut donc demander de l'aide. Mais je pense que c'est plus l'entourage qui doit s'en apercevoir non ?
Chaque addiction est dangereuse à sa manière ! rien n'est comparable
J'aurais bien pensé que c'était deux choses bien distinctes moi
Toutes les addicrtione sont à prendre au sérieux , et prise à temps elles sont soignables , enfin je pense ça parce que je n'en ai pas de "particulières"...
ah c'est intéressant! on aurait pu croire en effet que la fréquence des rapports déterminait une addiction mais non . . . . . . .. . ..