Réseaux sociaux : Habbo accusé de négliger la sécurité des mineurs

Réseaux sociaux : Habbo accusé de négliger la sécurité des mineurs
Réseaux sociaux : Habbo accusé de négliger la sécurité des mineurs
La chaîne britannique Chanel 4 a diffusé ce mardi une enquête menée pendant deux mois sur le réseau social Habbo, un monde virtuel destiné aux plus de 13 ans. Les journalistes de la chaîne révèlent que les mineurs ne sont pas protégés contre les délinquants sexuels potentiels.
A lire aussi
Voilà pourquoi ce grain de beauté affole les réseaux sociaux
News essentielles
Voilà pourquoi ce grain de beauté affole les réseaux...


Le réseau social Habbo est en difficulté. A la suite de la diffusion par la chaîne britannique Chanel 4 d’une enquête qui l’accuse de ne pas protéger ses utilisateurs mineurs, la société finlandaise Sulake qui héberge le site s’est vue retirer 13% de son capital par son actionnaire Balderton Capital. Le reportage assure que le site serait le lieu de « discussions et d’interactions d’une nature sexuelle explicite ». Le site, destiné aux plus de 13 ans, est une plate-forme qui combine le jeu en ligne et le tchat. Les adolescents y créent des avatars qui interagissent entre eux et évoluent dans un environnement commun. Malgré la limite d’âge, les journalistes ont affirmé avoir pu rencontrer des utilisateurs âgés de 9 ans.

La productrice de l’émission de Chanel 4, Rachel Seifert, s’est faite passer pour une internaute de 11 ans. « Les gens avaient des relations sexuelles avec [mon avatar] sans que je les y ai autorisés », affirme-elle. « Dans les deux minutes suivant ma connexion, on me demandait si j'avais une webcam, si on pouvait discuter sur MSN ou sur Skype. En quelques minutes, on me demandait aussi de me déshabiller complètement ». La chaîne a également enquêté sur des majeurs se faisant passer pour mineurs sur le site, et affirme avoir trouvé « deux cas récents qui ont été reconnus coupables d’abus sexuels sur des dizaines d’enfants avec lesquels ils étaient amis sur Habbo. »

Le PDG de l’entreprise finlandaise Sulake s’est exprimé dans un communiqué après la diffusion du reportage : « toutes les communautés en ligne qui permettent aux utilisateurs d'assumer des identités virtuelles peuvent être ouvertes aux abus, c'est pourquoi nous travaillons dur pour garder les utilisateurs en sécurité, en filtrant les contenus et en bloquant les utilisateurs inappropriés ».

Viviane Clermont

VOIR AUSSI

Cyberbullying : les dangers du harcèlement sur facebook
Facebook : 4% des enfants inscrits n’ont pas encore 6 ans
Internet : un colloque sur les conduites à risque des jeunes