Facebook : il est possible de choisir un "héritier" pour gérer son compte après sa mort

Facebook : il est possible de choisir un "héritier" pour gérer son compte après sa mort
Facebook : il est possible de choisir un "héritier" pour gérer son compte après sa mort
Facebook vient de créer une nouvelle fonctionnalité permettant de désigner un proche qui pourra prendre le contrôle du compte d'un utilisateur après le décès de celui-ci. L'outil, disponible aux Etats-Unis, devrait débarquer en France dans quelques mois.
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Le plus grand réseau social du monde deviendra-t-il aussi le plus grand lieu de receuillement numérique ? Soucieux du devenir du compte de ses utilisateurs après leur mort, Facebook vient de donner la possibilité à ces derniers de désigner un « héritier » (« legacy contact » en anglais) qui pourra agir, de manière limitée, sur le profil de la personne disparue. En cas de décès, ce proche pourra ainsi accéder au compte pour y publier un statit, accepter des demandes d'amis restées sans réponse ou encore chancer la photo de profil et de couverture.

Autre possibilité intéressante de cette nouvelle fonctionnalité : l'héritier du compte pourra également télécharger les archives des publications, c'est-à-dire toutes les photos et statuts publiés par l'utilisateur défunt. Une fois la disparition validée par Facebook, le compte recevra la mention « En souvenir », une manière de suggérer que l'utilisateur n'est plus de ce monde tout en transformant la page web en lieu de souvenir pour l'entourage.

En offrant cette possibilité à ses utilisateurs, Facebook tente de répondre à une demande pressante de sa communauté. « Depuis 2007, lorsqu'un membre du réseau social décède, son compte est gelé ou supprimé », rappelle le Figaro. « Cette solution ne convenait pas toujours aux proches d'un défunt, qui souhaitaient parfois transformer le compte un lieu d'hommage numérique, en y publiant des nouveaux contenus ». Une alternative déjà développée par Google en 2013.

Le choix sera donc désormais possible, ce qui n'est pas sans poser de questions concernant la vie privée des utilisateurs. Si le réseau social précise bien que les messages privés resteront inaccessibles, la CNIL pourrait bien voir ce transfert de données numériques d'un mauvais oeil. Fin 2014, l'autorité administrative chargée de surveiller sur les rapports entre informatique et citoyens a rendu un avis sur la gestion de la mort en ligne. « Que les données concernent des personnes vivantes ou des personnes décédées, la CNIL veille à ce que l'informatique ne porte atteinte, ni à l'identité du défunt, ni à la vie privée de ses héritiers », avait précisé l'organisme en précisant que la loi française ne permet pas la transmission des droits d'accès de données personnelles d'une personne défunte à un proche.

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