Vanity Fair : pourquoi Michel Denisot à la tête de la version française ?

Vanity Fair : pourquoi Michel Denisot à la tête de la version française ?
Vanity Fair : pourquoi Michel Denisot à la tête de la version française ?
Dans cette photo : Michel Denisot
Vanity Fair, le célèbre magazine américain devrait débarquer en France avant l'été prochain. C'est le groupe de presse Condé Nast, propriétaire du titre, qui l'a lui-même fait savoir ce matin, dévoilant par la même occasion le nom de Michel Denisot comme futur directeur de la rédaction. Pourquoi ? Parce qu'un tel choix « s'imposait », tout simplement.
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Cette arrivée pourrait bouleverser le marché français de la presse magazine. De quoi s’agit-il ? De la version française du célèbre magazine américain Vanity Fair. En effet, le groupe de presse Condé Nast a fait savoir que le support devrait voir le jour dans les prochains mois. « Sauf cataclysme publicitaire, nous prévoyons un lancement avant l’été, les équipes sont en cours de constitution », a indiqué le PDG de la filiale française du groupe d'édition américain, Xavier Romatet. Et d’ajouter : « on est dans un environnement très volatil, avec un marché français assez figé. Paradoxalement on pense que c'est le bon moment pour lancer Vanity Fair en France ».

Comme pour la version américaine, la déclinaison française du titre sera mensuelle et forte d’une pagination pouvant aller jusqu’à 250 pages. Le magazine, dont quatre « numéro zéro » ont déjà été édités, sera délibérément dans la catégorie haut de gamme avec un prix de vente situé entre 4 et 5 euros. Enfin, et sans surprise, la recette qui a fait le succès du Vanity Fair américain (couvertures sophistiquées et glamour, photographes de renom, enquêtes et portraits fouillés voguant entre mode, people, politique et finance) sera adaptée à la sauce française. « L'offre magazine s'est souvent affadie par souci d'économies, Vanity Fair va redonner du temps, des moyens et donc toute la distance nécessaire pour un journalisme de qualité, avec des papiers longs, des photos de qualité et une mise en scène glamour, qui appartient à la marque Vanity Fair », assure d’ailleurs Xavier Romatet, précisant que 80 % du contenu sera exclusif et français.

Ces considérations économiques étant éclaircies, reste à aborder le sujet qui nous intéresse réellement : quelle personnalité est pressentie pour diriger la version française de cette institution de la presse magazine ? Mais alors que les responsables du Huffington Post avaient fait durer le suspense plusieurs semaines avant d’annoncer officiellement Anne Sinclair à la tête du site internet, là, il n’en est rien. C’est Michel Denisot (oui, le « presque » septuagénaire de Canal + !) qui dirigera la rédaction du French Vanity Fair. Pourquoi ? Parce que, comme l’explique très justement (ou pas) Xavier Romatet, le choix s’imposait au vu de « l'homme et de sa personnalité, qui va très au-delà de neuf années aux commandes du Grand Journal de Canal+. Il a une idée très juste de ce qu'il fait. » En outre, détail qui a sûrement fait pencher la balance, « il connaît tout le monde, de la politique aux stars en passant par les sportifs ». Soit.

Contacté par le Parisien, le futur rédacteur en chef a raconté avoir été « approché au printemps en plusieurs étapes, par Xavier Romatet puis par Jonathan Newhouse, chef Monde (du groupe d'édition américain, ndlr) ». Encore sous contrat avec Canal + pour plusieurs années, il a également tenu à préciser ne pas envisager d’arrêter le Grand Journal, soulignant qu'il ne serait « pas le premier à diriger un magazine et à faire de la télé ».

Quoi qu'il en soit, il faudra patienter jusqu'à la mi-2013 pour trouver en kiosque le premier numéro 100 % tricolore de Vanity Fair. Et au cas où Michel Denisot se révèlerait finalement ne pas être le choix le plus judicieux, chez Terrafemina, nous avons d'ores et déjà pensé à d'éventuelles remplaçantes. Nous en sommes convaincues, Claire Chazal, Valérie Trierweiler, Inès de la Fressange ou Virginie Mouzat, pour ne citer qu'elles, feraient très bien l'affaire... 

Crédit photo : AFP

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