Les patrons séduisants font grimper le cours de l'action de leur entreprise

Les patrons séduisants font grimper le cours de l'action de leur entreprise
Les patrons séduisants font grimper le cours de l'action de leur entreprise
Deux chercheurs américains ont démontré que les patrons séduisants rapportaient plus d’argent à leur entreprise. L’analyse de l’influence de l’apparence physique sur l’économie ne date pas d’hier. Dès les années 90, des chercheurs se sont penchés sur les liens entre beauté et rendement.
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La beauté, un facteur de croissance économique ? D’après une étude conduite par deux chercheurs américains, une entreprise qui a à sa tête un patron séduisant a plus de chances de croître économiquement.

Les traits de 677 patrons passés au crible

Joseph T. Halford and Hung-Chia Hsu, deux chercheurs de l’université du Wisconsin, viennent de publier une étude consacrée au lien entre l’apparence physique d’un chef d’entreprise et le rendement de sa société. Pour ce faire, ils ont étudié les traits de 677 PDG grâce à un site web appelé anaface.com, qui les a notés sur une échelle de 1 à 10 en fonction de critères de symétrie et d’harmonie. Ils ont ensuite comparé ces notes aux performances de l’action de leur société en bourse. En analysant l’effet sur le cours de l’action de leur nomination dans les jours suivant son annonce officielle, ils en ont conclu que, plus les patrons étaient beaux, et plus le cours de l’action progressait.

« L'économie de la beauté »

L’étude de M.Halford et Hsu prouve donc que la beauté joue un rôle dans l’économie, et pas seulement à l’échelle individuelle : les gens beaux gagnent plus d’argent et en font gagner plus aux autres. Ce n’est pas la première fois que des chercheurs s’intéressent aux liens entre l’apparence physique et l’argent. Cette science a même un nom, inventé par l’économiste Daniel Hamermesh : « pulchrinomics », littéralement « économie de la beauté ». Auteur d’un essai intitulé La beauté paie : pourquoi les gens beaux réussissent mieux, celui-ci s’est en effet rendu compte en interrogeant  plusieurs milliers de travailleurs dès 1994, que, plus les salariés étaient séduisants, plus leur revenus étaient élevés.