Comment bien diriger une équipe quand on est une femme ?

Comment bien diriger une équipe quand on est une femme ?
Comment bien diriger une équipe quand on est une femme ?

Diriger une équipe cache bien des difficultés. Les compétences, les diplômes ou encore l’état d’esprit ne suffisent pas toujours pour s’imposer en tant que leader et emmener ses collaborateurs au sommet. Terrafemina vous guide.

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Première difficulté : le ressenti de sa légitimité

La première épreuve que doit surmonter une femme qui accède à un poste de direction, est liée à l’affirmation de sa propre légitimité. Tout se joue dans les cent premiers jours, lorsqu’on intègre une nouvelle fonction. Notre image n’est pas encore faite, c’est à ce moment-là qu’il faut agir. Or une personne qui doute, qui plus est une femme, perd automatiquement des points lorsqu’elle montre trop de signes de faiblesse à son équipe. « Pour réussir à imposer son autorité, il faut en être soi-même persuadée. Vos collaborateurs se font rapidement une image de vous, et il est très difficile après d’en changer. Tout se joue sur le terrain », explique Eléna Fourès, consultante internationale et auteure de « Leadership au féminin » aux Editions PROGRESSOR.

Préparer la prise de poste

« Une femme qui s’apprête à prendre un poste de direction doit être politiquement avisée et éveillée », prévient notre interlocutrice. Autrement dit, il est indispensable qu’elle se prépare à cette nouvelle fonction, qu’elle récolte des informations sur son prédécesseur et sur l’entreprise, et cherche à se démarquer. Dans le cas où elle est nouvelle dans la structure, l’enjeu est de taille. Elle devra très vite décoder sa culture et l’incarner. S’il s’agit d’une promotion, la tâche est tout autant difficile. Il faut s’appliquer à faire évoluer son image en harmonie avec son nouveau titre. Montrer qu’on a pris du galon sans que cela passe pour de l’arrogance. « De toute manière, vous serez jugé. Il faut laisser le temps aux personnes qui vous ont connue "petite" d’intégrer que vous avez grandi. »

Communiquer avec son équipe

Diriger une équipe demande une solide dose de communication. Ne pas foncer tête baissée dans ses dossiers, mais au contraire prendre le temps de rencontrer chaque collaborateur. Facile à dire. Souvent les femmes s’attellent à d’innombrables tâches dès leur prise de poste, mais omettent de communiquer avec leur équipe. C’est une erreur classique qui peut être lourde de conséquences. « Lorsque vous faites ou demandez quelque chose, vous devez commenter et préciser ce que vous attendez, puis ensuite donner un feed-back, c’est indispensable », insiste Eléna Fourès. Bien évidemment, lorsqu’on ne prend pas le temps d’expliquer, on ne peut pas se plaindre si les choses sont mal faites. La suite on la connaît : non-dits, frustrations…rien de bon pour une toute nouvelle dirigeante. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à réunir les personnes et faire régulièrement des points avec eux. « Les femmes doivent prendre le temps de communiquer et surtout ne pas se précipiter à agir », ajoute la coach. « L’inaction » évite bien des mauvaises surprises. « Un vrai leader prend le temps de réfléchir, fait des arbitrages, étudie les différentes problématiques. En voulant agir trop tôt, vous prouvez indirectement que vous n’êtes pas en confiance, donc que vous ne vous sentez pas légitime. »

Ne pas surmener son équipe et soi-même

Parmi les écueils, il y a celui qui consiste à trop faire et trop demander. Exiger un investissement sans limite de ses collaborateurs est possible mais n’est pas durable dans le temps. Cette méthode de management va effrayer et aliéner l’équipe. Celle-ci va se sentir oppressée et se demander combien de temps encore sa chef va tenir à ce rythme. Sans compter que cette attitude instaure un climat d’angoisse et de peur. Et lorsqu’on est angoissée, les gens se disent, encore une fois, que l’on n’est pas légitime. C’est le sabotage total. En résumé, mieux vaut envoyer des mails au petit matin qu’en plein milieu de la nuit. « Si je devais donner un conseil global, je dirais il faut se gouverner soi-même avant de prétendre gouverner les autres », recommande Eléna Fourès.

Accepter les bonnes critiques

Dernier point, les critiques. Si elles sont constructives, bien évidemment, elles deviennent nos meilleures amies. Bien souvent lorsqu’on prend une nouvelle fonction, les gens nous testent. Si l’on parvient à les cadrer, alors ils deviendront nos meilleurs alliés pour le futur. Pour évaluer si une critique est positive, il faut déterminer si elle est fondée, si elle vise l’intérêt de l’entreprise, de l’équipe. Si celle-ci a simplement pour objectif de nous déstabiliser ou détruire, il alors faut garder de la hauteur : ne pas démarrer au quart de tour, prendre de la distance au contraire.

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