Hôtesse de l'air : pas vraiment la tête en l'air !

Hôtesse de l'air : pas vraiment la tête en l'air !
Hôtesse de l'air : pas vraiment la tête en l'air !

Awa C., 27 ans, est hôtesse de l’air depuis 3 ans. Un métier riche et passionnant, qui demande beaucoup de rigueur et de professionnalisme. On est très loin des clichés parfois associés à cette profession. Entre deux escales, Awa nous explique les ficelles de son métier.

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Rigueur et exigence


« Mon métier est principalement lié à la sécurité des passagers. Très régulièrement, mes compétences sont réévaluées grâce à des formations qui permettent de revoir mes acquis. Il est essentiel que je connaisse l’avion dans lequel je travaille aussi bien que chaque recoin de mon appartement. Avant la pratique, le théorique est à connaitre sur le bout des doigts. Savoir gérer son stress dans n’importe quelle situation est très important. Parfois, il faut que je sois traductrice, nounou et infirmière à la fois. Pour gérer la pression, ma meilleure arme est mon humour qui m’aide à dédramatiser les situations ».

Donner confiance et faire confiance

 
« Lorsque j’exerce mon métier, je représente la compagnie aérienne pour laquelle je travaille. Il faut que je sois souriante, chaleureuse, aimable et propre sur moi, ce qui crée un climat de sécurité. Etre hôtesse de l’air est un véritable don de soi : s’il y a le moindre problème, je me dois d’assurer. Heureusement, je n’ai jamais eu peur en avion. Lorsqu’on travaille dans une petite compagnie on connait la plupart des membres d’équipage, y compris les pilotes. Je sais qui ils sont et je leur fais totalement confiance ».

Un rythme difficile

 
« Oui mon métier a des inconvénients : la fatigue, le décalage horaire, les passagers désagréables, les avions en retard…Mais ces inconvénients sont surmontables et peuvent se transformer en avantages. Je n’ai pas le même rythme que la majorité des salariés mais cela me permet d’éviter les heures de pointes dans le métro ou de partir en vacances en dehors des saisons touristiques. Evidement, mon planning n’est jamais le même. Pour tenir ce rythme effréné, il faut avoir des repères en dehors de son travail : un homme à la maison, des amis sur qui compter ou des activités régulières. Je pratique beaucoup de sport pour m’aider à décompresser et j’essaye de manger équilibré et à heure fixes le plus souvent possible ».

Devenir hôtesse de l’air, le fruit du hasard.


«  Devenir hôtesse de l’air n’a jamais été ni un rêve, ni une vocation. Après mon bac, j’ai entamé un BTS commerce international mais je n’ai pas accroché. Je me suis donc inscrite à la fac en LEA (Langues Etrangères Appliquées) et j’ai obtenu ma licence. Durant ces années d’études, grâce à des expatriations en Espagne et en Angleterre, mon niveau en langues a beaucoup progressé. Et puis un jour, je suis tombée par hasard sur un prospectus qui proposait des formations pour devenir hôtesse de l’air. J’ai toujours beaucoup voyagé et je savais que j’aimais prendre l’avion ».

Une formation rapide, mais coûteuse

 
« Avant de se lancer dans une formation, il faut commencer par faire une visite médicale obligatoire qui s’élève à 400 euros. Le moindre problème de santé est rédhibitoire pour exercer ce métier. Une quinzaine d’organismes proposent des formations en France qui durent entre 3 et 6 mois et coûtent entre 1500 et 2000 euros minimum. La formation délivre le CFS - Certificat Formation à la Sécurité- qui est obligatoire pour devenir hôtesse de l’air. Ces quelques mois sont très intenses, et demandent de la volonté et de l’acharnement. Un stage de validation des acquis peut être effectué dans une compagnie aérienne. Il n’est pas obligatoire mais permet d’acquérir de l’expérience ».

Une évolution de carrière rapide

 
Après ma formation, j’ai été embauchée dans une petite compagnie aérienne. Durant deux ans et demi, j’ai assuré de nombreuses liaisons notamment entre Paris et Tel-Aviv. C’est très formateur de travailler dans une petite compagnie. On apprend rapidement les ficelles du métier, et on devient vite débrouillarde et autonome. J’aimerais un jour devenir chef de cabine puis chef de cabine principal. Les échelons se montent rapidement dans le domaine de l’aviation et les salaires peuvent vite grimper.

Une véritable passion

 
J’adore mon métier ; il est tellement enrichissant ! J’aime ce brassage de cultures et l’atmosphère particulière qui règne dans les aéroports. Les gens se retrouvent, se perdent, et je suis témoin de certains moments magiques et intenses. Aujourd’hui j’ai la chance de faire un métier qui me plait ; j’ai essayé et j’ai adhéré !

Infos pratiques

Compétence :
Niveau bac obligatoire seulement pour certaines compagnies. Mesurer 1 m 56 minimum, être âgé d’au moins 18 ans, avoir son CFS et passer sa visite médicale avec succès.
Maitriser l’anglais et plusieurs langues de préférence.

Salaire :
Salaire en fonction de la compagnie aérienne, du grade et de l’expérience.
Son salaire : 1594 euros brut, 1200 euros net par mois, plus les primes d’éloignement et l’argent touché en fonction des ventes de produits réalisées à bord de l’avion.
Salaire d’un débutant chez Air France : 1600 euros net.

Formations :
Air Form, La croix rouge, AéroSchool, Ecole Internationale de Tunon, Avenir Naviguant Formation.

Conseils :
Afin de financer votre formation, n’hésitez pas à demander de l’aide auprès de votre conseil régional.
Pour réaliser un stage à la suite de votre formation, privilégiez la compagnie CorsairFly qui ne demande pas de frais de stage.
Pour les effrayer de l’avion, le livre « L’avion rassurez-vous »  de Michel Novovitch, aux éditions Altipress, est un bon moyen d’être rassuré.

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