Chef d’entreprise, une vocation ?

Chef d’entreprise, une vocation ?
Chef d’entreprise, une vocation ?
Chef d'entreprise, une vocation ?  La fibre entrepreunariale est elle innée ou se travaille-t-elle ? Françoise Holder, entrepreneuse hors du commun, nous donne ses précieux conseils.
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Les entrepreneurs et entrepreneuses sont à la mode. Enfin… Après des années au mieux d’ignorance au pire d’attaques ou de dédain, aujourd’hui la crise aidant peut-être notre société semble amorcer une prise de conscience.

On parle souvent de vocation pour un pianiste ou un chercheur et cela suscite l’admiration de tous. On parle moins souvent de vocation pour un commerçant ou un entrepreneur, et la reconnaissance se fait souvent discrète. Et pourtant…

Il en faut du courage, de la persévérance, pour créer son entreprise, pour reprendre un commerce, pour faire face à ses échéances, pour se faire respecter de tous - salariés, créanciers, clients. Le chemin est long, parsemé d’obstacles, auxquels s’ajoute le blocage sexiste.

Toutes, de la femme chef d’entreprise à la salariée à temps partiel qui crée sa petite structure grâce à l’auto-entreprenariat, pensent que le chemin est deux fois plus dur, qu’il faut être plus performante et faire davantage ses preuves qu’un homme. Mais si cette route est semée de difficultés et de souffrance parfois, de doutes toujours, quelle victoire à l’arrivée !

Alors peut-être peut-on parler de vocation, de vocation humaniste. Car créer une entreprise, c’est essayer de répondre aux besoins de chacun et souvent satisfaire des intérêts contradictoires. Diriger ou créer, c’est donner du sens à sa vie, le sens de l’action,  celui du résultat mais aussi du service rendu, c’est en fait celui de l’engagement. Et sur Terrafemina, nous sommes toutes par vocation des femmes engagées.