Régimes : notre cerveau est programmé pour préférer la junk food

Régimes : notre cerveau est programmé pour préférer la junk food
Régimes : notre cerveau est programmé pour préférer la junk food
On sait désormais pourquoi les régimes sont si difficiles à tenir. Même si le goût des aliments faibles en calories est meilleur, nous sommes programmés pour préférer la junk food. Des chercheurs ont découvert que la nourriture grasse et sucrée provoquait une réaction beaucoup plus puissante au niveau du cerveau.
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Hamburgers, lasagnes, viennoiseries…Notre cerveau préfère les mets hyper caloriques aux bons légumes de grand-mère, c’est prouvé. D'où notre difficulté à supporter un régime.Des scientifiques de l’université de Yale viennent de découvrir que même lorsqu’un aliment sain et faible en calorie a meilleur goût qu’une nourriture grasse et sucrée, nous sommes programmés pour choisir la "malbouffe". La nourriture hyper calorique provoquerait en effet des réponses plus puissantes dans le cerveau.

Le circuit des calories et le circuit du bon goût
Selon les chercheurs il y aurait en fait deux circuits différents activés dans le cerveau lorsque nous mangeons. L’un d’eux est lié aux fluctuations du taux de sucre dans le sang, tandis que l’autre réagit selon que nous trouvons la nourriture à notre goût ou pas. « Le problème est que le cerveau se préoccupe plutôt des calories », souligne Dana Small, psychologue à l’université de Yale.

Le Daily Mail rapporte que l’équipe de scientifiques a demandé
à un groupe de volontaires de tester une série de boissons aux arômes artificiels : certaines d’entre elles étaient riches en calories, d’autre en contenaient zéro.  Après trois semaines, ils ont constaté que le groupe tendait à préférer les boissons caloriques même si l’apport calorique ne se ressentait pas au niveau du goût. Grâce à des IRM, les chercheurs ont observé les réactions des volontaires lorsqu’ils goûtaient les boissons : la réaction dans le cerveau s’est avérée plus intense quand le taux de sucre dans le sang était élevé. Cette réaction cérébrale procurant une satisfaction au moment de la dégustation.

A l’inverse, la réponse cérébrale n’était pas liée au degré d’appréciation du goût des boissons. Ainsi, Le Dr Small estime que les personnes qui mangent trop le font non pas parce qu’elles trouvent les aliments riches en calories meilleurs, mais parce que leur taux de sucre réagit plus fortement que la normale. Cette découverte intéressante pourrait permettre de mieux appréhender les phénomènes de surpoids et d’obésité, et d’une certaine façon, de déculpabiliser les personnes qui en sont atteintes.

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