La pilule, traitement sous-estimé contre l’acné par les laboratoires ?

La pilule, traitement sous-estimé contre l’acné par les laboratoires ?
La pilule, traitement sous-estimé contre l’acné par les laboratoires ?
Certaines pilules ont un effet sur l’acné pourtant connu mais qui n’aurait été pourtant que peu exploité par les laboratoires. Pour que ces médicaments puissent être utilisés par les personnes victimes d’acné, il faudrait d’abord que les laboratoires redemandent une autorisation spécifique de mise sur le marché. L’acné touche 70% des adolescents et 20% des adultes, et peut laisser des séquelles visibles sur la peau.
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Des dizaines d’études comme celles-ci montrent depuis longtemps que chez les femmes, l’acné peut être également traitée au moyen de pilules contraceptives. Selon le journal le Figaro, les traitements hormonaux seraient tout aussi efficaces pour soigner l’acné que les antibiotiques - les risques de favoriser le développement de résistances bactériologiques sur le long terme en moins. Ainsi, la pilule Diane 35 avait-elle obtenu une autorisation de mise sur le marché dans le traitement de l’acné - avant d’être un temps retirée à cause de risques graves pour la santé. Il reste également la solution du Triafemi - mais celui-ci n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Mais mis à part ces deux molécules, il est étonnant de constater que c'est le désert !

Les laboratoires pharmaceutiques sous-estiment l’utilisation des traitements hormonaux contre l’acné

Le fait est que les laboratoires pourraient proposer davantage de pilules dotées d’une double autorisation dans le traitement de l’acné - mais ont jusqu’ici sous-estimé leur efficacité - ce que fait comprendre l’ANSM dans le Figaro. Par manque de choix, peut-être, mais également à cause du précédent Diana 35, la communauté médicale semble pour l’heure frileuse sur le fait de proposer des traitements de l’acné à base d’hormones: « On a bien vu, avec le débat sur les risques thromboemboliques liés à la contraception hormonale, que cette prescription suppose un interrogatoire et une surveillance particulière», indique le Dr Aléos, cité par le Figaro. Pourtant, ce type de traitements, qui peut être inclus dans une démarche de contraception, permet d’éviter l’emploi d’antibiotiques - dont l’efficacité sur des affections aujourd’hui bénignes pourrait diminuer si son usage est trop courant. Les labos rendraient ainsi service à tout le monde en demandant la double certification de davantage de traitements hormonaux.