Fusillade de Toulouse : une minute de silence pour une « tragédie nationale »

Fusillade de Toulouse : une minute de silence pour une « tragédie nationale »
Fusillade de Toulouse : une minute de silence pour une « tragédie nationale »
Dans cette photo : Nicolas Sarkozy
Arrivé sur les lieux du drame vers 11h30, Nicolas Sarkozy a qualifié de « tragédie nationale » la fusillade de l'école juive Ozar-Hatorah à Toulouse qui a fait ce lundi matin quatre morts, un adulte de 30 ans, trois enfants âgés de 3, 6 et 10 ans, et un blessé très grave de 17 ans. Le président de la République a décrété une minute de silence mardi à 11h dans tous les établissements scolaires du pays.
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C'est vers 11h30 que Nicolas Sarkozy est arrivé sur les lieux de la fusillade de l’école juive Ozar-Hatorah à Toulouse, qui a coûté ce lundi matin la vie à quatre personnes, un enseignant en religion de 30 ans, ses enfants de 3 et 6 ans, un autre enfant de 10 ans, et blessé très grièvement un adolescent de 17 ans. Le président de la République a décrété une minute de silence mardi à 11h dans tous les établissements scolaires du pays en hommage aux victimes de cette « tragédie nationale ». « Sur le territoire de la République, on n'assassine pas des enfants comme ça sans avoir à rendre compte », a-t-il déclaré, alors qu’il était accompagné du ministre de l’Education Luc Chatel, du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Richard Prasquier, et du grand rabbin de France Gilles Bernheim. Matignon a annoncé dans un communiqué la mise en œuvre de « moyens exceptionnels » pour conduire l’enquête, sécuriser les écoles et les lieux de culte. Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi de l’enquête sur la fusillade de Toulouse, ainsi que de celles sur les meurtres des militaires à Toulouse et Montauban.

La classe politique tout entière a fait part de sa « plus vive émotion », comme le candidat Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, ou comme Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui a exprimé son « horreur » face à cet « assassinat antisémite » et déclaré que la campagne était « suspendue pour honorer la mémoire des victimes ». Un besoin d' « unité nationale » formulé par François Bayrou, le candidat du MoDem, qui se rendra à une cérémonie de recueillement à la grande synagogue de Toulouse. Marine Le Pen a par ailleurs demandé à France 2 de reporter son débat avec Eva Joly et Arnaud Montebourg prévu ce soir « en signe de compassion et de solidarité ». «  Tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour arrêter et punir le coupable de cette ignominie », a déclaré le candidat PS François Hollande, qui a atterri à Toulouse vers les 14h. Les représentants des différentes communautés religieuses ont exprimé leur « très vive indignation », comme Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence des évêques de France, ou le président du Conseil français du Culte musulman, Mohammed Moussaoui, qui s’est dit « horrifié » par « cet acte criminel indescriptible ».

Elodie Vergelati

(Avec AFP)

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