Sondage Présidentielle 2012 : et si un quart des Français s'abstenait ?

Sondage Présidentielle 2012 : et si un quart des Français s'abstenait ?
Sondage Présidentielle 2012 : et si un quart des Français s'abstenait ?
Un quart des Français est susceptible de s'abstenir pour le premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril prochain, selon un sondage BVA pour Orange, la presse régionale et RTL. Quels candidats vont en pâtir si 25% des inscrits ne déposent pas de bulletin dans l'urne ?
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C’est la grande inconnue de l’élection présidentielle. A chaque scrutin elle laisse subsister un épais nuage de doute pour les équipes de campagne. Un sondage BVA* pour Orange, RTL et la PQR indique qu’un quart des Français environ (entre 20 et 25%) serait tenté par l'abstention à l'élection présidentielle. Précisément 24% des personnes interrogées par l’institut BVA estiment que « la manière dont se déroule la campagne » les incite « plutôt à s'abstenir », contre 74% qui répondent « plutôt à aller voter ».

Qui sont ces électeurs désabusés ?
Parmi ces citoyens, inscrits sur les listes électorales, mais pourtant en passe de renoncer à leur voix, on trouve au premier plan les 25-34 ans (34 %), sans doute déçus par une campagne qui ne leur accorde pas une place majeure. Sur l’échiquier politique, les sympathisants de François Bayrou (42% d’abstentionnistes) sont les plus tentés par l’abstention, juste avant ceux d’Eva Joly 34% et de Marine Le Pen (34% également). A l’inverse les sympathisants de l'UMP, du PS et du Front de Gauche sont les plus mobilisés par cette campagne, ils ne sont que 20% pour l’UMP et 17% pour le PS et le Front de Gauche à avoir prévu de s’abstenir. N. Sarkozy, F. Hollande et J-L. Mélenchon sont donc ceux qui devraient voir le moins leurs électeurs bouder le premier tour. En outre en termes de classe d’âge, 87% des 65 ans et plus sont décidés à aller voter, d’où peut-être un avantage pour Nicolas Sarkozy, mieux crédité chez les séniors.

Plus qu’en 2007 mais moins qu’en 2002
Le taux d’abstention de 2012 pourrait se situer « à un niveau intermédiaire entre les excellents chiffres de participation de 2007 et les médiocres chiffres de 2002 », analyse Gaël Sliman, Directeur Général Adjoint de BVA. Quinze jours avant le premier tour de l’élection de 2007, ils étaient 17% à affirmer qu'ils étaient plutôt incités à s'abstenir, proportion très proche de l'abstention le jour du vote (16%). En 2002, 56% des sondés s’étaient dits « pas intéressés » par la campagne, -contre 33% en 2012- cette élection avait été marquée par un record d'abstention au premier tour (28,4%).

…Mais un scrutin décisif
Paradoxe. La campagne est pourtant sur toutes les bouches : 66% des sondés déclarent parler « souvent » de la campagne avec leurs amis, leurs familles ou leurs collègues, et un quart (25%) en parle même tous les jours ou presque. Le 5 avril 2007, ils n’étaient que 53% à en parler « souvent ». Crise, préoccupations sur le pouvoir d’achat et l’emploi font de cette campagne un moment clé pour 79% des Français qui pensent que cette élection sera décisive pour l'avenir de la France, plus d’un Français sur deux pense même (56%) qu'elle aura un impact décisif sur sa vie quotidienne.

*Sondage réalisé les 4 et 5 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1.048 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales, constitué d'après la méthode des quotas. Echantillon recruté par téléphone et interrogé par internet.

Avec AFP
Crédit photo : AFP

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