Fillon/Copé : la bataille pour la tête de l'UMP est lancée

Fillon/Copé : la bataille pour la tête de l'UMP est lancée
Fillon/Copé : la bataille pour la tête de l'UMP est lancée
Dans cette photo : François Fillon
François Fillon s'est lancé à l'assaut de l'UMP, en déclarant samedi sa candidature officielle à la tête du parti de droite. En parallèle, Jean-François Copé, pas encore officiellement déclaré, mène déjà campagne.
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C’est sur Twitter que François Fillon a mis fin au faux-suspense. « Mon devoir est de rassembler toutes les familles de la droite et du centre. Je suis candidat à la présidence de l'UMP », y déclare-t-il samedi soir. Une décision qu’il justifie ensuite dans un entretien au Journal du Dimanche, expliquant qu’il est candidat « à la fois pour s'opposer à une politique inconséquente, à contresens de l'histoire, et ensuite, simultanément, pour préparer la reconquête, sans attendre ». « Je veux rassembler tous les républicains qui ne veulent pas d'une politique de déclin, tous les Français qui savent très bien que, pour conserver notre mode de vie, il va falloir faire des efforts, poursuivre les réformes, réduire les dépenses, se former mieux », ajoute-t-il.
L’ex-Premier ministre a déjà bénéficié depuis son annonce de nombreux soutiens dans son camp, comme celui de l’ancienne ministre Valérie Pécresse, qui a estimé qu’il était le « premier défenseur du bilan de Nicolas Sarkozy, mais aussi le premier opposant à François Hollande ». Laurent Wauquiez, chef de file de la « Droite sociale » a également exprimé son soutien à la candidature Fillon, tout comme Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

Des « règlements de compte post-présidentiel »
S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré comme candidat, Jean-François Copé fait lui aussi déjà campagne. Se présentant comme le candidat d’une droite « décomplexée », il a réagi à l’annonce de la candidature de M. Fillon en déclarant : « ce ne sera pas une bataille de personnes, ce sera une bataille sur une ligne politique. Je ne suis pas sûr de forcément connaître la sienne ». Quant à Alain Juppé, potentiel candidat, il a dénoncé sur son blog des « règlements de compte post-présidentiel ». L'ancien ministre des Affaires étrangères s’est prononcé en faveur de l’élection d’une équipe dirigeante à la tête du parti, dont il pourrait en être. Il propose également que le futur président du parti s’engage à ne pas être candidat aux primaires de l’UMP « qui seront organisées pour la désignation du candidat à la présidentielle ».
Pour l’heure, un récent sondage CSA pour Les Echos donne François Fillon en tête des personnalités politiques, avec 58 % de bonnes opinions, loin devant Jean-François Copé, qui est à 36 %. Ce leadership est plus écrasant encore chez les seuls sympathisants de droite, où il séduit à 84 %, contre 68 % pour Jean-François Copé.

Crédit photo : AFP

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