Contraception des mineures : l'anonymat enfin réalité

Contraception des mineures : l'anonymat enfin réalité
Contraception des mineures : l'anonymat enfin réalité
La contraception pour les jeunes filles sera désormais placée sous le sceau de la confidentialité. L'Assemblée nationale a voté lundi une loi en ce sens, destinée à assurer le secret  de « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs » pour les mineures.
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Fin octobre, la ministre de la Santé Marisol Touraine présentait un amendement au projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) pour faire rembourser à 100% la pilule pour les jeunes filles de 15 à 18 ans. Cette semaine, la ministre va plus loin, en proposant de compléter la gratuité de la contraception pour les mineures par une « garantie de confidentialité ». Ainsi, l’Assemblée nationale a décrété lundi soir que désormais « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs sont protégées par le secret pour les personnes mineures ».

« Cet amendement est nécessaire afin que les jeunes filles puissent avoir recours à la contraception si elles le souhaitent sans que l'information qui serait faite à leurs parents sur ce point, notamment par les informations issues du remboursement par l'assurance maladie, ne pèse dans leur décision et vienne entraver leur volonté », a souligné Mme Touraine. Une décision immédiatement applaudie par la députée UMP Bérengère Poletti, qui réclamait de longue date la garantie de l'anonymat pour les adolescentes. Dans une interview à Terrafemina en octobre, la députée expliquait ainsi : « Je sais que la gratuité ne suffit pas, elle doit aller de pair avec l’anonymat. Aujourd’hui, une adolescente qui veut obtenir la pilule sans en rendre compte à ses parents peut se rendre dans un centre de Planning familial, elle lui sera prescrite gratuitement. Mais c’est une démarche assez compliquée pour une mineure. Si elle se rend chez le médecin, elle devra payer si elle veut garder son anonymat ». Si elle s’est réjouie de cette proposition de loi, elle a malgré tout échoué, malgré le soutien de sa collègue socialiste Catherine Coutelle, à faire étendre cette obligation de secret à des examens complémentaires, comme une prise de sang. Affaire à suivre, la ministre ayant justifié ce refus en expliquant qu’elle ne pouvait l’appliquer dans l’immédiat pour des raisons techniques.


Crédit photo : iStockphoto

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