Cécile Duflot et Delphine Batho en guerre contre l’austérité

Cécile Duflot et Delphine Batho en guerre contre l’austérité
Cécile Duflot et Delphine Batho en guerre contre l’austérité
Elle sème le trouble dans la majorité, provoque des grincements au sein du gouvernement et inquiète les Français. Prononcer son nom reste tabou. La rigueur s'invite dans le débat et suscite des états d'âme chez certains ministres. Cécile Duflot et Delphine Batho comptent bien résister au nouveau tour de vis budgétaire qui se profile. Les deux ministres anti-austérité s'organisent mais pour quel résultat ? Edito.
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Les deux ministres anti-austérité comptent bien résister aux nouvelles coupes prévues dans les ministères mais leur combat s’annonce difficile pour ne pas dire perdu d’avance tant la ligne sociale-libérale pragmatique domine au sein du pouvoir et jusqu’à son sommet. 

C’est le cas de Delphine Batho et de Cécile Duflot, parties toutes deux en guerre contre l’austérité. La ministre de l’Égalité des territoires et du logement a ainsi déclaré au Journal du Dimanche du 17 février que « la réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses ». La phrase a provoqué un coup de sang à Matignon qui a aussitôt rappelé à la ministre verte son devoir de solidarité. Mais jusqu’à quand ? L’entourage de Cécile Duflot ne cache plus les tensions avec son collègue au Budget Jérôme Cahuzac, surnommé le « Père la rigueur », craint par tous et haï par certains. Au sein de son parti EELV, des cadres évoquent même le possible départ du gouvernement de leur camarade Duflot si le tournant de la rigueur s’avère trop brutal. Mais pour le moment, la ministre reste à son poste et avale les couleuvres. Elle n’est pas la seule.

En charge de l’Écologie, Delphine Batho s’étrangle de cette future potion amère et déclare sur les ondes de RCJ : « On est au maximum de ce qu’on peut faire en termes d’économies et de réduction des dépenses ». La nouvelle a fait l’effet d’une douche glaciale. Sur fond de croissance zéro et d’objectif de réduction des déficits inatteignable, le gouvernement doit se résoudre à un nouveau plan de rigueur. Jean-Marc Ayrault a beau le démentir, évoquant une gestion rigoureuse des finances publiques, le résultat est le même : tous les ministères vont devoir se serrer la ceinture. Et pour certains, cette goutte de rigueur risque de faire déborder le vase des mécontentements. Première à tirer la sonnette d’alarme, la majorité d’élus socialistes s’inquiète de ce nouveau tour de vis budgétaire qui risque de désorienter un peu plus un électorat de gauche déjà très sceptique sur l’action du gouvernement. Même son de cloche auprès de certains ministres qui n’hésitent pas à afficher ouvertement leurs réticences, quitte à agacer l’exécutif.

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