À Paris, les femmes ont marché contre l’austérité

À Paris, les femmes ont marché contre l’austérité
À Paris, les femmes ont marché contre l’austérité
Dans cette photo : François Fillon
Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Paris, dimanche, pour une « Marche des femmes contre l’austérité ». Parmi les principales revendications des manifestants : la politique du gouvernement dont les femmes sont les premières victimes.
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Ils se sont rassemblés, devant la Comédie Française, avant de se diriger vers la place de la République. Dimanche après-midi, à l’appel du Front de Gauche, plusieurs centaines d’hommes et de femmes ont participé dans les rues de Paris à une « Marche des femmes contre l’austérité ».

« Nous voulons montrer qu'on est en colère et qu'on prône une autre politique », a expliqué à l’AFP Laurence Cohen, sénatrice PCF du Val-de-Marne et animatrice du Front de Gauche, avant de déplorer : « Les femmes sont les premières victimes de l’austérité. Elles subissent de plein fouet le temps partiel contraint, une retraité sur trois vit sous le seuil de pauvreté ». Plusieurs personnalités du monde syndical, associatif ou féministes ont également pris la parole, à l’image de Clémentine Autain, pour dénoncer les « bas salaires » ou le « démantèlement » des services publics. « Il y a aujourd’hui deux fois plus de smicardes que de smicards, 83% des temps partiels sont occupés par des femmes, deux tiers des bas salaires sont aussi des femmes », a quant à elle énuméré Fatima, secrétaire générale du collectif Les Effronté-E-e, à L’Humanité.fr.

« En discriminant les femmes, on discrimine la moitié de l’humanité ! »

Avançant groupé derrière une banderole où était inscrit : « Marche des femmes contre l'austérité, pour imposer une autre politique », les manifestants ont donné de la voix. « Hollande, Ayrault, assez d'austérité, assez de précarité. Nous refusons de trinquer, nous refusons de payer », ont-ils scandé, brandissant des pancartes et des drapeaux du PCF, du Parti de Gauche et du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Un cortège défendant la cause des femmes donc, mais au sein duquel les hommes n’étaient pas en reste. Parmi eux, Jean-Charles, animateur social et culturel juge ainsi « essentiel de rappeler les inégalités entre les hommes et les femmes dans la vie quotidienne. Je le vois bien au travail, quand un homme pousse une gueulante on l’écoute bien plus qu’une femme », raconte-t-il à l'édition en ligne du quotidien d'extrême gauche. « C’est insupportable qu’il y ait encore des discriminations si fortes. En discriminant les femmes, on discrimine la moitié de l’humanité ! »

À noter que d’autres marches de rassemblements avaient été organisée la veille dans plusieurs villes du pays et dimanche, une pétition sur le site du collectif organisateur affichait près de 1 500 signatures.

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