Près de 8 pauvres sur 10 sont des femmes et des enfants, selon le Secours catholique

Près de 8 pauvres sur 10 sont des femmes et des enfants, selon le Secours catholique
Près de 8 pauvres sur 10 sont des femmes et des enfants, selon le Secours catholique
Le Secours catholique a accueilli, en 2012, 1,43 million de personnes, soit 10 000 de plus que l'année précédente. Les femmes et les enfants (1,1 million), sont les premiers frappés par la progression de la précarité, selon le rapport annuel de l'organisation, publié jeudi 7 novembre. Les personnes concernées survivent avec 497 euros par mois en moyenne.
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La pauvreté continue de progresser en France. Ainsi, le Secours catholique a reçu 428 000 femmes en 2012. Par ailleurs, le nombre d'enfants pris en charge l'an passé (672 000) a augmenté de 7,2% depuis 2001, indique le rapport publié ce jeudi par l'organisation. Si la part des familles monoparentales accueillies est stable (31%), la crise semble principalement frapper les mères seules qui représentent près d'une personne sur trois prise en charge par l'organisation (27,3 %).

Une personne sur six ne dispose d'aucune ressource

Des difficultés déjà mises en lumière en septembre par le Secours catholique dans une étude qui révélait qu'environ la moitié des mères célibataires (45 %) ne parvenait pas à boucler leur budget mensuel sans finir à découvert (contre 18 % en moyenne pour le reste de la population). Les femmes vivant seules représentaient, quant à elles, 16,4 % des bénéficiaires de l'aide de l'association.

« La très grande majorité vit sous le seuil de pauvreté (977 euros par mois en 2011), voire de très grande pauvreté (644 euros) », explique le secrétaire général du Secours catholique, Bernard Thibaud. « Près d'une personne sur six (17%) ne dispose d'aucune ressource et 45% ne vivent que d'aides sociales. Constat alarmant, leur niveau de vie a baissé de 2,5% depuis 2011, à 497 euros », souligne-t-il.

68 % des personnes accueillies sans emploi

La hausse du chômage est principalement responsable de cette progression de la pauvreté. Quelque 68 % des personnes accueillies sont sans emploi. Plus inquiétant, « l'enracinement » dans l'inactivité des pris en charge. Parmi eux, près de la moitié ne perçoit plus aucune indemnisation depuis six mois et plus. Et le chiffre est en augmentation constante.

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