Jeunesse : les moins de 30 ans entre découragement et optimisme

Jeunesse : les moins de 30 ans entre découragement et optimisme
Jeunesse : les moins de 30 ans entre découragement et optimisme
75% des jeunes se sentent négligés des politiques, un sur quatre est mal logé : les 15-30 ans révèlent leur désenchantement dans un sondage CSA pour la Jeunesse ouvrière chrétienne. Et pourtant la génération sacrifiée garde son optimisme…
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Pas facile de nos jours d’être jeune. Un sondage CSA pour le mouvement d’action « Jeunesse ouvrière chrétienne » révèle leur malaise face à une société qui les abandonne à leur sort. De la défiance vis-à-vis des institutions à l’ingratitude du marché de l’emploi, tout y passe. Ainsi, 75% des sondés disent se sentir peu considérés par les hommes politiques, 71% ont le même sentiment vis-à-vis de l’Education nationale. Les employeurs n’ont pas meilleure presse : 63% des jeunes pensent qu’ils n’ont pas de considération pour eux. La moitié des 15-30 ans ne compte pas non plus sur les services d’aide à la recherche d’emploi ou les services d’orientation : d’ailleurs à peine un jeune sur deux (47%) dit s’être senti libre lors du choix de son premier emploi.
Question logement, on se doute que ce n’est pas plus réjouissant : un quart des jeunes affirme ne pas vivre dans un logement décent à prix abordable, et pour ceux qui n’habitent plus chez leurs parents, ce taux grimpe à 33%.
Et pourtant, quand on demande aux jeunes comment ils envisagent leur « avenir personnel » : 77% cochent la case « optimiste », où l’on observe une disparité de taille entre enfants de cadres (86% d’optimistes) et enfants d’ouvriers (65%). C’est pour les autres qu’ils s’inquiètent : 65% se disent pessimistes pour « l’avenir des jeunes en France », et 80% voient en noir « l’avenir de la France ». S’ils ne croient plus en la société, ils croient en eux, c’est déjà bien.

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