Manif pour tous: dimanche, Manuel Valls « ne tolérera aucun débordement »

Manif pour tous: dimanche, Manuel Valls « ne tolérera aucun débordement »
Manif pour tous: dimanche, Manuel Valls « ne tolérera aucun débordement »
La « Manif pour tous » de ce dimanche 2 février sera sous haute surveillance. Manuel Valls a prévenu samedi qu’il ne tolérerait « aucun débordement » en marge des défilés qui se tiendront à Paris et à Lyon.
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« Je mets en garde, vu l'expérience que nous avons connue le printemps dernier et encore dimanche dernier, sur tous les débordements qui pourraient avoir lieu », lors de la « Manif pour tous » de dimanche, a prévenu samedi le ministre de l’Intérieur. Manuel Valls craint qu’une fois encore des groupuscules d’extrême droite ne se livrent à des actions violentes en marge d’un défilé qui compte en général des enfants, mais aussi beaucoup de mouvements extrémistes. Le ministre de l’Intérieur s’inquiète notamment de la défiance de certains manifestants vis-à-vis des forces de l’ordre: « Les consignes sont extrêmement claires, le préfet de police de Paris l'a rappelé, le préfet du Rhône également. Nous ne tolérerons aucun débordement et aucune mise en cause de l'intégrité des policiers », a-t-il ajouté. De quoi dissuader certains de parader avec leur progéniture.

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Manuel Valls revient sur les rumeurs « d’enseignement de la masturbation » à l’école

« Face aux débordements que nous avons connus dimanche dernier mais aussi à ces atteintes à l'école républicaine avec ces rumeurs tout à fait insupportables, l'unité doit prévaloir », a lancé Manuel Valls, en direction de l’opposition. Une rumeur, relayée selon le gouvernement par des mouvements proches de l’extrême droite, avait en effet conduit des parents à retirer leurs enfants de l’école lundi dernier. Ceux-ci croyaient que la fameuse « théorie du genre », allait être enseignée à leurs enfants. De quoi, selon ces parents « apprendre à leur garçon à devenir une fille », ou encore « la masturbation » dès le plus jeune âge dans le cadre d’une circulaire intitulée ABCD de l’égalité.

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Des accusations « sans fondement » selon le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, qui avait été obligé de démentir. Même si ces affirmations peuvent faire sourire, plusieurs parents avaient pris ces rumeurs au sérieux. Il avait demandé aux chefs d’établissements concernés de convoquer les parents qui avaient retiré leurs enfants de l’école, pour démentir la rumeur, mais aussi leur rappeler qu’en France, l’éducation est « gratuite et obligatoire jusqu’à 16 ans ». En début de semaine, la rumeur avait essaimé jusque dans les rangs de l'UMP, où Jean-François Copé était allé jusqu'à soutenir les parents participant au boycott, avant de faire machine arrière. La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem lui avait alors rappelé le contenu de la circulaire, très éloigné des rumeurs : «on parle du fait que les filles et les garçons doivent pouvoir ambitionner d'être à égalité plus tard dans les rêves qu'ils font, dans les ambitions professionnelles qu'ils peuvent avoir ».