Sugardaddy.fr : plainte pour proxénétisme contre le site de putes à papa

Sugardaddy.fr : plainte pour proxénétisme contre le site de putes à papa
Sugardaddy.fr : plainte pour proxénétisme contre le site de putes à papa
Une plainte vient d'être déposée par une association qui combat le proxénétisme contre le site français Sugardaddy.fr. Cette plateforme de rencontres en ligne propose à des hommes fortunés de financer des jeunes femmes en échange de sorties et de rendez-vous. Escorts-girls déguisées ou vraies étudiantes reconverties en prostituées non avouées, le phénomène grandit et inquiète.
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Le site français Sugardaddy.fr surfe exactement sur la même vague que l'américain  SeekingArrangement.com, leader des sites de rencontre entre vieux beaux et belles gosses, qui prévoit d'ailleurs de s'installer en France d'ici peu. Le concept inquiète à mesure que l'audience de ces sites grandit : SeekingArrangement revendique un millions d'abonnées, des candidates pour faire connaissance avec des hommes plus mûrs et plus riches. Sur Sugardaddy.fr, on invite les femmes « qui en ont ras-le-bol des jeunes sans ambition et sans avenir », et on leur promet de trouver « des hommes plus mûrs qui savent ce qu'ils veulent.» En face, les hommes qui ont « bien réussi dans la vie », mais qui « se sentent seuls », trouveront « des femmes à la recherche de réconfort et de stabilité ». 
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Un point de rencontre entre escorts et clients

La mise en relation de personnes consentantes désirant interagir n'est pas illégale c'est à peu de choses près le fond de commerce de tous les réseaux sociaux. C'est pourquoi il est si difficile de lutter contre l'argumentaire de ces nouveaux sites de rencontre. Mais une association française a décidé de tenter le coup en portant plainte contre Sugardaddy.fr pour proxénétisme. « Équipes d'action contre le proxénétisme » veut démontrer l'hypocrisie de ces sites qui fédèrent finalement des escorts-girls, des prostituées occasionnelles ou professionnelles et des clients. L'infraction de proxénétisme interdit « d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui », et à ce titre l'association entend prouver la culpabilité de ces sites. 
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Protégés par leurs conditions générales

Cet argument peut-il convaincre un juge français alors que les associations américaines se sont cassées le nez sur les pare-feu des sugar vendeurs ? Ces sites sont en effet bien protégés par leurs conditions générales, dans lesquelles les utilisateurs s'engagent à ne pas solliciter les membres pour des prestations commerciales ou des échanges financiers. Sur le papier tout est donc « réglo », et le seul recours en cas de rejet de la plainte sera de travailler à faire évoluer la loi. D'ici là les marchands de sucreries ont le temps de prospérer. 
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