Adopte Un Mec : le site de rencontres au cœur d'une affaire de viols

Adopte Un Mec : le site de rencontres au cœur d'une affaire de viols
Adopte Un Mec : le site de rencontres au cœur d'une affaire de viols
Un homme habitant Les Mureaux (Yvelines), est soupçonné d'avoir utilisé le site de rencontres Adopte Un Mec pour agresser sexuellement huit femmes entre 2012 et 2013.
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Voilà une bien mauvaise publicité pour le site de rencontres Adopte Un Mec. Un habitant des Mureaux (Yvelines) est écroué à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy depuis fin octobre pour avoir agressé sexuellement huit femmes entre 2012 et 2013. D'après les premières informations révélées par Le Parisien, et depuis confirmées par une source policière, Willy D., 26 ans, repérait ses proies sur le site de rencontres, très populaire auprès des 20-30 ans.

Les débuts de l'affaire remontent à juillet 2013, lorsqu'une jeune femme a déposé plainte contre Willy D., qui officiait sur Adopte Un Mec sous le pseudo Madinina. La victime a expliqué avoir été contactée par Willy D., qui est venu la chercher à son domicile en prétextant vouloir l'inviter au restaurant. Il l'a finalement ramenée chez lui et violée avant de la raccompagner à son domicile. Interpellé deux jours après les faits, l'homme a reconnu les rapports sexuels, mais affirme que la victime était consentante. Il a toutefois été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire.

À chaque fois, le même mode opératoire

Fin octobre, le scénario se reproduit. Une jeune femme du Val-de-Marne qui a fait la connaissance de Willy D. sur le site de rencontres l'accuse elle aussi de viol. Cette fois-ci, l'homme reconnaît les faits. En examinant l'historique des « tchats » de « Madinina », les enquêteurs découvrent qu'il a approché d'autres jeunes femmes, dont six qui l'accusent elles aussi de viol. À chaque fois, le mode opératoire est le même : des messages échangés sur le site, avant qu'il ne leur propose une rencontre. « On se capte ? », leur demande-t-il toujours. « Il va les chercher en voiture. Il s'arrête en chemin pour acheter un peu d'alcool et verrouille le véhicule pour empêcher toute fuite », détaille un enquêteur, avant d'expliquer que l'homme réclame ensuite à ses victimes un rapport sexuel. En cas de refus, il n'hésite pas à les menacer, leur donne parfois des gifles, puis les viole, sans jamais utiliser de préservatif. « Il était dans la logique, efficacité et rapidité », poursuit-il, soulignant son « besoin d'assouvir des pulsions sexuelles incontrôlables ». « Dès qu'il avait commis son méfait, il changeait de personnalité, redevenant plus calme, plus doux », ajoute le commissaire des Mureaux, Sébastien Abadie. Le plus souvent, il raccompagne ensuite les victimes chez elles.

Un « accro au sexe »

Lors de ses dépositions, Willy D. s'est décrit comme un « accro au sexe ». Sa compagne a avoué qu'il avait des besoins sexuels qu'elle n'arrivait pas à satisfaire. Au courant de ses relations extraconjugales, elle a toutefois affirmé ne rien savoir pour les viols.

Cité par Le Parisien, un porte-parole d'Adopte Un Mec a invité les utilisateurs du site à respecter des « règles de prudence » : « Ne pas transmettre des informations trop personnelles, donner rendez-vous dans des lieux publics, prévenir un proche de la rencontre... ». Le site souligne aussi que « tout internaute a la possibilité de dénoncer un profil douteux via un formulaire de contact ».