Nathalie Kosciusko-Morizet : on ne « négocie » pas le nucléaire

Nathalie Kosciusko-Morizet : on ne « négocie » pas le nucléaire
Nathalie Kosciusko-Morizet : on ne « négocie » pas le nucléaire
Dans cette photo : Nathalie Kosciusko-Morizet
Pour la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée hier du « Grand Rendez-vous » d'Europe 1, il n'est pas question pour la France de sortir du nucléaire à moyen terme.
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Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la place de l’énergie nucléaire en France « n'a pas à se négocier ». « Le nucléaire fera encore partie du bouquet énergétique pendant des décennies au niveau mondial » a en effet déclaré hier au micro d’Europe 1 la ministre de l’Écologie et des Transports. « La France, qui a un haut niveau d’exigence en matière de sécurité et de sûreté du nucléaire, est investie là-dedans et c’est bien qu’elle le reste » a-t-elle ajouté. La ministre a cependant indiqué que dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la part du nucléaire était progressivement réduite « en faisant monter en puissance l’industrie des nouvelles technologies ». Selon NKM « les énergies renouvelables peuvent créer de l’emploi et de la compétitivité pourvu qu’on fasse de bonnes politiques publiques ». « Le bon niveau nucléaire, c’est la base de ce qui reste quand on a créé de l’emploi et de la compétitivité avec les énergies renouvelables en France » a-t-elle enfin insisté.
Cette question de la sortie du nucléaire a été relancée par la catastrophe de Fukushima au Japon, et fait actuellement l’objet de négociations entre le Parti socialiste et les Verts dans la perspective d’un accord autour de l’élection présidentielle de 2012 en France. La candidate d’Europe Écologie-les Verts, Eva Joly, promet à ce propos qu’il n’y aura « pas de ministre » vert dans un mouvement de gauche en cas de victoire de François Hollande à la prochaine présidentielle, s’il ne s’engage pas sur une sortie du nucléaire. Dans le même temps, les socialistes font remarquer aux écologistes qu’il leur sera difficile d’avoir un groupe parlementaire à l’Assemblée si le PS ne leur laisse pas au moins une quinzaine de circonscriptions gagnables. À ce sujet, Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pas ménagé le candidat PS à l’élection présidentielle, François Hollande. « Vous pouvez penser ce que vous voulez du nucléaire, être pour, être contre. Je n’aime pas trop quand on a des approches idéologiques sur ces choses-là. La sûreté nucléaire ne se discute pas » a-t-elle lancé.

Alexandre Roux

(Source : Le Parisien)

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