"La mécanique des dessous" : la lingerie s'expose aux Arts Déco

"La mécanique des dessous" : la lingerie s'expose aux Arts Déco
"La mécanique des dessous" : la lingerie s'expose aux Arts Déco
Dans cette photo : Christian Lacroix
Soutiens-gorge pigeonnants, slips pour hommes rembourrés et autres artifices pour sculpter la silhouette font l'objet d'une large exposition au musée des Arts Décoratifs. Du 5 juillet au 24 novembre, « La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette » dévoilera les secrets des sous-vêtements à travers les siècles, d'un pourpoint du XIVe siècle aux lingeries dernières technologies.
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Culottes rembourrées aux fesses, shorties gainants et soutiens-gorge pigeonnants ne sont pas des créations récentes destinées à suivre les diktats de la mode. L’exposition des Arts Décoratifs « La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette » retrace ainsi des siècles de lingerie, un artifice utilisé depuis toujours pour redessiner la silhouette.

Flatter la virilité des hommes

Parmi les quelque 200 pièces exposées, la plus ancienne est un pourpoint de 1370. Utilisé pour rembourrer le torse et paraître ainsi plus puissant, il s’agit pour Denis Bruna, commissaire de l’exposition, du « vêtement masculin par excellence ». À travers les siècles, les sous-vêtements masculins cherchent à mettre en avant la virilité de celui qui les porte : coque rigide au niveau du pénis, bas rembourrés pour donner l’impression d’avoir des mollets sculptés ou épaulettes ont ainsi, en leur temps, flatté la silhouette de ces messieurs.

Des instruments de torture pour le corps féminin

Les femmes ne sont pas en reste : certaines pièces de l’exposition s’apparent à de véritables instrument de torture pour le corps, à l’instar de corsets métalliques du XVIe siècle ou de corps à baleine du XVIIe et XVIIIe siècle, destinés à compresser les côtes. Des sous-vêtements inconfortables, qui entravent chaque mouvement de la femme. Des contraintes qui se sont aujourd’hui transposées sur le corps féminin lui-même. Car si ces artifices douloureux ne sont plus d’actualité, nous ne vivons pas des temps bénis pour autant : « on croit être plus libre que jamais, mais on est dans une époque où on impose au corps des régimes, où on fait du body building, où la chirurgie esthétique est de plus en plus répandue », souligne Denis Bruna.

Des pièces plus modernes sont mises à l’honneur, comme ces premiers soutiens-gorge qui datent du XXe siècle, époque où le corset se change en gaine. La lingerie intelligente, dite aussi cosmétique, est également présentée : peut-être les visiteurs trouveront-ils des culottes chauffantes ou des slips qui sentent bon

Les dessous historiques ont une influence sur la mode contemporaine

C’est finalement une anthologie de la triche sur la silhouette qui est présentée à travers ces différents cerceaux de rembourrage, crinolines, ceintures d’estomac et gaines. Une histoire qui continue d’influencer la mode contemporaine, comme chez Christian Lacroix qui faisait défiler des mannequins en corset en 1981 ou chez Jean-Paul Gaultier, avec son iconique soutien-gorge conique porté par Madonna.

La Mécanique des Dessous : une histoire indiscrète de la silhouette, du 5 juillet au 24 novembre 2013 aux Arts Décoratifs à Paris. 

Victoria Houssay

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