Les députés approuvent le dépistage précoce de la surdité infantile

Les députés approuvent le dépistage précoce de la surdité infantile
Les députés approuvent le dépistage précoce de la surdité infantile
Attendue depuis de longues semaines, examinée hier, la proposition de loi visant à systématiser le dépistage néonatal de la surdité a été adoptée par les députés. Une décision dénoncée par les associations de défense des sourds et malentendants.
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Elle était attendue depuis quelques semaines déjà. La proposition de loi visant à systématiser d'ici deux ans le dépistage de la surdité chez les nouveaux-nés a été adoptée en première lecture hier par l’Assemblée nationale. Le texte des députés Jean-Pierre Dupont, Jean-François Chossy et Edwige Antier, prévoit qu’un dépistage de la surdité ait lieu « avant la fin du troisième mois » de l’enfant.
Au même moment, à l’appel de la Fédération nationale des sourds de France (FNSF), plusieurs centaines de sourds et malentendants sont venus manifester aux abords de l’Assemblée nationale pour dénoncer ce projet de loi. « Autant nous sommes pour un dépistage précoce, autant nous sommes contre la mise en place d’un dépistage néonatal. La désignation de la surdité, comme affection grave relevant d’un problème de santé publique est inacceptable. Nous, sourds, ne sommes pas des malades à soigner », proteste la fédération.
Chaque année en France, près de 800 cas de surdité à la naissance sont recensés. Mais « seulement 25 % des enfants sont dépistés précocement, avait déploré, en octobre dernier, le Professeur Noël Garabedian, chef du service ORL pédiatrique de l'hôpital Trousseau (Paris).

Marie-Laure Makouke


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