Comment travaille-t-on en Europe?

Comment travaille-t-on en Europe?
Comment travaille-t-on en Europe?
Télétravail, temps partiel, temps complet, 4/5ème, les rythmes de travail en France évoluent et s’adaptent en fonction des besoins de notre société. Mais qu’en est-il de nos voisins  européens ? Travaillent-ils plus que nous ? Quelles méthodes de travail adoptent-ils ?
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Temps de travail et productivité : l’exception française

Travailler 35 heures par semaine n’est pas une règle européenne! La France fait figure d’exception : c’est le pays où la durée légale du travail est la plus courte. La moyenne européenne de 38,5heures par semaine, est tirée vers le haut par les pays d’Europe de l’Est, à savoir la Bulgarie, l’Estonie, la Pologne ou la Roumanie entre autres, où la durée légale de temps de travail est la plus élevée : 40 heures par semaine*.
Les pays scandinaves se démarquent par leur efficacité économique. En effet, ils  réussissent à combiner un fort taux d’emploi et une importante productivité, contrairement à la France qui connait un faible taux d’emploi dû à une séparation nette entre les travailleurs très productifs et les personnes sans emploi.

Le temps partiel : des différences Nord-Sud


Le recours au temps partiel est très variable en Europe. Il est ainsi peu pratiqué par les pays méditerranéens- (4,6% des salariés en Grèce) mais très largement adopté par les pays du Nord de l’Europe (45,6% des salariés aux Pays-Bas). En France, il concerne  16,9% des salariés dont trois quarts sont des femmes*. 190.000 françaises pratiquaient ce rythme de travail en 2009.

Le télétravail : la France en retard

Concernant le télétravail, la France serait en retard par rapport aux principaux pays de l’OCDE. La 4ème Enquête européenne sur les Conditions de Travail réalisée en 2005, estime que 7% des salariés français sont concernés par le télétravail contre 13% en moyenne en Europe et 25% aux Etats-Unis. En revanche, les chiffres ne seraient pas toujours révélateurs de la réalité : «Nous assistons aujourd’hui à une évolution des pratiques de travail,  à un glissement au fil du temps sans que cela soit organisé et officialisé. Ce phénomène non contractualisé et difficile à mesurer s’appelle le   télétravail gris » explique Nicole Turbé-Suetens experte en télétravail auprès de la Commission européenne et fondatrice de Distance expert.
Avec plus de 20% des salariés concernés, les pays scandinaves et anglo-saxons pratiquent le plus le télétravail car « ce sont les pays où il y a une relation de confiance plus développée, un management par objectif très développé et une culture de négociation permanente de l’évolution des organisations » déclare Nicole Turbé-Suetens.


* Etude réalisée en 2008 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail.
* Etude de l’INSEE réalisée en 2008.

Hélène CERNEAU

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