Alimentation bio : les bénéfices pour la santé ne sont pas prouvés

Alimentation bio : les bénéfices pour la santé ne sont pas prouvés
Alimentation bio : les bénéfices pour la santé ne sont pas prouvés
Il n'y aurait pas d'avantages significatifs à consommer des produits issus de l'agriculture biologique plutôt que de l'agriculture conventionnelle, selon une étude de chercheurs américains publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.
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A force de questions de leurs patients sur le bio, des médecins de l'université de Stanford ont décidé de mettre les pieds dans le plat. Et, après avoir épluché 237 études, les chercheurs n’ont pas constaté de différence significative tant sur le plan nutritionnel que sanitaire entre l’agriculture biologique et traditionnelle. « Il y a de nombreuses raisons de choisir des produits bio plutôt que conventionnels », qu'il s'agisse de préoccupations environnementales ou de préférences gustatives mais, sur le plan sanitaire, a estimé le Dr Dena Bravata, principal auteur de l'étude, « il n'y a pas grande différence ».

En effet, d’après l’étude, les taux de vitamines, minéraux, protéines ou lipides seraient équivalents, à une exception près : le phosphore, un oligo-élément pour lequel il existe peu de cas de carences. Autre fait surprenant, selon l’étude, les aliments issus de l’agriculture conventionnelle ne seraient pas « significativement » plus pollués. En effet, si manger des fruits et légumes bio réduit en moyenne de 30% l'exposition aux pesticides, notamment chez les enfants, les taux dans les légumes conventionnels ne dépassent pas les limites sanitaires autorisées. Seule différence notable en faveur du bio : la présence de bactéries résistantes à certains antibiotiques est 33% plus élevée dans le poulet et le porc non biologique. En revanche, les risques de contamination bactérienne sont identiques.

D’autres études étaient déjà arrivées à ces conclusions. En 2003, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) concluait à de « faibles écarts » entre les produits, tandis qu’en 2009 la Food Standards Agency, équivalent britannique de l’Afssa, aboutissait au même résultat. En 2010 enfin, l’Inra ne trouvait pas non plus « d'avantage nutritionnel ou sanitaire significatif ».

Crédit photo : iStockphoto

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