Médicaments : 84% des Français ont confiance

Médicaments : 84% des Français ont confiance
Médicaments : 84% des Français ont confiance
Selon un sondage Ipsos publié lundi pour le compte de l'industrie pharmaceutique, 84% des Français font globalement confiance aux médicaments, en dépit de la crise du Mediator. 78% d'entre eux recherchent, toutefois, des informations complémentaires sur les médicaments, et seuls 51% jugent que leur contrôle est plus efficace qu'il y a vingt ans.
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La crise du Mediator n’a pas entamé la confiance des Français dans les médicaments. D’après un sondage Ipsos publié lundi pour le compte de l’industrie pharmaceutique (fédérée au sein du Leem) et réalisé du 20 au 24 janvier auprès de 1.000 personnes, 84% déclarent avoir globalement confiance dans les médicaments, soit une hausse de deux points par rapport à 2010. 76% ont « plutôt confiance » et 8% seulement disent avoir « tout à fait confiance ». Si « la confiance à l’égard des médicaments reste forte », d’après Brice Teinturier, le directeur général d’Ipsos, c’est « en raison d’une efficacité du médicament perçue personnellement par les Français » et qui agit comme un « pare-feu » vis-à-vis du scandale du Mediator. Ainsi, 44% d’entre eux font spontanément reposer leur confiance sur l’efficacité des remèdes, quand elle est reconnue par 93% d’entre eux. Le contrôle des médicaments est gage de confiance pour 29% des sondés, tout comme leur production et leur prescription par des professionnels compétents (26%).

Plusieurs motifs de méfiance viennent ternir le tableau : les effets secondaires indésirables des médicaments et leurs dangers, largement médiatisés lors des divers scandales sanitaires (pour 8% des sondés), le manque de confiance dans les laboratoires (6%) et le manque d’efficacité des médicaments (4%). Pour l’écrasante majorité des Français (91%), l’industrie pharmaceutique a pour objectif de faire du profit et seuls 51% des personnes interrogées jugent que les médicaments sont mieux contrôlés qu’il y a vingt ans. 39% des sondés jugent insuffisantes les informations sur les médicaments. La recherche d’éléments complémentaires mobilise donc 78% des sondés, qui consultent d’abord les notices des médicaments (59%), puis Internet (53%), avant les pharmaciens (43%).

Élodie Vergelati

(Sources : AFP, santelog.com, ledauphine.com)

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