





Anti féminine car trop musclée ?
"L'argument" est fallacieux et surtout, clairement misogyne. Les machos étaient de sortie sur les réseaux sociaux afin d'accueillir avec leur habituelle bêtise une athlète iconique, très remarquée lors de sa venue fashion sur le tapis rouge. Cette sportive, c'est l'impressionnante Ilona Maher, sportive professionnelle aux multiples exploits sur les terrains de rugby, et à la parenthèse mode très stylée comme l'illustrent ces photos à retrouver ci contre...
Mais son arrivée sur le red carpet n'est pas du goût de tout le monde.
"C'est un mec ?", "La mode est finito", "C'est tout sauf chatoyant sa tenue", "C'est moche", "Dégueu ses fringues", "Elle n'est juste pas attirante", "C'est moche", commentent en abondance de nombreux haters sur Instagram. Pour la plupart des hommes, jamais avares en jugements et notations sur le physique de l'autre moitié de l'humanité, surtout quand leur activité principale consiste à critiquer tenues et apparence derrière leur ordinateur.
Et si cela en disait long sur une crainte bien sexiste ?
La rugby-woman a l'habitude de ces saillies.
Pour Women Sports notamment, l'icône sportive avait déjà posé en tenue légère, défilant sur le podium, s'érigeant en égérie fashion. Hyper glamour et surtout très badass. Mais pas au goût de certains qui considèrent ce corps musclé comme insuffisamment féminin à leur goût. Voire virile, masculin, testostéroné... En vérité, c'est une "phobie" dérangeante qui s'exprime derrière ces réactions exacerbées.
A savoir ? Une crainte des femmes trop imposantes, qui tient à tant de choses : renvoi à des stéréotypes de genre hyper archaïques, jugeant ce qui est féminin et ce qui ne l'est pas, crainte des femmes aux exploits sportifs impressionnants, comme si cela remettait en question la virilité mal placée de certains, véhémence à l'égard des personnalités féminins bien dans leur corps, en confiance, se réappropriant un univers où règnent les mascus - les salles de sport.
Les abondants commentaires aux moindres prises de parole des soeurs Williams, ceux d'hommes persuadés qu'ils peuvent battre les tenniswomen sur un court, témoignent bien de cet ego absurde et très masculin. A cela, il faut ici ajouter un sexisme trop ordinaire envers celles qui concilient fashion et muscles. Il y a quelques années de cela, Nicole Kidman avait déjà suscité des jugements déplacés en posant, tous biceps dehors, en Une d'un célèbre magazine. Les haters jugeaient que ces biscotos étaient antinomiques avec sa féminité de superstar glamour. Mieux vaut-il en rire ou pleurer ?
Effarant.