





Ashley Judd est libre.
Libre de s'afficher comme elle le souhaite, et de célébrer comme il se doit ses 57 ans. La preuve, dans l'une de ses dernières vidéos, le sex symbol des année 90, immortalisée par le regretté William Friedkin (Bug), Michael Mann (Heat) et quantité de thrillers post-Seven (comme Le collectionneur et Le masque de l'araignée) se dévoile en maillot de bain...
En maillot de bain dans la mer Baltique, à l'aube de sa soixantaine, décomplexée, et surtout : fière, dit-elle, de sa ménopause...
Sur ces images à retrouver sur Instagram, Ashley Judd ironise...
Elle prétend ainsi face caméra "mettre de la fécule de maïs là où ça frotte, et si on voit une trace blanche", avant de s'esclaffer et de toute revendiquer : son corps de "femme ménopausée", qui n'a pas eu recours au bistouri, ses vergetures, ses rides... C'est à la fois anti âgisme - vous savez, cette exclusion et stigmatisation des femmes une fois atteint le cap de la quarantaine - et joyeusement body positive.
Aux injonctions et pressions, elle rétorque par un adage qu'elle répète plusieurs fois, avec un grand sourire : "Je m'en fiche !"
Un geste libérateur qui n'étonne pas de sa part...
Car Ashley Judd est aussi une grande star féministe.
Actrice trop sous employée durant les années 90 et 2000, et qui n'a jamais gardé sa langue dans sa poche. Lors des grandes révélations du New York Times au sujet de Harvey Weinstein, ex ogre et mogul intouchable de Hollywood, elle est l'une des célébrités à témoigner ouvertement contre le producteur alors surpuissant. Sans craindre les représailles.
Elle est de celles qui à l'instar de sa consœur Rose McGowan, ou de voix plus discrètes mais tout aussi fondamentales (Gwyneth Paltrow), sont à l'origine de cette grande libération de la parole, face à un système qui banalise et normalise des violences restées impunies.